Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionINJONCTION

N° TA95-2411695(TA95-2411695)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A C pour les préjudices subis du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 mai 2021 et une ordonnance d'injonction du 7 juillet 2022. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu que le maintien de la requérante et de ses cinq enfants dans un hébergement temporaire constituait un trouble dans leurs conditions d'existence. L'État a été condamné à verser 3 000 euros à Mme A C, assortis des intérêts au taux légal à compter du 1er août 2024 et de leur capitalisation.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504173(TA95-2504173)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante camerounaise. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, déposée en ligne depuis janvier 2024, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que, bien que le délai de traitement soit important, la condition d'urgence n'était pas remplie en l'absence de circonstances particulières justifiant une nécessité immédiate d'obtenir un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais rappelle que pour une première demande (hors renouvellement), le requérant doit démontrer une urgence spécifique.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2504244(TA95-2504244)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, ressortissante libanaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour. Ce désistement est intervenu après que le préfet lui a délivré l'attestation sollicitée, valable du 13 mars au 12 juin 2025. La requête a donc été classée sans suite.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA95-2411499(TA95-2411499)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en mai 2021, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal de juin 2022. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence liés au maintien dans un logement insalubre. Le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts pour le préjudice moral, faute de lien direct établi avec le défaut de relogement.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

N° TA95-2504341(TA95-2504341)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante centrafricaine, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour que le juge intervienne dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. En effet, la requérante, qui invoquait la suspension de son contrat de travail depuis le 12 février 2025, n'a saisi le juge que le 13 mars 2025, sans justifier d'une urgence justifiant une intervention immédiate. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2305107(TA95-2305107)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant une mise en demeure de payer des cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2018-2019. La requérante soutenait ne pas être redevable de la somme au motif qu'elle proviendrait d'un prêt consenti. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant dans le cadre du contentieux du recouvrement, rappelant que l'article L. 281 du livre des procédures fiscales interdit de remettre en cause le bien-fondé de la créance. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504368(TA95-2504368)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 12 juillet 2024 clôturant la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante bangladaise bénéficiant de la protection subsidiaire. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas relancé l'administration depuis août 2024, soit plus de huit mois avant l'introduction de son recours, et ce malgré l'impact allégué sur son accès à l'enseignement supérieur via Parcoursup. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2303454(TA95-2303454)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement d'office de la SAS METROPOL, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2015-2016) et des rappels de TVA (2015-2018). La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification d'une demande sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance, rendue le 17 mars 2025, donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502743(TA95-2502743)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 20 mai 2025, régularisant son séjour et l'autorisant à travailler. Cette circonstance a renversé la présomption d'urgence qui s'attache habituellement au refus de renouvellement d'un titre de séjour. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417278(TA95-2417278)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a constaté que le requérant, de nationalité étrangère, ne justifiait pas d’un titre de séjour d’une durée égale ou supérieure à un an, ni d’un visa long séjour valant titre de séjour, comme exigé par l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance du droit au logement garanti par l’article L. 300-1 du même code était inopérant. La requête a été rejetée en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2417689(TA95-2417689)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant une mise en demeure de payer 48 188 euros pour des cotisations d'impôt sur le revenu de 2013. M. B invoquait la suspension de l'exigibilité de la créance en raison d'une réclamation d'assiette non résolue, mais ce moyen a été jugé irrecevable car il n'avait pas été soulevé dans sa réclamation préalable au comptable public, en violation de l'article R. 281-5 du livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2303726(TA95-2303726)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une demande de décharge de l’obligation de payer diverses impositions (impôt sur le revenu, cotisations sociales, taxes foncière et d’habitation) pour les années 2007 à 2017, dont le recouvrement était poursuivi par l’administration fiscale. Le président de la 2ème chambre a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, en raison de l’absence de réponse aux arguments précis de la défense. M. A B n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois suivant la notification de cette demande, il est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance du 17 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504237(TA95-2504237)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait notamment le renouvellement de sa carte de résident et l'annulation de son signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen, en raison de l'exécution forcée d'une mesure d'éloignement le 8 janvier 2025 qu'il estimait contraire à son état de santé. Le juge a considéré que la requête ne soulevait aucun moyen tiré d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale et que les conclusions présentées ne relevaient pas de l'office du juge des référés. En conséquence, la demande a été déclarée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504226(TA95-2504226)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée en France en 2015, n'avait entamé ses démarches qu'en janvier 2024 et n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un rendez-vous rapide. La décision rappelle que, pour une première demande de titre de séjour, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par des éléments concrets.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2417330(TA95-2417330)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... par une ordonnance prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le requérant contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui accorder une remise de dette de RSA de 2 289 euros et réclamait le paiement de la prime d'activité. Le juge a estimé que le moyen tiré du bien-fondé de l'indu était inopérant pour contester un refus de remise gracieuse et que M. A... n'invoquait pas de situation de précarité. Concernant la prime d'activité, la requête a été jugée irrecevable faute pour le requérant d'avoir produit la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2413128(TA95-2413128)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 100 000 euros pour carence de relogement, sa demande de logement social ayant été reconnue prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une invitation à régulariser, M. B... n’a pas produit de décision préalable de l’administration sur sa demande indemnitaire, comme l’exigent les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter l’affaire sans débat au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415487(TA95-2415487)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d'une requête contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 136 euros, réclamé par le département du Val-d'Oise pour la période de mai 2022 à septembre 2023, et demandant une remise gracieuse de cette dette. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Concernant l'indu, les moyens soulevés par le requérant (bonne foi, mauvais conseils de tiers) ont été jugés inopérants, car ils ne remettaient pas en cause le bien-fondé de la créance. Quant à la demande de remise gracieuse, elle a été rejetée pour irrecevabilité, faute de décision préalable de l'administration sur ce point.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2502557(TA95-2502557)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés notamment de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504120(TA95-2504120)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait à être convoqué en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa situation ne relevant pas d'un renouvellement de titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

N° TA95-2314114(TA95-2314114)

Refus d'autorisation d'exercice de la profession de médecin. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Incompétence territoriale constatée, transmission de la requête au tribunal administratif de Paris. Application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 312-10 du code de justice administrative.

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