Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2305224(TA95-2305224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l’annulation de la décision du 16 mars 2023 par laquelle l’OFII avait refusé de lui rétablir les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de la signataire et de défaut d’examen de vulnérabilité, estimant que l’entretien prévu à l’article L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile avait été réalisé lors de l’enregistrement de sa demande d’asile et qu’un nouvel entretien n’était pas requis pour une demande de rétablissement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux conclusions d’annulation, d’injonction ou de frais d’instance.
N° TA95-2410151(TA95-2410151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de six points de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, mais ce moyen a été jugé inopérant car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne comportant qu'un moyen inopérant.
N° TA95-2502078(TA95-2502078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles 3, 7, 13 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités allemandes et l'absence de preuve de défaillances systémiques en Allemagne.
N° TA95-2503884(TA95-2503884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au séjour, poursuite des études, liberté d'aller et venir) et une situation d'urgence. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cette procédure d'exception. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2413784(TA95-2413784)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus d’orientation professionnelle en ESRP, ESPO ou unité d’évaluation, faute pour elle d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-35 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, Mme B n’a pas justifié avoir saisi l’autorité compétente avant de saisir le juge. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA95-2502836(TA95-2502836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, un étudiant, afin d'obtenir des mesures lui permettant de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour en format papier et d'obtenir un récépissé. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que la requête était devenue sans objet, M. A ayant été convoqué pour déposer son dossier. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points, rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2502819(TA95-2502819)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet des Hauts-de-Seine une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué le requérant pour lui délivrer un récépissé, rendant la demande sans objet, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a par ailleurs admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, conformément à l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, mais a rejeté les conclusions présentées au titre des frais irrépétibles.
N° TA95-2403223(TA95-2403223)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 6 mars 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2503799(TA95-2503799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant à M. A un hébergement d’urgence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit des éléments concrets démontrant l’atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA95-2305058(TA95-2305058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 mars 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la fermeture administrative d’un restaurant pour un mois, sur le fondement du 3. de l’article L. 3332-15 du code de la santé publique. Le tribunal juge que les infractions de travail illégal (emploi de salariés étrangers sans titre et travail dissimulé) ne constituent pas des actes criminels ou délictueux en relation avec les conditions d’exploitation de l’établissement au sens de ces dispositions. Dès lors, le préfet a fait une inexacte application de la loi, et l’arrêté est annulé sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA95-2503440(TA95-2503440)
Suspension du permis de conduire pour alcoolémie. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la gravité de l'infraction (taux d'alcoolémie de 0,61 mg/l) justifie la suspension au nom de la sécurité routière, malgré les contraintes professionnelles invoquées par le requérant. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2413353(TA95-2413353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la copie de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en ce sens. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415224(TA95-2415224)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A E contestant les décisions du 19 octobre 2024 du préfet des Hauts-de-Seine lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment précisés. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou inopérants.
N° TA95-2413245(TA95-2413245)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait l'attribution d'un logement social adapté. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni complété son formulaire de requête. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2503830(TA95-2503830)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante russe, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La juge des référés constate qu’une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née le 9 février 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative fait obstacle au prononcé d’une mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3, en l’absence de péril grave. La requête est donc rejetée.
N° TA95-2503193(TA95-2503193)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car Mme B avait changé de statut (d'étudiant à "vie privée et familiale") et ne justifiait pas d'une perte d'emploi ou d'une opportunité professionnelle imminente. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414456(TA95-2414456)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante togolaise, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le juge a écarté comme manifestement infondé le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le moyen d'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté faute de précisions suffisantes, la requérante n'ayant produit aucune pièce à l'appui de ses allégations.
N° TA95-2502533(TA95-2502533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant pakistanais, contestant son assignation à résidence. Le requérant soutenait que la décision était entachée d'une erreur de droit, car il avait exécuté une précédente obligation de quitter le territoire et était revenu en France muni d'un titre de séjour espagnol en cours de validité. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la possession d'un titre de séjour délivré par un autre État membre ne permet pas un séjour de plus de trois mois en France sans remplir les conditions d'entrée. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application de l'article 21 de la convention de Schengen et du règlement (UE) n°2016/399.
N° TA95-2503148(TA95-2503148)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juge des référés constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît les conditions de l’article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l’urgence.
N° TA95-2502637(TA95-2502637)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en suspension et injonction concernant le refus implicite de sa demande de carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais de justice au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'instance, sans qu'il soit statué sur le fond du litige.