Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2502715(TA95-2502715)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de titre de séjour "profession libérale" de Mme B, ressortissante iranienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, la délivrance d'une carte "étudiant" limitant son droit au travail alors qu'elle est titulaire d'un doctorat et avait sollicité un changement de statut. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard notamment de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2409378(TA95-2409378)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 1er mars 2023, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour absence de relogement. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le préjudice n'était pas établi, car son logement de 41 m² pour elle, ses trois enfants et son frère était jugé suffisant au regard de la composition de son foyer et du coût du loyer après déduction des APL. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité de l'État pour carence fautive.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504058(TA95-2504058)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 septembre 2024 par lequel la commune de Goussainville a liquidé une astreinte administrative de 25 000 euros à l'encontre de M. A pour défaut de mise en conformité de travaux réalisés sans autorisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la seule émission d'un titre de recettes et de relances ne suffisait pas à démontrer une atteinte grave et immédiate à la situation financière du requérant, d'autant que l'introduction d'un recours au fond suspendait la force exécutoire du titre en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens relatifs à la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2406512(TA95-2406512)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête visant à annuler le refus implicite de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et à enjoindre au sous-préfet d’Argenteuil de le faire sous astreinte. Par un mémoire enregistré le 14 mars 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par ordonnance du 24 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2408854(TA95-2408854)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi du recours de Mme B C contestant la décision du 3 octobre 2022 par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) des Hauts-de-Seine lui a refusé la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et la délivrance de la carte mobilité inclusion (CMI) "stationnement". Le département des Hauts-de-Seine a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, enregistrée au tribunal le 10 juin 2024. Le tribunal a rejeté cette exception en rappelant que, faute de notification régulière des voies et délais de recours, le délai raisonnable d'un an n'était pas dépassé, la requête ayant été introduite dans ce délai à compter de la décision attaquée. La solution retenue est fondée sur les principes de sécurité juridique et l'article R. 421-5 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2404826(TA95-2404826)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, bénéficiaire du RSA, contestant le refus du département du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de 2 369,61 euros. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par le département, jugeant que le litige portait sur le bien-fondé du refus de remise de dette et non sur le recouvrement, relevant ainsi de sa compétence. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 15 juin 2022, estimant que le département n'avait pas examiné la situation de précarité de Mme A, en méconnaissance des articles L. 262-46 et R. 262-78 du code de l'action sociale et des familles. Il a enjoint au département de réexaminer la demande de remise de dette dans un délai de deux mois.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2502954(TA95-2502954)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, présent irrégulièrement en France depuis 2015, n'avait sollicité son admission qu'en octobre 2023 et n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous à bref délai. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502004(TA95-2502004)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée était responsable de la clôture de ses deux précédentes demandes pour dossier incomplet et bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 avril 2025. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2503579(TA95-2503579)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 26 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait sa préférence pour rester en France, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant et a estimé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de son arrivée récente. La décision se fonde sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2503268(TA95-2503268)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A, ressortissant ivoirien, qui sollicite une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que le requérant justifie de difficultés persistantes et non imputables à sa faute pour déposer sa demande sur le site de l'Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF), son titre étant expiré depuis plus de neuf mois. En application des principes dégagés par la jurisprudence, le tribunal fait droit à la demande et enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à M. A dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance, sans astreinte.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2406807(TA95-2406807)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant plusieurs indus réclamés par la CAF des Hauts-de-Seine (allocations logement, prime d'activité, primes exceptionnelles de fin d'année et aide exceptionnelle). La CAF a fait valoir que des décisions explicites étaient intervenues postérieurement aux décisions implicites contestées, rendant sans objet les conclusions initiales. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions implicites, et a rejeté le surplus des demandes de Mme A, estimant que ses moyens (vice de procédure, défaut de motivation, méconnaissance du contradictoire, erreur d'appréciation, prescription) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les codes de la sécurité sociale, de la construction et de l'habitation, et des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2314221(TA95-2314221)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 4 novembre 2020, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 15 juillet 2021. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à M. A pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de son maintien dans un logement exigu et coûteux, sans que la proposition de logement faite ultérieurement ne soit jugée suffisante pour écarter la responsabilité.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA95-2505076(TA95-2505076)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Villiers-le-Bel fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au 28 rue Gambetta, présentant des désordres (décollement de crépis, gonflement des murs, fuites d'eau) susceptibles de compromettre la sécurité des occupants et des tiers. L'expert devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger imminent ou manifeste et proposer des mesures de sécurité, pouvant aller jusqu'à l'interdiction d'habiter ou d'accéder aux lieux.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA95-2313687(TA95-2313687)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 3 février 2021, pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation et l'injonction de relogement prononcée par le tribunal le 31 mars 2022. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, maintenu dans un logement-foyer suroccupé et insalubre. Le tribunal a accordé à M. A une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice, assortie des intérêts au taux légal à compter du 25 octobre 2022.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA95-2301922(TA95-2301922)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 24 mars 2025, du désistement pur et simple de la société TEVA SANTÉ SAS de sa requête. Celle-ci contestait un appel provisoire et un appel définitif à contribution de remise M émis par le comité économique des produits de santé en décembre 2022 et janvier 2023. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par le désistement de la requérante.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2308191(TA95-2308191)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. B concernant sa demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Le requérant a maintenu uniquement ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit à cette demande en condamnant l'État à lui verser 1 000 euros pour ses frais de justice. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2417198(TA95-2417198)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant un titre de perception émis par le directeur départemental des finances publiques des Yvelines. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 avant de saisir le juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au tribunal de statuer par ordonnance.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA95-2415047(TA95-2415047)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 27 juin 2024 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine avait refusé de renouveler la carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement" à Mme B. Saisi en annulation, le tribunal a constaté que le département s'en remettait à sa sagesse en raison de nouveaux certificats médicaux établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres. En application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, cette situation remplit les conditions d'attribution de la carte. La solution retenue est donc l'annulation de la décision de refus.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2405730(TA95-2405730)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester une décision ministérielle d'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. En défense, le ministre de l'intérieur a indiqué que la décision contestée avait été retirée et que le capital de points du requérant avait été reconstitué à 12 points. Le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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OrdonnancePARTIEL

N° TA95-2405605(TA95-2405605)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête visant à obtenir le rétablissement de huit points sur son permis de conduire, retirés à la suite de deux infractions routières. Le ministre de l’intérieur a toutefois démontré avoir retiré les décisions de retrait de points contestées et avoir pris en compte leur annulation dans le calcul du solde du permis. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais de justice présentée par le requérant a été rejetée.

Résumé IA