Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2502809(TA95-2502809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités islandaises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, fondée sur la présence de ses sœurs en France. Le tribunal a jugé que cette seule présence ne démontrait pas une vie familiale suffisamment intense pour justifier un examen de sa demande d'asile en France, et a donc estimé l'arrêté conforme aux stipulations conventionnelles. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502108(TA95-2502108)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B E, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du 4 février 2025 du préfet du Val-d’Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen de la situation personnelle, et la méconnaissance des articles 4, 5, 12, 21, 26 et 3 du règlement précité, ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2502119(TA95-2502119)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant une mise en demeure de quitter le territoire et une assignation à résidence. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la mise en demeure, car cet acte ne constitue pas une décision faisant grief. Sur l'assignation à résidence, le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur de fait en fixant la résidence de l'intéressé dans les Hauts-de-Seine, alors que M. B justifiait résider en Seine-Saint-Denis, méconnaissant ainsi l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502229(TA95-2502229)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), au motif que la demande d'asile avait été présentée tardivement, sans motif légitime. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation de vulnérabilité de la requérante. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2311434(TA95-2311434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS PETITE FLÈCHE contestant l'arrêté du 13 juillet 2023 du préfet du Val-d'Oise ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Nachitos" pour sept jours, en raison de l'emploi d'un étranger sans titre de travail. La société invoquait notamment un défaut de motivation, une procédure irrégulière faute de contradictoire, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 8272-7 du code du travail avait été respectée et que la sanction était proportionnée à la gravité des faits. La décision s'appuie sur les articles L. 8211-1 et L. 8272-2 du code du travail, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2502638(TA95-2502638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, épouse A, visant à suspendre l'exécution des décisions du préfet du Val-d'Oise du 28 janvier 2025 portant retrait de son certificat de résidence algérien et obligation de quitter le territoire français sans délai. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a estimé les conclusions irrecevables, car la requête en annulation de cette décision avait déjà suspendu son exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour le retrait du titre de séjour, le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2502959(TA95-2502959)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à obtenir une injonction sous astreinte de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, après que le préfet des Hauts-de-Seine l'a convoqué pour remettre un récépissé. Le juge a condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de l'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2501889(TA95-2501889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui réside en France depuis près de trente ans, n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa promesse d'embauche. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte, ce dernier point n'ayant pas été examiné en raison du défaut d'urgence.
N° TA95-2503760(TA95-2503760)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision de suspension de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de ce recours principal, la demande de suspension est irrecevable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503281(TA95-2503281)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 22 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit le retour pour deux ans. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car le recours au fond déjà introduit par l’intéressé suspendait de plein droit l’exécution de ces décisions, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Aucun texte n’a été appliqué au fond, la décision se limitant à constater l’irrecevabilité procédurale.
N° TA95-2502669(TA95-2502669)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2502623(TA95-2502623)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2502500(TA95-2502500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. Le désistement est intervenu après que le préfet a convoqué la requérante pour déposer son dossier. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant éteinte par le désistement pur et simple.
N° TA95-2503314(TA95-2503314)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A disposant d’un récépissé valable jusqu’au 17 mars 2025 et ne justifiant pas d’un risque de licenciement imminent. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1.
N° TA95-2213490(TA95-2213490)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL 3MIE, qui contestait des rappels de TVA (2015-2017) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2015-2016) suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et le caractère non fictif des factures de ses fournisseurs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les impositions, les montants, les années et les motifs de droit et de fait, notamment en qualifiant les factures de "fictives" et en indiquant le fondement juridique des rappels de TVA. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2401791(TA95-2401791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante, de nationalité philippine, sollicitait son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2502079(TA95-2502079)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la directive 2013/33/UE, celle-ci étant transposée en droit interne, et a considéré que l'état de vulnérabilité de M. A, évalué au niveau 1 sans caractère d'urgence, ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2300888(TA95-2300888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS APPRO TRANSPORT SERVICES, qui contestait un rappel d'impôt sur les sociétés et de TVA pour l'exercice 2015. L'administration fiscale avait estimé que des factures de la société Kayloc, pour un montant total de 240 440 euros, étaient fictives. Le tribunal a jugé que l'administration apportait des éléments suffisants pour établir le caractère fictif des factures, notamment l'absence d'identification précise de la société émettrice et sa radiation des registres. En conséquence, la charge de la preuve de la réalité des prestations incombait à la société requérante, qui n'a pas fourni de justifications suffisantes. La requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA95-2305317(TA95-2305317)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL QUALITÉ FRAÎCHEUR DISCOUNT, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 avril 2023 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours. Cette fermeture était fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, après la constatation de l'emploi d'un étranger sans titre de travail. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la condition de répétition de l'infraction était remplie, compte tenu d'une précédente sanction similaire, et que la gravité des faits justifiait la mesure.
N° TA95-2501744(TA95-2501744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. B par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas établie en l'espèce, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières. La requête a été rejetée sur ce seul motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant, notamment la violation des articles L. 421-1, L. 433-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.