Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2310049(TA95-2310049)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son logement sous astreinte en application du droit au logement opposable (DALO). La requête a été jugée irrecevable car tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation de Paris (8 février 2018), était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 23 juin 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 778-2 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision de la commission de médiation conserve néanmoins ses effets.
N° TA95-2504424(TA95-2504424)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 17 mars 2025, s'est déclaré incompétent pour connaître de la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant résidait à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Il a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent pour les litiges relatifs aux décisions de police concernant les résidents de ce département.
N° TA95-2504403(TA95-2504403)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Goussainville visant à faire examiner un mur de clôture présentant des désordres structurels. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater l'état de danger de l'immeuble et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger imminent ou manifeste.
N° TA95-2504420(TA95-2504420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui demandait la remise sous astreinte de sa carte de résident de dix ans mention "réfugié". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie. Les risques de licenciement invoqués par le requérant, faute de justifier d'une suspension de son contrat de travail, n'ont pas été retenus comme suffisants. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2504411(TA95-2504411)
Refus implicite de titre de séjour – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés a rejeté la requête de M. B tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour, au motif que l’existence même d’une décision administrative susceptible de recours n’était pas établie. La simple attestation de dépôt d’une pré-demande en ligne ne constitue pas une demande complète au sens des articles R. 431-2 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et ne peut faire naître une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2504447(TA95-2504447)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, pris à l'encontre de Mme B. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, la requérante résidait à Sartrouville, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal administratif de Versailles est territorialement compétent. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier de la requête à cette juridiction.
N° TA95-2504400(TA95-2504400)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Goussainville fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble présentant des désordres structurels graves, afin de déterminer s’il constitue un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l’expert, qui doit agir dans les 24 heures, inclut la description des risques pour les occupants et les tiers, ainsi que l’évaluation de l’état des bâtiments mitoyens.
N° TA95-2416779(TA95-2416779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une requête en annulation d’une décision du 25 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté sa demande de logement social comme non prioritaire. En cours d’instance, le préfet a produit une décision du 8 janvier 2025 prise sur recours gracieux, retirant la décision initiale et reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions de M. A... étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2417689(TA95-2417689)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant une mise en demeure de payer 48 188 euros pour des cotisations d'impôt sur le revenu de 2013. M. B invoquait la suspension de l'exigibilité de la créance en raison d'une réclamation d'assiette non résolue, mais ce moyen a été jugé irrecevable car il n'avait pas été soulevé dans sa réclamation préalable au comptable public, en violation de l'article R. 281-5 du livre des procédures fiscales. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2315051(TA95-2315051)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine confirmant la mise à sa charge d’indus de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que l’administration apportait un faisceau d’indices concordants établissant une vie de couple stable et continue avec son ex-épouse, justifiant la prise en compte de ses ressources, et que les revenus fonciers et ceux du fils étaient également à inclure. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-2, L. 262-9 du code de l’action sociale et des familles et l’article 515-8 du code civil.
N° TA95-2504441(TA95-2504441)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, constate que l’intéressé résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2315190(TA95-2315190)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 852,30 euros pour la période de juin 2019 à juillet 2022, ainsi que des indus de primes exceptionnelles et une suspension de ses droits. Le requérant invoquait des vices de procédure, un défaut de motivation et une méconnaissance du contradictoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2503899(TA95-2503899)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « visiteur » de M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, au motif que la seule circonstance d’être dépourvu de titre de séjour, sans aucune démarche depuis le refus, ne justifiait pas une mesure provisoire avant le jugement au fond. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2413030(TA95-2413030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 12 février 2021, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État jusqu'au 18 juin 2024. Le tribunal a rejeté la demande de M. A visant à écarter le mémoire en défense du préfet, estimant que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, ouvrant droit à réparation pour les troubles subis par le requérant et sa famille. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2503901(TA95-2503901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme C, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante disposant d'un récépissé valable jusqu'au 19 avril 2025 et n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire immédiate. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans examen des moyens soulevés (violation de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la CEDH ou de l'article 3-1 de la CIDE).
N° TA95-2503912(TA95-2503912)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant d'assortir le récépissé de demande de carte de séjour de Mme A d'une autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, en situation régulière, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, la suspension de son contrat de travail et sa précarité financière étant insuffisantes. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans application des articles L. 522-1 et suivants, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2502845(TA95-2502845)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant libanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2414962(TA95-2414962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a ordonné au préfet du Val-d'Oise de reloger Mme B, dont la demande avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 15 décembre 2023. La requérante avait refusé trois offres de logement, soutenant qu'elles n'étaient pas adaptées au handicap de son époux, dépendant et à mobilité très réduite. Le tribunal a jugé que ce refus était fondé sur un motif impérieux, l'administration n'ayant pas apporté la preuve contraire. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, une injonction de relogement a été prononcée avant le 1er juin 2025, sous astreinte de 200 euros par mois de retard.
N° TA95-2414959(TA95-2414959)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre de la procédure DALO, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-d'Oise le 5 avril 2024. M. B contestait le refus d'une offre de logement en duplex, qu'il estimait inadaptée à son handicap et à celui de son épouse. Le tribunal a jugé que ce refus était fondé sur un motif impérieux, l'administration n'ayant pas démontré que l'offre était adaptée. En application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, il a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger M. B avant le 1er juin 2025, sous astreinte de 200 euros par mois de retard.
N° TA95-2504401(TA95-2504401)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui demandait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de son titre de séjour "conjoint de français". La juge des référés estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'est pas remplie, les circonstances invoquées (suspension de contrat de travail, risque d'éloignement) ne justifiant pas une intervention dans un délai de 48 heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.