Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2504346(TA95-2504346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour ce type de procédure, n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de la suspension de son contrat de travail et de l'insuffisance des ressources de son épouse. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA95-2312612(TA95-2312612)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme B pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 7 août 2019 la reconnaissant prioritaire et un jugement du 25 août 2020 enjoignant au préfet d'assurer son relogement sous astreinte. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille, hébergés dans un logement suroccupé.
N° TA95-2502793(TA95-2502793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence de dix ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la décision litigieuse préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de justification d'un contrat de travail en cours ou de difficultés financières imminentes. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2301893(TA95-2301893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de la requête de M. A, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2016. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la 2ème chambre, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2306364(TA95-2306364)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la SARL BIEMA, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2019 et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour 2018. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2414802(TA95-2414802)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus de la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. En application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, il n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA95-2401878(TA95-2401878)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a rejeté la requête de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise en avril 2023, contestait l’adaptation du logement de type T4 qu’il avait accepté en octobre 2024. Le tribunal a estimé que le requérant n’apportait pas la preuve que ce logement de 89 m² était inadapté à son foyer de six personnes, ni que les problèmes d’humidité ou de santé allégués étaient établis. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-2 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2306995(TA95-2306995)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par Mme C épouse B d’une demande d’annulation d’une décision du centre national de gestion lui refusant l’autorisation d’exercer la médecine en France, a estimé ne pas être compétent territorialement. Il a appliqué l’article R. 312-1 du code de justice administrative, considérant que le litige relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel siège l’autorité ayant pris la décision, soit Paris, et non du lieu d’exercice professionnel de l’intéressée. Par ordonnance, il a transmis l’affaire au tribunal administratif de Paris.
N° TA95-2416432(TA95-2416432)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise qui refusait de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, portant uniquement sur la légalité externe, étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. Cette solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, après que le requérant a été invité à régulariser sa requête sans succès. Les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ont été appliquées pour définir les critères de priorité et d'urgence.
N° TA95-2408197(TA95-2408197)
Décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (17 mars 2025) relative à une demande de logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La requérante, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation des Hauts-de-Seine, sollicitait une injonction de relogement. Le préfet ayant informé le tribunal de son relogement effectif le 20 janvier 2025 dans un logement adapté, sans contestation de l'intéressée, le juge a constaté que l'État s'était acquitté de son obligation de résultat. En application des articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, il a été décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2504369(TA95-2504369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La juge des référés a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 6 janvier 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative faisait obstacle au prononcé d'une mesure utile en référé, en l'absence de péril grave. La requête a donc été rejetée, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2504411(TA95-2504411)
Refus implicite de titre de séjour – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise – Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés a rejeté la requête de M. B tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour, au motif que l’existence même d’une décision administrative susceptible de recours n’était pas établie. La simple attestation de dépôt d’une pré-demande en ligne ne constitue pas une demande complète au sens des articles R. 431-2 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et ne peut faire naître une décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2504420(TA95-2504420)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui demandait la remise sous astreinte de sa carte de résident de dix ans mention "réfugié". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention d'une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas établie. Les risques de licenciement invoqués par le requérant, faute de justifier d'une suspension de son contrat de travail, n'ont pas été retenus comme suffisants. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2407391(TA95-2407391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 13 décembre 2023 refusant de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. La requérante invoquait l’insalubrité de son logement et sa situation médicale fragile avec deux enfants à charge. Le tribunal a estimé que la commission n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2413061(TA95-2413061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation en juillet 2018, afin d’obtenir réparation des préjudices subis en raison de l’absence de relogement par l’État, malgré une injonction du tribunal en 2019. La carence fautive de l’État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a condamné l’État à verser à M. A une somme de 6 500 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation des troubles dans ses conditions d’existence.
N° TA95-2503407(TA95-2503407)
Suspension de naturalisation. Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Rejet de la requête en référé suspension. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant disposant d'un titre de séjour valable jusqu'en 2026. Décision fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500630(TA95-2500630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait sa taxe d'habitation 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale a été présentée le 15 octobre 2024, soit après l'expiration du délai légal fixé au 31 décembre 2023 par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Aucun cas de force majeure n'ayant été justifié, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2405114(TA95-2405114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Comte, qui contestait la taxe d'habitation sur les logements vacants due pour 2023. La requérante invoquait l’exonération prévue à l’article 1407 bis du code général des impôts, arguant que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté. Le tribunal a estimé que Mme Comte n’apportait pas la preuve de démarches suffisantes pour louer ou vendre le bien, ni d’une cause extérieure justifiant la vacance. En conséquence, le moyen a été jugé manifestement insuffisamment étayé, et la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2500180(TA95-2500180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2023 en déduisant une pension alimentaire de 11 969,56 euros versée à ses parents. Le juge a estimé que, bien que la réalité des versements soit établie, le contribuable n’a pas prouvé l’état de besoin de ses parents, se fondant sur une attestation notariale trop imprécise. La solution retenue est un rejet par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyens suffisamment étayés. Les textes appliqués sont l’article 156 du code général des impôts et les articles 205 à 208 du code civil.
N° TA95-2413030(TA95-2413030)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 12 février 2021, qui demandait réparation du préjudice subi en raison de l'absence de relogement par l'État jusqu'au 18 juin 2024. Le tribunal a rejeté la demande de M. A visant à écarter le mémoire en défense du préfet, estimant que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu. Sur le fond, le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, ouvrant droit à réparation pour les troubles subis par le requérant et sa famille. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.