Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2412329(TA95-2412329)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet du Val-d'Oise d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le préfet avait motivé son refus par l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire français, mais n'a pas apporté la preuve de cette mesure. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2412259(TA95-2412259)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. D, ressortissant philippin. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l’obligation de motivation prévue par les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, en ne communiquant pas les motifs du refus implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé. La solution est fondée sur le défaut de motivation, sans examen des autres moyens tirés de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2200455(TA95-2200455)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante, qui contestait un titre de recette émis par le centre hospitalier Victor Dupouy d'Argenteuil pour le remboursement d'un trop-perçu de salaire et d'un complément de rémunération du CGOS, perçus entre le 18 mars et le 2 juillet 2021. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et du principe de sécurité juridique, dès lors que Mme B avait eu connaissance du titre de recette sans en contester la notification dans le délai de deux mois. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2411350(TA95-2411350)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) annule l'arrêté du 27 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-13 du CESEDA en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2410453(TA95-2410453)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 10 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. C, ressortissant azerbaïdjanais. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, car elle ne comporte ni la signature, ni le prénom, ni le nom, ni la qualité de son auteur, rendant impossible son identification. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2205505(TA95-2205505)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS BARBER 1939 contestant les contributions spéciale (7 300 €) et forfaitaire (2 124 €) mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire de la décision, de défaut de motivation et de vice de procédure. Il a jugé que l'employeur ne pouvait se prévaloir de la présentation d'une fausse carte d'identité italienne pour s'exonérer de sa responsabilité, et a confirmé le bien-fondé des contributions sur le fondement des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2408657(TA95-2408657)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 février 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment des vices de procédure liés à l'avis du collège de médecins de l'OFII, une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2408658(TA95-2408658)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 mai 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2409102(TA95-2409102)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de fait sur sa situation de concubinage. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2503657(TA95-2503657)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante brésilienne, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que l'irrégularité de la rétention administrative n'affectait pas la légalité de la mesure d'éloignement. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans retenir de violation de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2505089(TA95-2505089)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières et la suspension de son contrat d'apprentissage invoquées par la requérante ne justifiant pas une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2503404(TA95-2503404)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B A C, ressortissant péruvien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête dirigée contre l'obligation de quitter le territoire comme tardive, car introduite au-delà du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A C, incluant celles contre l'assignation à résidence, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2503603(TA95-2503603)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 février 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. A, ressortissant guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un défaut d'examen de la situation de vulnérabilité de l'intéressé, l'OFII n'ayant pas procédé à un entretien d'évaluation préalable. Cette solution a été retenue en application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2505090(TA95-2505090)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par un détenu demandant l'exécution forcée d'une autorisation de sortie sous escorte pour se rendre au chevet de son père en soins palliatifs. La requête a été déclarée sans objet en raison du décès du père du requérant survenu en cours d'instance. Le juge a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et a rejeté la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

N° TA95-2503409(TA95-2503409)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 2 juin 2025. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La requête portait sur le renouvellement d’une carte de séjour pour membre de famille d’un citoyen de l’Union, relevant du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2503276(TA95-2503276)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme A pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, confrontée à des dysfonctionnements persistants de la plateforme ANEF, justifiait d'une situation d'urgence, notamment en raison de l'interruption de ses aides sociales (AAH, APL) et de son maintien en situation irrégulière depuis plus de cinq mois. Le tribunal a considéré que la mesure était utile et ne faisait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2503439(TA95-2503439)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen personnalisé de sa situation. Il a considéré que le motif de refus, tiré de ce que M. B présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, était légal. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2503503(TA95-2503503)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence prise par le préfet du Val-d'Oise le 25 février 2025, ainsi que, par voie d'exception, l'obligation de quitter le territoire sans délai du 10 avril 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, jugeant la décision d'assignation à résidence suffisamment motivée et régulière. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la convention internationale des droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

N° TA95-2503581(TA95-2503581)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A B. Ce dernier demandait initialement à la juge des référés d'enjoindre à l'administration de lui produire plusieurs arrêtés (titularisation, avancement d'échelon, reprise d'ancienneté), sous astreinte. Le ministre de l'intérieur avait conclu au non-lieu à statuer. La requête est donc classée sans suite.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2405236(TA95-2405236)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A B et M. C D contestant un arrêté préfectoral du Val-d'Oise les mettant en demeure de libérer des logements occupés illicitement. Le juge rappelle qu'il n'a pas compétence pour accorder un délai supplémentaire de libération des lieux, ces conclusions étant irrecevables. Les autres demandes d'assistance au relogement sont également rejetées, car elles ne relèvent pas du contentieux de l'évacuation mais d'une procédure spécifique devant la commission de médiation prévue par le code de la construction et de l'habitation. La solution est fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative et l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable.

Résumé IA