Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414484(TA95-2414484)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir l’annulation du refus du département du Val-d’Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) avec mention "stationnement pour personnes handicapées". La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal s’est fondé sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (notamment l’article L. 241-3) et l’arrêté du 3 janvier 2017 pour apprécier les droits de la requérante, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait. Le jugement a été rendu après une audience publique, sans conclusions du rapporteur public.
N° TA95-2410099(TA95-2410099)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 6 avril 2022, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a été établie, l'ordonnance du 23 février 2023 enjoignant le relogement n'ayant pas été exécutée. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a fixé l'indemnisation à 3 000 euros, tenant compte du logement transitoire de 54 m² occupé par Mme B et son fils depuis 2019.
N° TA95-2503556(TA95-2503556)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente et suffisamment motivés, et que les faits de violences volontaires avec arme en réunion, bien que non suivis de condamnation, constituaient une menace pour l'ordre public justifiant la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 731-1.
N° TA95-2415047(TA95-2415047)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 27 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine avait refusé de renouveler la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement" à Mme B. Saisi en annulation, le tribunal a constaté que le département s'en remettait à sa sagesse en raison de nouveaux certificats médicaux établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, cette situation remplit les conditions d'attribution de la carte. La solution retenue est donc l'annulation de la décision de refus.
N° TA95-2409997(TA95-2409997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 15 février 2019. La juridiction a estimé que la commission avait reconnu un droit à l'hébergement d'urgence, et non au logement, et que la responsabilité de l'État pour carence fautive n'était pas engagée. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.
N° TA95-2402599(TA95-2402599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 décembre 2021 et une ordonnance d'injonction du 12 janvier 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme forfaitaire de 2 400 euros pour la période allant jusqu'à l'introduction de la requête, et 300 euros par mois de retard supplémentaire jusqu'à la date du jugement, en tenant compte des troubles dans les conditions d'existence liés à la suroccupation du logement et à la situation de handicap de la requérante.
N° TA95-2310528(TA95-2310528)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. A concernant sa demande d'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 juillet 2023 retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit à cette demande et condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2502844(TA95-2502844)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui contestait le refus de renouvellement de sa carte professionnelle par le CNAPS. Le juge se déclare territorialement incompétent, estimant que le lieu d'exercice de la profession (Stains, en Seine-Saint-Denis) relève de la compétence du Tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence territoriale, sans transmission du dossier à la juridiction compétente.
N° TA95-2304280(TA95-2304280)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la société SANDOZ de sa requête. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision du comité économique des produits de santé lui imposant une contribution de près de 15 millions d'euros pour 2021, sur le fondement des articles L. 138-10 et suivants du code de la sécurité sociale. La société avait également soulevé une question prioritaire de constitutionnalité, devenue sans objet. L'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
N° TA95-2311789(TA95-2311789)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la FÉDÉRATION DU VAL-D'OISE DU PARTI SOCIALISTE, qui contestait un arrêté du maire d'Argenteuil interdisant la distribution de tracts politiques lors du forum des associations. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2405570(TA95-2405570)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’un refus de permis de visite en prison. Par un courrier du 11 février 2025, la requérante a été invitée, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions sous un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d’office et en a donné acte par ordonnance du 24 mars 2025, en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2410109(TA95-2410109)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation des Hauts-de-Seine le 20 octobre 2021, qui demandait 6 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a reconnu que M. A, qui occupait toujours une chambre en résidence sociale, subissait des troubles dans ses conditions d'existence depuis le 20 avril 2022. Toutefois, le tribunal a estimé que le requérant n'établissait pas que sa situation de logement était incompatible avec son état de santé, limitant ainsi l'appréciation du préjudice indemnisable.
N° TA95-2405605(TA95-2405605)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête visant à obtenir le rétablissement de huit points sur son permis de conduire, retirés à la suite de deux infractions routières. Le ministre de l’intérieur a toutefois démontré avoir retiré les décisions de retrait de points contestées et avoir pris en compte leur annulation dans le calcul du solde du permis. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais de justice présentée par le requérant a été rejetée.
N° TA95-2405730(TA95-2405730)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester une décision ministérielle d'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. En défense, le ministre de l'intérieur a indiqué que la décision contestée avait été retirée et que le capital de points du requérant avait été reconstitué à 12 points. Le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2409444(TA95-2409444)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 novembre 2022, pour la carence fautive à le reloger. Le juge a estimé que l'absence de proposition de logement, malgré une ordonnance d'injonction du 1er septembre 2023, engageait la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé 9 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis par M. A, qui demeurait hébergé dans une résidence sociale sans pouvoir exercer son droit de garde sur ses filles.
N° TA95-2307512(TA95-2307512)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, pour contester un refus de renouvellement de titre de séjour (arrêté du 4 avril 2023) et une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d’une interdiction de retour de trois ans (arrêté du 29 février 2024). Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation, une méconnaissance des articles L. 611-3 du CESEDA et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté l’ensemble des demandes de M. A, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2313325(TA95-2313325)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme A, ressortissante algérienne âgée de 74 ans. Le tribunal a jugé que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des liens familiaux forts de l'intéressée avec ses enfants et petits-enfants résidant en France, ainsi que de son état de santé nécessitant un suivi médical. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2406009(TA95-2406009)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. B, ressortissant béninois, l'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale établie en France par le requérant avec sa compagne titulaire d'une carte de résident, leur fille née en 2018, et le fils de sa compagne, ainsi que de son activité professionnelle d'auteur-compositeur. La solution retenue se fonde sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2313335(TA95-2313335)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant algérien. Le préfet avait fondé ce refus sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche, estimant que cela constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que ce seul fait ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public à la date de la décision, et annule donc le refus. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2502742(TA95-2502742)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait la suspension de la décision du ministre de l’intérieur refusant sa mutation dérogatoire en Guadeloupe. Ce désistement fait suite au réexamen favorable de sa demande par l’administration le 17 mars 2025. Aucune contestation n’étant soulevée, le juge a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête.