Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2214113(TA95-2214113)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de la commune de Saint-Gratien, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire du 27 juin 2022 et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la suspension, mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, n'avait pas à être motivée et que les faits reprochés à l'agent présentaient un degré suffisant de gravité et de vraisemblance pour justifier cette mesure, écartant ainsi l'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, l'illégalité de la suspension n'étant pas établie et les autres préjudices n'étant pas justifiés. La décision s'appuie notamment sur l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique) et les principes généraux applicables aux agents contractuels.
N° TA95-2503601(TA95-2503601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête visant à contester la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née du silence gardé par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la demande de titre de séjour n’avait pas été déposée selon les modalités réglementaires applicables. Il a relevé que, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la demande devait être effectuée par téléservice ou par comparution personnelle, et non par voie postale, sauf prescription préfectorale contraire non établie. En conséquence, aucune décision implicite de rejet n’ayant pu légalement naître, la requête a été rejetée.
N° TA95-2503473(TA95-2503473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A B de sa requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. L’ordonnance met ainsi fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA95-2503470(TA95-2503470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête visant à contester une décision implicite de refus de titre de séjour, née du silence gardé par le préfet du Val-d’Oise sur sa demande. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que le requérant n’avait pas précisé la catégorie de titre de séjour sollicitée, rendant impossible la naissance d’une décision administrative faisant grief. Cette solution s’appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-10, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui encadrent les modalités de dépôt des demandes et la formation des décisions implicites.
N° TA95-2417635(TA95-2417635)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de renouveler son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 20 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté le surplus des conclusions, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à la demande de frais. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (1° et 5°) du code de justice administrative.
N° TA95-2503263(TA95-2503263)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence dans le Val-d'Oise pour 45 jours, prise par le préfet du Val-d'Oise le 28 janvier 2025. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle. Il a également jugé que la mesure était fondée sur une obligation de quitter le territoire français préexistante et que l’éloignement constituait une perspective raisonnable, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a été rendue après admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2503085(TA95-2503085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F C, ressortissant ivoirien, qui contestait son assignation à résidence et la mise en demeure de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la mise en demeure, ce document ne constituant pas une décision faisant grief. Concernant l'assignation à résidence, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte a été écarté, et le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le comportement de l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503030(TA95-2503030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A E, ressortissant congolé, contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et fondé sur les textes applicables, notamment le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.
N° TA95-2502998(TA95-2502998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C B pour contester un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 13 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence de 45 jours. Le requérant invoquait notamment des moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’une erreur de droit au regard des articles L. 251-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2415662(TA95-2415662)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour, fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entachée d'illégalité, le requérant ne remplissant pas les conditions pour une admission exceptionnelle. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision et examiné la situation personnelle de l'intéressé. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour ont été jugées légales, et les conclusions accessoires (injonctions, frais) ont été rejetées.
N° TA95-2415647(TA95-2415647)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour était signée par une autorité compétente et que Mme A ne justifiait pas d'une inscription dans un établissement d'enseignement supérieur, comme l'exige l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. En conséquence, le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la convention de New York relative aux droits de l'enfant, n'étaient pas fondés, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA95-2409921(TA95-2409921)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que, bien que l'arrêté ait été abrogé le 17 juillet 2024, le recours conservait son objet car le refus de séjour avait produit des effets juridiques durant sa période de validité. La solution retenue est que les conclusions en annulation ne sont pas devenues sans objet, laissant la voie ouverte à un examen au fond sur les moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 433-4 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418819(TA95-2418819)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du 17 décembre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. B à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le recours en annulation formé par l'intéressé bénéficie d'un effet suspensif de plein droit en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, empêchant tout éloignement avant que le tribunal n'ait statué au fond. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2500042(TA95-2500042)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l’isolement de M. B prise le 26 décembre 2024 par la responsable du pôle isolement du centre pénitentiaire d’Osny-Pontoise. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B avait été transféré dans un autre établissement pénitentiaire depuis le dépôt de sa requête. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiant la suspension.
N° TA95-2504375(TA95-2504375)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 mars 2025 assignant M. A à résidence pour 45 jours. La juge des référés a estimé que la requête ne présentait pas de caractère d'urgence, car une procédure spéciale de contestation de l'assignation à résidence, prévue aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était déjà en cours avec une audience fixée au 27 mars 2025. Cette procédure spéciale étant exclusive du référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503349(TA95-2503349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier une précédente ordonnance. La requérante contestait la durée limitée (six mois) de l'autorisation provisoire de séjour délivrée par le préfet des Hauts-de-Seine en exécution d'une injonction du 2 août 2024, estimant qu'elle devait être valable jusqu'au réexamen de sa situation ou au jugement au fond. Le juge des référés a fait droit à sa demande en modifiant l'injonction, précisant que l'autorisation provisoire de séjour doit être délivrée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour. Cette solution s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2416100(TA95-2416100)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 19 mars 2025, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la commission avait finalement reconnu son caractère urgent et prioritaire le 4 janvier 2023, rendant le litige sans objet.
N° TA95-2504000(TA95-2504000)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a apporté aucune précision sur sa situation personnelle ni justifié de démarches répétées auprès de la préfecture pour obtenir un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable.
N° TA95-2504002(TA95-2504002)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, ressortissant marocain, qui sollicite une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés rappelle que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que la condition d'urgence est présumée pour les renouvellements de titres, mais doit être justifiée par des circonstances particulières dans les autres cas. En l'espèce, M. B invoque la perte d'une opportunité d'emploi et des besoins médicaux pour caractériser l'urgence. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418815(TA95-2418815)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) lui a communiqué l’intégralité de son dossier médical et administratif. Le requérant, qui sollicitait ces documents pour préparer sa défense dans le cadre d’une procédure de mise à la retraite pour invalidité, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. En conséquence, l’AP-HP a été condamnée à verser à M. A la somme de 800 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.