Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2307512(TA95-2307512)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, pour contester un refus de renouvellement de titre de séjour (arrêté du 4 avril 2023) et une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d’une interdiction de retour de trois ans (arrêté du 29 février 2024). Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation, une méconnaissance des articles L. 611-3 du CESEDA et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté l’ensemble des demandes de M. A, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2311937(TA95-2311937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'accorder le regroupement familial pour son enfant. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et a validé le motif de rejet tiré de l'insuffisance des ressources du demandeur. En application des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les revenus mensuels moyens de M. B (936,63 euros) étaient inférieurs au seuil requis (1 383 euros), et aucune évolution favorable n'a été retenue. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles fondées sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406217(TA95-2406217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses multiples condamnations pénales, justifiant le refus de séjour et les mesures d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été retenue, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418816(TA95-2418816)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant congolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et d'accélérer l'instruction de sa demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une situation d'urgence suffisante, la seule attestation d'une mission locale ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA95-2418824(TA95-2418824)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B tendant à obtenir un titre de séjour et un récépissé autorisant à travailler était devenue sans objet. En effet, le préfet des Hauts-de-Seine a établi que la carte de séjour temporaire de l'intéressé, valable du 5 juin 2024 au 4 juin 2025, avait été fabriquée et mise à disposition depuis juin 2024, et que M. B l'avait retirée avant l'audience. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405631(TA95-2405631)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que le refus était justifié par l'absence de progression et de caractère réel et sérieux de ses études depuis 2017, malgré plusieurs réorientations. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de ses attaches conservées au Cameroun.
N° TA95-2503351(TA95-2503351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, mineur non accompagné pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, afin de suspendre la décision implicite du directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) des Hauts-de-Seine refusant son affectation scolaire. Le requérant invoquait l'urgence liée à son absence totale de scolarisation depuis plusieurs mois et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du droit à l'instruction garanti par la Constitution, la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'éducation. Le tribunal a fait droit à sa demande en prononçant la suspension de la décision implicite de refus et en enjoignant au DASEN de procéder à l'affectation de M. A dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2502742(TA95-2502742)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait la suspension de la décision du ministre de l’intérieur refusant sa mutation dérogatoire en Guadeloupe. Ce désistement fait suite au réexamen favorable de sa demande par l’administration le 17 mars 2025. Aucune contestation n’étant soulevée, le juge a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2403130(TA95-2403130)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme A, qui avait contesté la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour, après avoir obtenu un certificat de résidence algérien "vie privée et familiale". La requête est devenue sans objet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2502745(TA95-2502745)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le requérant a été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Les demandes de frais de justice présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2402701(TA95-2402701)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C B, ressortissant italien, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de la directive 2004/38/CE et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rappelé que la mesure d'éloignement ne peut être fondée sur la seule existence d'une infraction pénale, mais doit reposer sur une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 27 de la directive 2004/38/CE.
N° TA95-2408314(TA95-2408314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Val-d'Oise sur la demande de carte de résident de M. B, ressortissant irakien reconnu réfugié. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que l'instruction en cours ne prive pas d'objet le recours. Il retient que la décision méconnaît l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance d'une carte de résident de dix ans à tout réfugié. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai d'un mois, avec une autorisation provisoire de séjour sous cinq jours, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA95-2406555(TA95-2406555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Conformément à l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, une telle demande irrégulière ne fait pas naître une décision implicite susceptible de recours. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation de la requête ont été jugées irrecevables.
N° TA95-2406700(TA95-2406700)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, née B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la carte de résident de la requérante était périmée en application de l'article L. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle avait résidé hors de France pendant plus de trois ans consécutifs, ce qui faisait de sa demande une première demande de titre de séjour. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la rupture des liens familiaux en Tunisie et de l'absence de démonstration d'une impossibilité d'y bénéficier de soins adaptés à son état de santé.
N° TA95-2400142(TA95-2400142)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 novembre 2023 retirant la carte de séjour pluriannuelle de Mme B, ressortissante haïtienne. Le préfet avait fondé ce retrait sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoquant une menace pour l'ordre public liée à l'utilisation présumée d'un faux certificat de permis de conduire. Le juge estime que les faits reprochés, non suivis de poursuites ou de condamnations, ne suffisent pas à caractériser une menace réelle pour l'ordre public, constituant une inexacte application des textes. Il enjoint la restitution du titre de séjour et condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2406707(TA95-2406707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant srilankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2406449(TA95-2406449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressé en France depuis l'âge d'un an et demi, de sa vie maritale avec une Française et de ses six enfants français, ainsi que de son insertion professionnelle récente. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
N° TA95-2406728(TA95-2406728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France de l'intéressé à l'âge de 10 ans, de sa scolarité, de sa vie professionnelle stable et de la présence de toute sa famille proche sur le territoire. Le préfet n'a pas démontré que la menace à l'ordre public justifiait une telle ingérence disproportionnée dans sa vie privée et familiale.
N° TA95-2406759(TA95-2406759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité de la requête, car la demande de titre de séjour avait été présentée par voie postale en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture, conformément à l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024. En conséquence, la décision implicite de rejet n'a pas fait naître un acte faisant grief, rendant les conclusions aux fins d'annulation irrecevables. Le tribunal a toutefois admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués incluent les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'arrêté du 27 avril 2021.
N° TA95-2406344(TA95-2406344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, née du silence du préfet du Val-d'Oise. La requérante, ressortissante capverdienne, justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui imposait au préfet de saisir la commission du titre de séjour pour avis préalablement à tout refus, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le défaut de saisine de cette commission constitue un vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.