Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2416679(TA95-2416679)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Levallois-Perret d'étendre une expertise judiciaire déjà ordonnée le 25 novembre 2024 à trois nouvelles sociétés prestataires de travaux (ETMB, TBES et Charpentier). La demande, fondée sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, a été jugée utile et présentée dans le délai légal de deux mois suivant la première réunion d'expertise. L'ordonnance étend donc la mission de l'expert à ces trois sociétés afin d'apprécier l'impact du projet de réaménagement sur les immeubles voisins.
N° TA95-2105379(TA95-2105379)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, s'est prononcé sur un litige opposant la commune de Menucourt à la société Senior'Evad concernant l'annulation d'un voyage pour séniors au Portugal, prévu en septembre 2020. Le tribunal a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la société, jugeant que le contrat, conclu entre une personne morale de droit public et un opérateur économique pour un service, était un contrat administratif relevant de sa compétence. Sur le fond, la commune demandait le remboursement des frais d'annulation sur le fondement de l'ordonnance n°2020-315 du 25 mars 2020, mais le tribunal a examiné les conditions d'application de ce texte. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de la commande publique et de l'ordonnance précitée pour trancher le litige.
N° TA95-2504406(TA95-2504406)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'Intérieur refusant un avis favorable à l'exploitation d'un poste d'enregistrement de paris hippiques. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant la requête manifestement mal fondée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 320-2 et R. 322-22-5 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2412755(TA95-2412755)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la requête de M. A B, qui contestait le refus de France Travail services de lui accorder une aide à l'embauche pour un contrat de professionnalisation. Après que France Travail a régularisé sa situation en lui versant la première aide en septembre 2024, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté, et l'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2303592(TA95-2303592)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de la société La Poste de son recours contre la décision du 12 janvier 2023 de l’inspectrice du travail refusant d’autoriser le licenciement de M. B C. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2504664(TA95-2504664)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 20 mars 2025, s'est déclaré incompétent pour connaître du recours de M. B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant résidait à Villejuif (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée. Il a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Melun, territorialement compétent.
N° TA95-2504792(TA95-2504792)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B d’une requête contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2415663(TA95-2415663)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une vie privée et familiale stable en France ou de l'impossibilité de reconstituer sa cellule familiale en Tunisie. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2206680(TA95-2206680)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B pour contester le retrait de points consécutif à plusieurs infractions routières commises entre 2012 et 2021. En cours d’instance, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA95-2503532(TA95-2503532)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A C B, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête est jugée manifestement irrecevable car la demande de titre de séjour n'a pas été effectuée selon les modalités légales (par téléservice ou par comparution personnelle en préfecture), mais par voie postale sans que le préfet ait prescrit cette modalité. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2, R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision implicite de rejet n'ayant pu naître, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2502648(TA95-2502648)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue par le juge des référés, concerne la demande de Mme et M. B, ressortissants tunisiens, qui sollicitent une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer leur demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle que, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, il peut ordonner des mesures utiles en cas d’urgence, mais que cette condition d’urgence n’est présumée que pour les demandes de renouvellement de titre de séjour. En l’espèce, les requérants n’ayant pas justifié de circonstances particulières établissant la nécessité d’un rendez-vous rapide pour une première demande, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2502602(TA95-2502602)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle que la condition d’urgence est en principe remplie pour les demandes de renouvellement de titre de séjour, mais qu’il appartient au requérant de démontrer l’incidence immédiate du dysfonctionnement sur sa situation concrète pour les autres cas. En l’espèce, la décision ne précise pas si cette condition était satisfaite, mais le rejet est motivé par le caractère mal fondé de la requête au vu des critères de l’article L. 521-3. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n’est appliqué.
N° TA95-2503917(TA95-2503917)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante demandait l'annulation d'une décision implicite de refus de titre de séjour, mais elle n'a pas démontré avoir effectué une demande de titre de séjour conforme aux modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En l'absence de preuve d'un dépôt régulier de sa demande, la décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête irrecevable. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2110524(TA95-2110524)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune d'Ermont à lui verser 75 000 euros en réparation des préjudices résultant du refus de l'intégrer dans le cadre d'emplois des assistants d'enseignement artistique. La requérante soutenait que ses fonctions d'enseignement du piano relevaient de ce cadre d'emplois et non de celui des adjoints territoriaux d'animation. Le tribunal a appliqué les dispositions des décrets n° 2010-329 du 22 mars 2010 et n° 2012-437 du 29 mars 2012, qui prévoient que l'accès au cadre d'emplois des assistants d'enseignement artistique s'effectue par concours ou par détachement, et non par intégration directe. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires de Mme B.
N° TA95-2503808(TA95-2503808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision implicite de refus de titre de séjour, mais n’a pas justifié avoir déposé sa demande selon les modalités légales prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles R. 431-2 et suivants), notamment par comparution personnelle ou par voie postale. Le juge constate que l’usage d’un téléservice non autorisé ne saurait faire naître une décision administrative susceptible de recours. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415705(TA95-2415705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 30 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503379(TA95-2503379)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a renouvelé l'assignation à résidence de M. B A, ressortissant bangladais. La solution retenue se fonde sur l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 24 octobre 2024, dont l'arrêté attaqué était une mesure d'application, cette obligation ayant été annulée par un jugement du 6 mars 2025. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 731-1, et admet provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2501404(TA95-2501404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la suspension de son permis de conduire et demandait le rétablissement des points retirés. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur des infractions, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale, l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415706(TA95-2415706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait obligé M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas tenu compte d'une instruction en cours relative à une demande d'admission exceptionnelle au séjour ni de l'évolution de sa situation professionnelle. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. L'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence celle de la décision fixant le pays de destination.
N° TA95-2213632(TA95-2213632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, adjoint technique, qui contestait sa révocation prononcée par le maire de Sarcelles le 1er août 2022 pour manquements à ses obligations professionnelles. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête suffisamment motivée. Il a ensuite examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et l'erreur d'appréciation, pour les écarter. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.