Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504135(TA95-2504135)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour en tant que parent d’enfant français, ou à défaut un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en l’occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande de titre, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition légale de l’article L. 521-3 n’étant pas remplie, la requête est rejetée.
N° TA95-2412266(TA95-2412266)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête, sans qu'il y ait lieu d'examiner le fond du litige. La demande du préfet du Val-d'Oise tendant à la condamnation du requérant aux frais d'instance sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. L'ordonnance a été rendue le 18 mars 2025.
N° TA95-2405515(TA95-2405515)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, initialement fondée sur l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par l'article L. 233-2, applicable aux ressortissants de pays tiers membres de famille d'un citoyen de l'Union, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2502450(TA95-2502450)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 7 octobre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui constitue un obstacle à l'application de l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée sans examen de la condition d'urgence.
N° TA95-2502544(TA95-2502544)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que cette demande vise en réalité à assurer l’exécution d’un précédent jugement du 27 février 2024 ordonnant la délivrance d’un titre de séjour, et relève donc des dispositions spécifiques de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, et non de l’article L. 521-3. La requête est jugée irrecevable.
N° TA95-2406290(TA95-2406290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas d'une insertion personnelle suffisante en France, sa famille étant également en situation irrégulière, et a écarté les moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les conventions internationales précitées.
N° TA95-2406294(TA95-2406294)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 15 mars 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article 6-5 de l'accord franco-algérien) et l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
N° TA95-2407565(TA95-2407565)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence en tant qu'ascendant à charge d'un ressortissant français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, car Mme A percevait une pension de retraite suffisante pour ne pas être considérée comme étant à la charge de son fils. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2503322(TA95-2503322)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante indienne, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 février 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la notification, le défaut d'examen de sa situation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'attaches familiales ou d'une insertion sociale suffisantes en France pour remettre en cause la mesure. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2201630(TA95-2201630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Easydesign Conseil contestant des suppléments d'impôt sur les sociétés (exercices 2016 à 2018) et des rappels de TVA (période 2016-2018). La société invoquait notamment l'insuffisante motivation des rehaussements, l'irrégularité de la procédure liée à la pandémie de Covid-19, et le caractère injustifié de certaines rectifications (dépenses personnelles du gérant, soirée de relations publiques). Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les textes applicables (notamment l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020), et que les charges litigieuses n'étaient pas déductibles. La demande de décharge a donc été rejetée, de même que la demande de frais de justice.
N° TA95-2200951(TA95-2200951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2018, issues de revenus distribués par sa société. Le requérant soutenait notamment que le délai de reprise pour l'année 2017 était expiré et que l'administration avait commis une erreur en incluant la TVA dans les revenus distribués sur le fondement des articles 109-1 et 111 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, sans préciser de solution détaillée dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les ordonnances relatives à la gestion des délais pendant la période d'urgence sanitaire.
N° TA95-2403409(TA95-2403409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme B, qui contestait le refus de la caisse primaire d'assurance maladie des Hauts-de-Seine de lui renouveler le bénéfice de l'aide médicale d'État. La requérante soutenait que ses ressources étaient inférieures au plafond légal, compte tenu de la composition de son foyer de trois personnes. Le tribunal a appliqué les articles L. 251-1 du code de l'action sociale et des familles et L. 861-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 30 mars 2023 fixant le plafond de ressources. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement rejette la requête de Mme B, confirmant ainsi la décision de la caisse.
N° TA95-2504420(TA95-2504420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui demandait la remise sous astreinte de sa carte de résident de dix ans mention "réfugié". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie. Les risques de licenciement invoqués par le requérant, faute de justifier d'une suspension de son contrat de travail, n'ont pas été retenus comme suffisants. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413128(TA95-2413128)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 100 000 euros pour carence de relogement, sa demande de logement social ayant été reconnue prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une invitation à régulariser, M. B... n’a pas produit de décision préalable de l’administration sur sa demande indemnitaire, comme l’exigent les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter l’affaire sans débat au fond.
N° TA95-2312612(TA95-2312612)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 7 août 2019 la reconnaissant prioritaire et un jugement du 25 août 2020 enjoignant au préfet d'assurer son relogement sous astreinte. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille, hébergés dans un logement suroccupé.
N° TA95-2312544(TA95-2312544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant plusieurs décisions de la CAF du Val-d'Oise et du conseil départemental relatives à des indus de RSA, APL, prime d'activité, primes de fin d'année et une pénalité administrative. La requérante invoque principalement la méconnaissance des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, le défaut de motivation des décisions, et l'absence de preuve de versement des sommes réclamées. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de décharge, de remise gracieuse ou d'indemnisation.
N° TA95-2500630(TA95-2500630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait sa taxe d'habitation 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale a été présentée le 15 octobre 2024, soit après l'expiration du délai légal fixé au 31 décembre 2023 par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Aucun cas de force majeure n'ayant été justifié, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2405114(TA95-2405114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Comte, qui contestait la taxe d'habitation sur les logements vacants due pour 2023. La requérante invoquait l’exonération prévue à l’article 1407 bis du code général des impôts, arguant que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté. Le tribunal a estimé que Mme Comte n’apportait pas la preuve de démarches suffisantes pour louer ou vendre le bien, ni d’une cause extérieure justifiant la vacance. En conséquence, le moyen a été jugé manifestement insuffisamment étayé, et la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2311658(TA95-2311658)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A d’un recours contre une décision du centre national de gestion lui refusant l’autorisation d’exercer la médecine générale en France. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Paris, car le centre national de gestion a son siège dans cette ville. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la requête a été transmise au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2310049(TA95-2310049)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait son logement sous astreinte en application du droit au logement opposable (DALO). La requête a été jugée irrecevable car tardive : le délai de quatre mois pour saisir le tribunal, courant à compter de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation de Paris (8 février 2018), était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 23 juin 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 778-2 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision de la commission de médiation conserve néanmoins ses effets.