Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502962(TA95-2502962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'exécution de la décision du 27 janvier 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le juge a reconnu la condition d'urgence comme présumée, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-7, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2502937(TA95-2502937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (clause discrétionnaire) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés, faute pour M. B de démontrer des attaches familiales suffisamment stables en France ou un risque de traitements inhumains aux Pays-Bas. La solution retenue s'appuie sur les règlements européens Dublin III et Eurodac, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502837(TA95-2502837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. D A, ressortissant roumain, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de circuler d'un an, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur manifeste d'appréciation et une atteinte disproportionnée à ses droits de citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, en se fondant sur une délégation de signature régulière, et a statué sur le fondement des articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement semble rejeter les demandes d'annulation.
N° TA95-2502108(TA95-2502108)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B E, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du 4 février 2025 du préfet du Val-d’Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen de la situation personnelle, et la méconnaissance des articles 4, 5, 12, 21, 26 et 3 du règlement précité, ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2502119(TA95-2502119)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant une mise en demeure de quitter le territoire et une assignation à résidence. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la mise en demeure, car cet acte ne constitue pas une décision faisant grief. Sur l'assignation à résidence, le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait en fixant la résidence de l'intéressé dans les Hauts-de-Seine, alors que M. B justifiait résider en Seine-Saint-Denis, méconnaissant ainsi l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502229(TA95-2502229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), au motif que la demande d'asile avait été présentée tardivement, sans motif légitime. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de vulnérabilité de la requérante. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2502448(TA95-2502448)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a fixé un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante tunisienne, avait saisi le juge des référés pour obtenir un rendez-vous et un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2502809(TA95-2502809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités islandaises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, fondée sur la présence de ses sœurs en France. Le tribunal a jugé que cette seule présence ne démontrait pas une vie familiale suffisamment intense pour justifier un examen de sa demande d'asile en France, et a donc estimé l'arrêté conforme aux stipulations conventionnelles. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502717(TA95-2502717)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant portugais, qui contestait son assignation à résidence dans le Val-d'Oise pour une durée de 45 jours. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une atteinte à sa liberté d'aller et venir. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2503711(TA95-2503711)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour " entrepreneur / profession libérale ". Le juge a estimé que la demande, visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour, ne relevait pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires. Il a également considéré que l'urgence invoquée par le requérant, liée à la perte potentielle de son emploi d'avocat, ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2412156(TA95-2412156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant indien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la stabilité et de la pérennité de l'activité professionnelle du requérant, justifiée par des bulletins de paie et un contrat de travail à durée indéterminée. L'annulation du refus de titre de séjour entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412175(TA95-2412175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant mauricien, contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de remettre le passeport et "l'annulation" des documents de séjour. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la situation professionnelle stable de M. A, qui justifiait d'une activité salariée continue et d'un contrat à durée indéterminée.
N° TA95-2502059(TA95-2502059)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et un second arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502959(TA95-2502959)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir une injonction sous astreinte de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, après que le préfet des Hauts-de-Seine l'a convoqué pour remettre un récépissé. Le juge a condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de l'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2502522(TA95-2502522)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que des articles 15, 18 et 19 du règlement (CE) n° 1560/2003, après avoir vérifié la régularité de la procédure d'information et d'entretien individuel. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation au regard des clauses discrétionnaires des articles 3-2 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ni méconnaissance des stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2502526(TA95-2502526)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 14 décembre 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté du 5 février 2025 l'assignant à résidence. La requête dirigée contre l'arrêté de 2022 a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de 48 heures n'ayant pas été respecté. S'agissant de l'arrêté d'assignation à résidence de 2025, le tribunal a appliqué les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un recours dans les sept jours suivant la notification, délai également non respecté par le requérant.
N° TA95-2310620(TA95-2310620)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 juin 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à Mme A, ressortissante chinoise, une carte de résident " résident de longue durée - UE ". Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant les ressources de Mme A insuffisantes, alors qu'elle justifiait de ressources stables, régulières et supérieures au SMIC sur les cinq années précédant sa demande, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de lui délivrer la carte de résident dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2213490(TA95-2213490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL 3MIE, qui contestait des rappels de TVA (2015-2017) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2015-2016) suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et le caractère non fictif des factures de ses fournisseurs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les impositions, les montants, les années et les motifs de droit et de fait, notamment en qualifiant les factures de "fictives" et en indiquant le fondement juridique des rappels de TVA. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2503760(TA95-2503760)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision de suspension de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de ce recours principal, la demande de suspension est irrecevable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2501744(TA95-2501744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. B par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas établie en l'espèce, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières. La requête a été rejetée sur ce seul motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant, notamment la violation des articles L. 421-1, L. 433-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.