Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316113(TA95-2316113)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 28 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné la fermeture administrative temporaire pour 7 jours d’un commerce alimentaire à Cergy, pour emploi présumé d’un salarié étranger non autorisé à travailler. La juridiction a jugé que l’infraction n’était pas caractérisée, le salarié bénéficiant de la protection subsidiaire et d’une autorisation de travail, ce qui constituait une erreur d’appréciation. La décision se fonde sur l’article L. 8272-2 du code du travail, dont les conditions n’étaient pas réunies. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2316954(TA95-2316954)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 13 octobre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial au profit de l’épouse de M. D. Le préfet s’était fondé sur des faits de terrorisme et de soumission à des conditions de travail indignes, dont la matérialité n’est pas établie, et sur des faits de violence anciens et isolés, insuffisants pour caractériser un manquement aux principes essentiels de la vie familiale. Le tribunal écarte la substitution de motifs proposée par le préfet, tirée de l’insuffisance de ressources, et fait application des articles L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2402344(TA95-2402344)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme A avait déposé sa demande d'asile plus de trois mois après son arrivée en France, sans motif légitime. Il a également jugé que la décision de l'OFII avait pris en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, conformément à l'article L. 522-3 du même code. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2417274(TA95-2417274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. En cours d’instance, la commission a pris une décision explicite de rejet le 13 novembre 2024. Le tribunal a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après avoir appliqué la procédure de régularisation prévue à l’article R. 772-6. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas, au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, d’une situation de privation de logement ou d’hébergement prolongé permettant de la désigner comme prioritaire.
N° TA95-2303646(TA95-2303646)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans sa décision du 27 mars 2023, a été saisi par M. B, ressortissant congolais, pour contester un arrêté préfectoral du 15 février 2023 refusant le renouvellement de sa carte de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a limité son examen au seul refus de séjour, les autres mesures (obligation de quitter le territoire, interdiction de circulation) ayant déjà été jugées par un magistrat désigné. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant, ainsi que les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411863(TA95-2411863)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées des Hauts-de-Seine refusant une orientation professionnelle. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, mais elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 25 mars 2025, le tribunal lui a donné acte de son désistement d’instance, considéré comme pur et simple, sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2217733(TA95-2217733)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 25 mars 2025, a donné acte du désistement de la requête de Mme B. Celle-ci demandait la rectification de sa déclaration de revenus de 2018 et l’octroi d’un crédit d’impôt. La requérante n’a pas produit le mémoire récapitulatif demandé par le tribunal dans le délai imparti, conformément à l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, elle est réputée s’être désistée de sa requête.
N° TA95-2504408(TA95-2504408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante syrienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
N° TA95-2109894(TA95-2109894)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la société Rose 4 AM, qui sollicitait la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés au titre de 2015. Cette imposition faisait suite à des rehaussements notifiés à sa filiale, la SARL conseil CE, concernant des provisions pour dépréciation de créances clients non justifiées et des charges injustifiées. Le tribunal a jugé que la société requérante n’apportait pas la preuve du bien-fondé des provisions et des écritures de régularisation contestées, en application des articles 38 et 39 du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration fiscale.
N° TA95-2502621(TA95-2502621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne réfugiée, afin de suspendre la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une carte de résident. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales en cours d'instance. Par une ordonnance du 25 mars 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
N° TA95-2314278(TA95-2314278)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du maire d'Argenteuil du 12 octobre 2023 interdisant la distribution de tracts sur le marché Héloïse jusqu'au 30 avril 2024. Les juges estiment que cette mesure, fondée sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression. Aucun incident ou trouble spécifique lié au tractage n'était établi, et l'interdiction couvrait un périmètre excessif au regard des seuls travaux invoqués. La requête des conseillers municipaux est donc accueillie.
N° TA95-2505092(TA95-2505092)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments produits ne justifiant pas une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2105471(TA95-2105471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 et 2017. Les requérants soutenaient que certains travaux de curage et de démolition réalisés dans un immeuble à Vienne étaient déductibles de leurs revenus fonciers en tant que travaux d'entretien ou d'amélioration, conformément à l'article 31 du code général des impôts. Le tribunal a estimé que ces travaux, représentant une part significative du budget total et affectant le gros œuvre, constituaient des travaux de reconstruction non déductibles. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de sursis de paiement, ainsi que des conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2312396(TA95-2312396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. C, ressortissant turc. Le tribunal juge que cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour travail dissimulé, est disproportionnée. Il retient que M. C réside en France depuis 23 ans, est père de deux enfants français et marié à une compatriote titulaire d'une carte de résident, ce qui constitue une atteinte excessive à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2505100(TA95-2505100)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, a constaté que l’intéressé résidait à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montreuil. Par ordonnance du 25 mars 2025, le président a donc transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA95-2504397(TA95-2504397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant cap-verdien, qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414697(TA95-2414697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... pour contester plusieurs décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relatives à la carte mobilité inclusion, à la reconnaissance de travailleur handicapé, à l'AAH et à la PCH. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 25 mars 2025, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2202614(TA95-2202614)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la demande de la SARL Mathéo conseil visant à obtenir le remboursement d’un crédit de TVA de 3 980 euros au titre de l’année 2020. Le tribunal a limité le litige à la somme de 248 euros, l’administration ayant déjà accordé un remboursement partiel de 3 732 euros. La société, qui supporte la charge de la preuve en vertu de l’article L. 177 du livre des procédures fiscales, n’a pas justifié du caractère déductible de la somme restante, faute de produire des factures conformes aux articles 271 et 289 du code général des impôts. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA95-2202711(TA95-2202711)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Agence de Cernay Pierre de Ville d’une demande de décharge de rappels de TVA pour les exercices 2011 et 2012, contestant notamment la régularité de la procédure d’imposition. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont l’absence de signature du vérificateur sur la proposition de rectification et l’insuffisance de motivation, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions de la société, y compris les demandes indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 57 et L. 80 CA.
N° TA95-2411873(TA95-2411873)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B C, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social. Le juge a constaté que le requérant, de nationalité étrangère, ne justifiait pas être titulaire d’un titre de séjour d’une durée égale ou supérieure à un an, ni d’un titre inférieur à un an autorisant le travail, comme l’exigent les articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions était inopérant, et les autres moyens soulevés, uniquement relatifs à la légalité externe, ont été jugés manifestement infondés. La requête a donc été rejetée en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.