Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309229(TA95-2309229)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 mai 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de dix ans de M. C. Le préfet avait estimé que l'intéressé ne remplissait pas la condition de résidence en France en raison d'un séjour en Algérie depuis 2019, mais le tribunal juge que cette durée n'excédait pas trois ans à la date de la demande de renouvellement, conformément à l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence sollicité dans un délai d'un mois.
N° TA95-2313262(TA95-2313262)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 8 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de Mme B en faveur de son époux. Le préfet avait estimé que les ressources de Mme B étaient insuffisantes, mais le tribunal juge que, sur la période de référence, elle percevait un salaire égal au SMIC grâce à un contrat à durée indéterminée, remplissant ainsi la condition de ressources stables et suffisantes prévue aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée pour erreur d'appréciation.
N° TA95-2313325(TA95-2313325)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 7 août 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme A, ressortissante algérienne âgée de 74 ans. Le tribunal a jugé que ce refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des liens familiaux forts de l'intéressée avec ses enfants et petits-enfants résidant en France, ainsi que de son état de santé nécessitant un suivi médical. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2313335(TA95-2313335)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. B, ressortissant algérien. Le préfet avait fondé ce refus sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche, estimant que cela constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que ce seul fait ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public à la date de la décision, et annule donc le refus. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2406707(TA95-2406707)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant srilankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2406217(TA95-2406217)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses multiples condamnations pénales, justifiant le refus de séjour et les mesures d'éloignement. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été retenue, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2311932(TA95-2311932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 2 mars 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de M. B en faveur de son épouse, ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant uniquement sur la présence irrégulière de l'épouse en France, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il relève notamment la nécessité de la présence de l'épouse pour assister M. B, victime d'un accident, et la situation professionnelle et d'intégration de celle-ci. La décision est fondée sur les articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2311977(TA95-2311977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de certificat de résidence. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant les conclusions de Mme A irrecevables.
N° TA95-2401594(TA95-2401594)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, conformément à un avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, car la demande de titre avait été irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture, ce qui ne fait pas naître une décision faisant grief. Le préfet des Hauts-de-Seine avait également soulevé cette irrecevabilité. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens invoqués par le requérant.
N° TA95-2403126(TA95-2403126)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante libanaise, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident en tant qu'ascendant de Français. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré à Mme B une carte de résident valable dix ans. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, celles-ci ayant perdu leur objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405411(TA95-2405411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le comportement de M. E, notamment une condamnation pour violences conjugales et d'autres signalements, constituait une menace pour l'ordre public justifiant le refus de séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits et de la durée de séjour de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne.
N° TA95-2405431(TA95-2405431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que M. B n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
N° TA95-2405629(TA95-2405629)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2406215(TA95-2406215)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a jugé que ses éléments (scolarité, diplôme, promesse d'embauche) ne constituaient pas des considérations humanitaires ou motifs exceptionnels suffisants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2406557(TA95-2406557)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, tiré de l'avis du Conseil d'État du 10 octobre 2024, selon lequel une demande de titre de séjour irrégulièrement présentée par voie postale, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture, ne fait pas naître une décision faisant grief. En l'espèce, la demande de M. B n'ayant pas été effectuée selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par le préfet n'a pu faire naître une décision implicite de rejet susceptible de recours. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation de la requête sont irrecevables.
N° TA95-2406705(TA95-2406705)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant centrafricain, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 423-21) et de la convention européenne des droits de l'homme (article 8). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2406761(TA95-2406761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant ukrainien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressé (depuis 2014), de la présence de son épouse et de ses deux enfants en France, dont un né sur le territoire, et de son insertion sociale démontrée. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2504555(TA95-2504555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d’enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les motifs invoqués par la requérante (ancienneté de sa résidence en France, attaches familiales, précarité) étant insuffisants pour caractériser une situation d’urgence justifiant une intervention à bref délai. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503352(TA95-2503352)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) des Hauts-de-Seine a refusé d'affecter M. B, mineur non accompagné pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, dans un établissement scolaire. Le juge a retenu que la condition d'urgence était caractérisée, l'intéressé étant privé de toute scolarisation depuis plusieurs mois, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, laquelle méconnaissait le droit à l'instruction garanti par les articles L. 111-1 et L. 131-1 du code de l'éducation, ainsi que par les stipulations de l'article 2 du premier protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a enjoint au DASEN de procéder à l'affectation de M. B dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2503395(TA95-2503395)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante brésilienne, qui sollicitait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (incompétence de l'auteur, insuffisance de motivation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les fins de non-recevoir soulevées par le préfet.