Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2406728(TA95-2406728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressé à l'âge de 10 ans, de sa scolarité, de sa vie professionnelle stable et de la présence de toute sa famille proche sur le territoire. Le préfet n'a pas démontré que la menace à l'ordre public justifiait une telle ingérence disproportionnée dans sa vie privée et familiale.
N° TA95-2504873(TA95-2504873)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à son droit au travail et à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit prise dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas caractérisée, malgré les difficultés administratives et les conséquences sur son contrat d'apprentissage et sa formation. La requête a donc été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2406217(TA95-2406217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses multiples condamnations pénales, justifiant le refus de séjour et les mesures d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été retenue, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502745(TA95-2502745)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Les demandes de frais de justice présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2406707(TA95-2406707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant srilankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2504673(TA95-2504673)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui contestait sa radiation par France Travail et demandait le versement de ses allocations. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures, n'était pas établie. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2309229(TA95-2309229)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de dix ans de M. C. Le préfet avait estimé que l'intéressé ne remplissait pas la condition de résidence en France en raison d'un séjour en Algérie depuis 2019, mais le tribunal juge que cette durée n'excédait pas trois ans à la date de la demande de renouvellement, conformément à l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2406555(TA95-2406555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Conformément à l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, une telle demande irrégulière ne fait pas naître une décision implicite susceptible de recours. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation de la requête ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2406449(TA95-2406449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressé en France depuis l'âge d'un an et demi, de sa vie maritale avec une Française et de ses six enfants français, ainsi que de son insertion professionnelle récente. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
N° TA95-2406009(TA95-2406009)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. B, ressortissant béninois, l'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie en France par le requérant avec sa compagne titulaire d'une carte de résident, leur fille née en 2018, et le fils de sa compagne, ainsi que de son activité professionnelle d'auteur-compositeur. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2501404(TA95-2501404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la suspension de son permis de conduire et demandait le rétablissement des points retirés. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur des infractions, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale, l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406753(TA95-2406753)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les époux D d’une requête visant à l’annulation du rejet implicite de leur demande préalable et à la condamnation d’Haropa Port et de la société Cemex à leur verser des provisions. En cours d’instance, les requérants se sont désistés purement et simplement de l’ensemble de leurs conclusions. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions d’Haropa Port présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2504664(TA95-2504664)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 20 mars 2025, s'est déclaré incompétent pour connaître du recours de M. B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant résidait à Villejuif (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée. Il a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Melun, territorialement compétent.
N° TA95-2407010(TA95-2407010)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B étant célibataire, sans enfant à charge et disposant d'attaches familiales en Algérie où il a vécu jusqu'à 32 ans. La requête a été intégralement rejetée.
N° TA95-2408002(TA95-2408002)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 20 mars 2025, du désistement pur et simple de la SARL ETOILE de sa requête. Celle-ci contestait les refus de l'administration (DRIEETS Île-de-France) d'accorder des autorisations d'activité partielle pour plusieurs périodes entre décembre 2023 et avril 2024. La solution retenue est le donné acte du désistement, mettant fin à l'instance sans examen au fond. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412755(TA95-2412755)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la requête de M. A B, qui contestait le refus de France Travail services de lui accorder une aide à l'embauche pour un contrat de professionnalisation. Après que France Travail a régularisé sa situation en lui versant la première aide en septembre 2024, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, le requérant est réputé s'être désisté, et l'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2503273(TA95-2503273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504414(TA95-2504414)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B, un rédacteur territorial, qui contestait son changement d'affectation et la diminution de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) décidés par le maire de Groslay. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a pas justifié de circonstances particulières démontrant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré sa rétrogradation et la baisse de son IFSE. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence de garanties procédurales et du détournement de pouvoir.
N° TA95-2412054(TA95-2412054)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait un refus présumé d'enregistrement de sa demande d'admission au séjour. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car la décision attaquée était inexistante, Mme A n'ayant pas établi l'existence d'un refus, les pièces du dossier montrant au contraire que sa demande avait été réceptionnée et était en cours d'instruction. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2416679(TA95-2416679)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Levallois-Perret d'étendre une expertise judiciaire déjà ordonnée le 25 novembre 2024 à trois nouvelles sociétés prestataires de travaux (ETMB, TBES et Charpentier). La demande, fondée sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, a été jugée utile et présentée dans le délai légal de deux mois suivant la première réunion d'expertise. L'ordonnance étend donc la mission de l'expert à ces trois sociétés afin d'apprécier l'impact du projet de réaménagement sur les immeubles voisins.