Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2501615(TA95-2501615)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident à M. A, réfugié. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne privait pas d'objet la demande de suspension du refus de titre. Sur l'urgence, le juge a rappelé que la condition d'urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, mais a dû apprécier la situation concrète du requérant. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2504518(TA95-2504518)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du groupement GME-NGE-Webuild-Equans, dans le cadre des travaux de construction de la gare des Grésillons (ligne 15 du métro automatique). Cette mesure vise à constater l'état des immeubles et ouvrages susceptibles d'être affectés par les travaux de génie civil et le passage d'un tunnelier, sur les communes de Gennevilliers et Asnières-sur-Seine. La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permet de diligenter une expertise préventive lors de l'exécution de travaux publics. L'expert désigné devra notamment dresser un état descriptif des biens avant travaux, recenser les désordres éventuels et déterminer leurs causes.
N° TA95-2504082(TA95-2504082)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue par le juge des référés, rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 6 mai 2024 clôturant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. La requérante invoquait l'urgence liée à sa grossesse et l'absence de couverture médicale, ainsi que des moyens de fond (défaut de motivation, erreur de droit et de fait, violation de l'article 8 de la CEDH). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car Mme B n'établit pas être privée de tout suivi médical pour sa grossesse, et qu'elle ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2313820(TA95-2313820)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité italienne pour considérer que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2313837(TA95-2313837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans, au profit d'un certificat d'un an. Le tribunal a appliqué les articles 7 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui conditionnent l'obtention d'un titre de dix ans à une résidence ininterrompue de trois ans et à des ressources suffisantes, stables et régulières. Il a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve de ressources suffisantes sur les trois années précédant sa demande, malgré la création récente d'une société. Par conséquent, la décision préfectorale n'a pas été jugée entachée d'erreur d'appréciation.
N° TA95-2313881(TA95-2313881)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier. Sur le fond, il a jugé que Mme D ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes sur les trois années précédant sa demande, condition requise par l'accord franco-camerounais et les articles L. 426-17 et L. 426-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2217733(TA95-2217733)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 25 mars 2025, a donné acte du désistement de la requête de Mme B. Celle-ci demandait la rectification de sa déclaration de revenus de 2018 et l’octroi d’un crédit d’impôt. La requérante n’a pas produit le mémoire récapitulatif demandé par le tribunal dans le délai imparti, conformément à l’article R. 611-8-1 du code de justice administrative. En application de ces dispositions, elle est réputée s’être désistée de sa requête.
N° TA95-2504531(TA95-2504531)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A B A. Ce dernier sollicitait la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, dans l’attente du renouvellement de son titre de séjour « travailleur temporaire » expiré le 27 février 2025. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car le requérant a déposé sa demande de renouvellement tardivement, le 14 janvier 2025, soit en dehors du délai légal prévu à l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette circonstance, imputable à l’intéressé, ne permet pas de caractériser une situation d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés.
N° TA95-2417274(TA95-2417274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. En cours d’instance, la commission a pris une décision explicite de rejet le 13 novembre 2024. Le tribunal a rejeté la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après avoir appliqué la procédure de régularisation prévue à l’article R. 772-6. Il a estimé que la requérante ne justifiait pas, au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, d’une situation de privation de logement ou d’hébergement prolongé permettant de la désigner comme prioritaire.
N° TA95-2502621(TA95-2502621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne réfugiée, afin de suspendre la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer une carte de résident. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales en cours d'instance. Par une ordonnance du 25 mars 2025, la juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
N° TA95-2503026(TA95-2503026)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'une éventuelle décision future de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant son recours amiable pour un logement social. La requête était prématurée car elle ne visait aucune décision administrative déjà intervenue, en violation des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'un recours contentieux ne peut être formé qu'après l'intervention d'une décision administrative explicite ou implicite.
N° TA95-2502746(TA95-2502746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A, ressortissante tunisienne. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la présomption applicable au refus de renouvellement d'un titre de séjour. La suspension a été prononcée en raison d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316696(TA95-2316696)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 13 octobre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé le regroupement familial de l'épouse de M. A, un ressortissant turc. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. A étaient insuffisantes, car la moyenne de ses revenus nets sur les douze mois précédant sa demande dépassait le SMIC net, conformément aux articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2109659(TA95-2109659)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SA Parfininco, qui contestait des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés pour 2014. Le litige portait sur la valeur des titres de la société Soparfi cédés le 20 novembre 2014, l'administration fiscale estimant que le prix convenu (5 855 euros par titre) était inférieur à leur valeur réelle (7 369 euros), constituant une libéralité imposable. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve que la décote de 30 % appliquée pour illiquidité et minorité était justifiée, ni que l'écart de valeur n'était pas significatif. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fondées sur les articles 38, 2 et 111, c du code général des impôts.
N° TA95-2418302(TA95-2418302)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 8 novembre 2024 de la commission de médiation du Val-d’Oise, qui avait rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. Le juge a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, qui définissent les conditions de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d’une demande de logement.
N° TA95-2418270(TA95-2418270)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité, fondé sur les articles R. 222-1, 7°, et R. 772-6 du code de justice administrative, au motif que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. Le juge a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1, relatifs au droit au logement opposable et à la procédure devant la commission de médiation.
N° TA95-2418268(TA95-2418268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La commission avait explicitement rejeté le recours amiable le 8 novembre 2024, faute pour l'intéressée d'avoir fourni des éléments sur sa situation actuelle d'hébergement. Saisi sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a constaté que Mme A..., informée de la nécessité de motiver sa requête, n'avait pas contesté ce défaut de précisions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les moyens soulevés ont été jugés manifestement infondés.
N° TA95-2113500(TA95-2113500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. C et Mme D tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016-2017. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant l'absence de désignation nominative du responsable du recours hiérarchique dans la proposition de rectification. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'impose une telle mention et que l'instruction administrative invoquée (BOI-CF-PGR-30-10) était inapplicable car postérieure à la procédure et ne constituait pas une interprétation d'un texte fiscal. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 54 C et L. 57 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2308410(TA95-2308410)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Cote Boulange, qui contestait l'arrêté du maire d'Argenteuil du 13 avril 2023 ordonnant la fermeture administrative de son enseigne Marie Blachère pour manquements à l'hygiène. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la mesure de fermeture, fondée sur les dispositions du code de la santé publique et du règlement sanitaire départemental, n'était pas disproportionnée au regard des risques pour la santé publique. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure, d'une erreur de fait ou de droit, et d'un détournement de pouvoir.
N° TA95-2417404(TA95-2417404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... pour contester le refus implicite du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer deux cartes mobilité inclusion (CMI), l'une portant la mention "stationnement" et l'autre la mention "priorité". S'agissant de la CMI "priorité", le juge rappelle que l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles attribue compétence exclusive au juge judiciaire pour ce type de litige. En conséquence, les conclusions relatives à cette carte sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal renvoie les parties à saisir la juridiction judiciaire compétente, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.