Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415052(TA95-2415052)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans sa décision du 14 octobre 2024, a rejeté la requête de M. C B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2503230(TA95-2503230)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tchadien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, M. B étant en situation irrégulière depuis décembre 2024, ce qui le privait de la possibilité de travailler et de circuler librement. Il a également retenu l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance des articles L. 424-9 et R. 424-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2415041(TA95-2415041)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que Mme A ne pouvait pas invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'article 3 de l'accord franco-tunisien régit spécifiquement la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants tunisiens. Par conséquent, les moyens soulevés par la requérante ont été écartés.
N° TA95-2107544(TA95-2107544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, directeur au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, contestant la décision du 18 février 2021 fixant à 0,2 le coefficient d'évolution de la part "résultats" de sa prime de fonctions et de résultats (PFR) pour 2020. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'évaluation, jugeant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose la formalisation préalable des objectifs pour l'année, et qu'en l'espèce, les objectifs avaient été définis par échanges de courriels. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que la décision attaquée n'est entachée d'aucune illégalité externe. Les textes appliqués sont la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, le décret du 9 mai 2012 relatif à la PFR, et l'instruction du 24 mai 2019.
N° TA95-2502359(TA95-2502359)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une contestation du rejet de sa demande de subvention "MaPrimeRénov" par l’Agence nationale de l’habitat, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige, portant sur un immeuble situé à Gergy (Saône-et-Loire), relève de la compétence du tribunal administratif de Dijon en application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2409500(TA95-2409500)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane reconnue réfugiée, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables, faute pour la requérante d'établir avoir effectivement déposé une demande de titre de séjour, rendant la décision attaquée inexistante. En conséquence, les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées. La décision s'appuie sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2210792(TA95-2210792)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société STAR'S SERVICE contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un ressortissant tunisien sans titre de travail. La société soutenait être de bonne foi et ne pas avoir pu détecter le caractère frauduleux de la carte d'identité italienne présentée. Le tribunal a jugé que l'employeur ne pouvait être exonéré de sa responsabilité, car il n'avait pas démontré s'être acquitté de ses obligations de vigilance prévues à l'article L. 5221-8 du code du travail, ni établi qu'il était dans l'impossibilité de déceler la fraude. La décision s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2213420(TA95-2213420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant (prime à la conversion). La solution retenue est fondée sur l’article D. 251-3 du code de l’énergie, dans sa version applicable, qui subordonnait l’aide à la destruction de l’ancien véhicule après la facturation du nouveau. En l’espèce, Mme A avait détruit son ancien véhicule avant cette date, ce qui justifiait légalement le refus, sans que son ignorance de la condition ou l’évolution ultérieure des textes n’aient d’incidence. Le tribunal a donc rejeté la demande d’annulation de la décision du 30 janvier 2019.
N° TA95-2200865(TA95-2200865)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait prononcé la fermeture administrative provisoire de l'établissement "AU BON PAIN" pour travail dissimulé. La solution retenue est fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, le juge estimant que la proportion de salariés concernés (17%) était faible et que l'infraction, bien que grave, était isolée et non répétée, ne justifiant pas une fermeture de quinze jours. Le tribunal a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires de la société, faute de demande préalable auprès de l'administration conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412104(TA95-2412104)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de prouver que le défaut d'autorisation de travail de son nouvel employeur était dû à un dysfonctionnement informatique de l'administration. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Turquie.
N° TA95-2411749(TA95-2411749)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un permis de construire délivré par la commune de Colombes à la SAS Bati-Paris. Le juge a toutefois estimé que la requête présentait un caractère abusif, visant à encombrer le rôle du tribunal. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, M. A a été condamné à payer une amende de 10 000 euros.
N° TA95-2413489(TA95-2413489)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise du 6 juillet 2024 rejetant la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait insuffisamment motivé son refus en se fondant uniquement sur l’insuffisance des ressources au cours des douze mois précédant la demande, sans examiner l’évolution favorable des revenus de M. A postérieurement à cette période, comme le permet l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2112421(TA95-2112421)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Orange pour contester deux arrêtés du maire de Nointel (5 août et 21 décembre 2021) s'opposant à une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. En cours d'instance, la société Orange s'est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la commune. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 14 mars 2025, mettant fin à la procédure sans examiner le fond du litige. Aucune disposition du code de l'urbanisme ou du code de justice administrative n'a été appliquée au fond.
N° TA95-2303578(TA95-2303578)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. E et Mme B d’une demande d’annulation d’un arrêté du 31 mai 2022 par lequel le maire de Fontenay-aux-Roses ne s’est pas opposé à une déclaration préalable de travaux. Les requérants invoquaient notamment un vice de forme, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance de plusieurs dispositions du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du vice de forme manquait en fait, que celui relatif à l’incomplétude du dossier était insuffisamment précis, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles A. 424-2 du code de l’urbanisme et les règles du PLU de la commune.
N° TA95-2405598(TA95-2405598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, l'erreur de fait sur la durée de présence en France, et la violation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2110330(TA95-2110330)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la commune de Ville-d'Avray, qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 18 mai 2021 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle sur son territoire pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2019 en raison de mouvements de terrain différentiels liés à la sécheresse. La commune invoquait un vice de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, faute de précisions suffisantes, et a jugé que les ministres avaient légalement pu s'appuyer sur des méthodologies scientifiques appropriées pour apprécier l'intensité anormale de l'agent naturel, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation au regard de l'article L. 125-1 du code des assurances.
N° TA95-2106004(TA95-2106004)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant le retrait de la subvention "MaprimeRenov" par l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le litige portait sur le non-respect de la condition de dépôt de la demande de prime avant le début des travaux, imposée par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal a constaté que les travaux avaient commencé le 27 juillet 2020, soit avant le dépôt de la demande le 4 août 2020, et que M. A ne justifiait d'aucune dérogation exceptionnelle. En conséquence, la décision de retrait de la subvention a été jugée légale.
N° TA95-2414259(TA95-2414259)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2106517(TA95-2106517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus implicite du maire d’Argenteuil d’abroger les dispositions du plan local d’urbanisme (PLU) interdisant les extensions horizontales des pavillons de type L en zone UCm. Le tribunal a constaté que le PLU avait été modifié le 1er février 2024 pour autoriser ces extensions, rendant ainsi sans objet le recours contre le refus d’abrogation. En application des articles L. 911-1 du code de justice administrative et R. 151-39 du code de l’urbanisme, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, et rejeté les demandes au titre des frais de justice.
N° TA95-2502983(TA95-2502983)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résidente à Mme C, ressortissante ivoirienne et mère d’une enfant réfugiée. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la précarité administrative de la requérante, qui l’empêche de travailler et de se loger avant que sa fille n’atteigne l’âge de trois ans. Le juge a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.