Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2405539(TA95-2405539)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel le préfet du Val d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant azerbaïdjanais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son installation ancienne en France et du caractère isolé des faits de violence pour lesquels il avait été condamné en 2017. En conséquence, l'illégalité du refus de séjour a entraîné l'annulation des décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de suppression du délai de départ volontaire et d'interdiction de retour. L'affaire a été renvoyée au préfet pour réexamen.
N° TA95-2403675(TA95-2403675)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B. Cette mesure vise à évaluer les conditions de sa prise en charge par l’hôpital Novo (établissement public de santé) suite à un accident du travail survenu en 2019. Le tribunal a rejeté les demandes de donner acte de réserves, de dépôt d’un pré-rapport et de statuer sur les dépens, ces points relevant de la compétence de l’expert ou du président de la juridiction.
N° TA95-2502763(TA95-2502763)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 12 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a validé la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le refus de délai sur le 2° de l'article L. 612-3 du même code. Il a estimé que le risque de fuite était caractérisé et que les décisions n'étaient pas entachées d'erreur d'appréciation.
N° TA95-2416596(TA95-2416596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. La requête visait à contester une décision implicite de refus de titre de séjour (certificat de résidence algérien de 10 ans) née du silence du préfet. Le tribunal a constaté que M. B n'avait pas justifié avoir déposé sa demande de titre de séjour selon les modalités prescrites par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment par comparution personnelle ou par voie postale si prescrite. En l'absence de preuve d'un dépôt régulier, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête irrecevable.
N° TA95-2502446(TA95-2502446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B A. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une convocation et une autorisation provisoire de séjour pour renouveler son titre "étudiant", en raison de l'impossibilité d'utiliser le téléservice "ANEF". Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée, car la requérante n'établit pas l'urgence ni l'utilité de la mesure sollicitée, et qu'elle ne démontre pas s'être heurtée à une contestation sérieuse. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les textes appliqués (CESEDA et arrêtés relatifs à l'ANEF).
N° TA95-2417704(TA95-2417704)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 27 août 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet à l'administration de classer une demande sans suite si le demandeur ne produit pas les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417919(TA95-2417919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A pour contester une décision d'invalidation de son permis de conduire et des retraits de points consécutifs à des infractions datant de 1998, 1999 et 2001. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a retiré ces décisions et reconstitué le capital de points à 10. Le tribunal a constaté par ordonnance qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502898(TA95-2502898)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 17 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502692(TA95-2502692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant italien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne révélait ni défaut d'examen particulier de la situation du requérant ni erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent l'assignation à résidence d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2200951(TA95-2200951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2018, issues de revenus distribués par sa société. Le requérant soutenait notamment que le délai de reprise pour l'année 2017 était expiré et que l'administration avait commis une erreur en incluant la TVA dans les revenus distribués sur le fondement des articles 109-1 et 111 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués n'étaient pas fondés, sans préciser de solution détaillée dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les ordonnances relatives à la gestion des délais pendant la période d'urgence sanitaire.
N° TA95-2418244(TA95-2418244)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise le 23 août 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 16 décembre 2024, soit au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la décision avait été notifiée le 3 septembre 2024 à l'adresse du requérant. Cette irrecevabilité a été constatée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2201630(TA95-2201630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Easydesign Conseil contestant des suppléments d'impôt sur les sociétés (exercices 2016 à 2018) et des rappels de TVA (période 2016-2018). La société invoquait notamment l'insuffisante motivation des rehaussements, l'irrégularité de la procédure liée à la pandémie de Covid-19, et le caractère injustifié de certaines rectifications (dépenses personnelles du gérant, soirée de relations publiques). Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les textes applicables (notamment l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020), et que les charges litigieuses n'étaient pas déductibles. La demande de décharge a donc été rejetée, de même que la demande de frais de justice.
N° TA95-2502902(TA95-2502902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités lettones, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les règlements (UE) n°604/2013 et n°603/2013, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, les autorités lettones ayant accepté la reprise en charge de l'intéressé.
N° TA95-2504583(TA95-2504583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire d'Enghien-les-Bains fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face à un immeuble présentant des désordres structurels (effondrement de plafond, dégradation des fondations, infiltrations) susceptibles de menacer la sécurité des occupants et des tiers, le juge a désigné une experte. Celle-ci devra examiner l'immeuble dans les 24 heures pour déterminer s'il présente un danger imminent ou manifeste et proposer les mesures de sécurité nécessaires, pouvant aller jusqu'à l'interdiction d'habiter.
N° TA95-2502767(TA95-2502767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, la mention de menace à l'ordre public étant surabondante. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou familiaux stables en France.
N° TA95-2502801(TA95-2502801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement CE n°604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation, en raison de la présence de membres de sa famille en France et d'un suivi psychologique. Le tribunal a jugé que les éléments produits ne démontraient pas de liens familiaux établis ni l'impossibilité de bénéficier d'un soutien comparable en Croatie, et a écarté les moyens tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision de transfert a donc été validée, et les conclusions à fin d'injonction rejetées.
N° TA95-2210713(TA95-2210713)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait les suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mis à sa charge au titre de 2016. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale d'une cession de titres à prix minoré comme un revenu distribué, sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant au contribuable de présenter utilement ses observations. Sur le fond, le tribunal a considéré que la cession d'actions à un prix inférieur à leur valeur vénale constituait un acte anormal de gestion, justifiant l'imposition des sommes correspondantes entre les mains de M. A en tant que revenus distribués.
N° TA95-2210524(TA95-2210524)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SA Klee Data System, qui sollicitait la restitution de sa créance de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2016, d’un montant total de 1 039 817 euros. La société contestait la remise en cause de l’éligibilité de quatre projets de recherche par l’administration fiscale, après vérification de comptabilité et expertise du ministère de l’enseignement supérieur. Le tribunal a jugé que la procédure d’imposition était régulière, estimant que la société avait bénéficié d’un recours hiérarchique effectif et que l’administration n’avait pas entravé son droit à l’interlocution régionale. Sur le fond, le tribunal a considéré que les dépenses litigieuses n’étaient pas éligibles au CIR au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts.
N° TA95-2210387(TA95-2210387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016. Ces impositions faisaient suite à la qualification de revenus distribués par la SAS Ubyk Associés, l'administration estimant que M. B en était le seul maître de l'affaire. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de cette maîtrise exclusive, notamment par la détention de parts sociales, l'usage de la carte bancaire sociale, et l'exercice de pouvoirs de gestion et de représentation. La solution retenue s'appuie sur l'article 109 du code général des impôts définissant les revenus distribués.
N° TA95-2111232(TA95-2111232)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société A, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour 2017 et 2018 assortis de pénalités pour manquement délibéré. La société soutenait que l’administration ne pouvait pas lui notifier de rectification après qu’elle a déposé une déclaration rectificative et payé les sommes dues avant le contrôle. Le tribunal a jugé que ce dépôt tardif, intervenu après l’expiration des délais légaux et après l’avis de vérification, ne faisait pas obstacle à la procédure de rectification, d’autant que la déclaration rectificative était erronée. La solution retenue s’appuie sur les articles 231 du code général des impôts et 369 de l’annexe III du même code.