Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409109(TA95-2409109)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant centrafricain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et une méconnaissance de sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement des articles L. 412-5, L. 423-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409102(TA95-2409102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur de fait sur sa situation de concubinage. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA95-2205505(TA95-2205505)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS BARBER 1939 contestant les contributions spéciale (7 300 €) et forfaitaire (2 124 €) mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire de la décision, de défaut de motivation et de vice de procédure. Il a jugé que l'employeur ne pouvait se prévaloir de la présentation d'une fausse carte d'identité italienne pour s'exonérer de sa responsabilité, et a confirmé le bien-fondé des contributions sur le fondement des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412329(TA95-2412329)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule le refus du préfet du Val-d'Oise d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le préfet avait motivé son refus par l'existence d'une précédente obligation de quitter le territoire français, mais n'a pas apporté la preuve de cette mesure. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2412496(TA95-2412496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 1er juillet 2024 refusant à M. D, ressortissant algérien, la délivrance d’un certificat de résidence de dix ans. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance des ressources, mais le tribunal a jugé que M. D justifiait de revenus salariaux stables et suffisants sur les trois années précédant sa demande, en méconnaissance des articles 7 et 7bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de trente jours.
N° TA95-2412524(TA95-2412524)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant égyptien. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait de ressources stables, régulières et suffisantes (environ 1 700 euros net par mois) grâce à un emploi continu de maçon depuis 2015. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trente jours et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413518(TA95-2413518)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 30 juin 2020, constate que le CASH de Nanterre a réintégré juridiquement M. B à compter du 29 février 2016 et l’a placé en disponibilité d’office, conformément aux injonctions prononcées. Il relève également que la somme de 1 200 euros due au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été mandatée le 20 septembre 2023. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution, les mesures prescrites ayant été réalisées.
N° TA95-2114773(TA95-2114773)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 6 juillet 2021 par laquelle l'Hôpital NOVO a licencié M. B, aide-soignant stagiaire, pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que ce licenciement, intervenu en cours de stage, relevait d'un contrôle normal du juge, contrairement à un refus de titularisation. Il a estimé que les évaluations très élogieuses de M. B, notamment celles d'octobre 2020 et janvier 2021, ne justifiaient pas une insuffisance professionnelle. La décision s'appuie sur la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et les décrets n°97-487 du 12 mai 1997 et n°2007-1188 du 3 août 2007.
N° TA95-2308422(TA95-2308422)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société HMA contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour. La société invoquait notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des droits de la défense, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'emploi irrégulier était établi par le procès-verbal de police. La décision s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour confirmer le bien-fondé des contributions spéciale et forfaitaire.
N° TA95-2307272(TA95-2307272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B E veuve C, ressortissante capverdienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 avril 2023 lui refusant un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur de droit ou d'appréciation. Il a notamment relevé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, indiquant que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, n'était pas contesté.
N° TA95-2302937(TA95-2302937)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son reclassement au troisième échelon du grade de contrôleur de première classe par un arrêté du ministre de l'économie du 30 septembre 2022. La requérante invoquait une rupture d'égalité avec d'autres agents promus après le 1er septembre 2022, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas cette inégalité et que ces agents se trouvaient dans une situation différente. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation et l'exception d'illégalité des articles 2 et 3 du décret n°2022-1209 du 31 août 2022 ont également été écartés, faute pour Mme A de démontrer qu'elle remplissait les conditions de promotion prévues par ce décret. La décision s'appuie notamment sur le décret n°2009-1388 du 11 novembre 2009 et le décret n°2022-1209 du 31 août 2022.
N° TA95-2216439(TA95-2216439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de l'association des rives de Seine (ARS) visant à annuler la délibération du 4 octobre 2022 par laquelle le conseil municipal de Rueil-Malmaison a renoncé à des servitudes de passage public. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, reconnaissant la qualité et l'intérêt à agir de l'association. Cependant, le jugement a été susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, au motif que le litige relèverait de la gestion du domaine privé de la commune. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA95-2416678(TA95-2416678)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "vie privée et familiale" et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que les conclusions principales de la requête, tendant à des injonctions, étaient irrecevables en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, faute de recours préalable contre une décision administrative. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2416529(TA95-2416529)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B A, qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise du 12 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir produit les pièces complémentaires demandées, notamment la justification de son niveau de maîtrise de la langue française. La solution retenue s'appuie sur les articles 35, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent à l'administration de classer sans suite une demande si le demandeur ne défère pas à une mise en demeure de produire les documents nécessaires.
N° TA95-2503007(TA95-2503007)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 28 janvier 2025 lui retirant son certificat de résidence de dix ans. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de retrait de titre de séjour, et a examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais la décision finale dépendra de l'appréciation de la proportionnalité du retrait face à la situation personnelle et familiale du requérant.
N° TA95-2206993(TA95-2206993)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme F, aide-soignante contractuelle du centre hospitalier de Gonesse, qui contestait sa suspension de fonctions prononcée le 9 mars 2022 pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, était légale et proportionnée, et que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation des droits de la défense, atteinte à la CEDH) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la validité de la suspension administrative sans traitement des agents non vaccinés dans la fonction publique hospitalière.
N° TA95-2415880(TA95-2415880)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le réexamen de son dossier de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’énoncé d’aucune conclusion et n’avait pas été régularisée dans le délai de recours, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA95-2502595(TA95-2502595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B, ressortissante philippine, qui n'avait obtenu aucun rendez-vous pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour depuis son dépôt en octobre 2023. La juge des référés a fait droit à sa demande, considérant l'urgence caractérisée par le risque de perte d'emploi et l'absence de réponse de la préfecture. Elle a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous sous quinze jours, sans astreinte, et a rejeté la demande d'autorisation provisoire de séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413681(TA95-2413681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant des retraits de points de son permis de conduire. Le juge a constaté que plusieurs infractions mentionnées n'avaient donné lieu à aucun retrait de points ou n'étaient pas référencées, rendant les conclusions dirigées contre des décisions inexistantes. Pour une infraction de 2016, le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative était expiré, le recours administratif tardif n'ayant pu le rouvrir. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2502517(TA95-2502517)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante sénégalaise demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.