Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316601(TA95-2316601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision explicite de l'OFII du 2 février 2024 était suffisamment motivée et que, M. B bénéficiant de la protection subsidiaire, il ne pouvait plus prétendre aux conditions matérielles d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400535(TA95-2400535)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 16 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que ce classement, motivé par une appréciation sur le droit au séjour et non par le caractère incomplet du dossier, constitue un refus de titre de séjour entaché d’un défaut de motivation. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La décision se fonde sur les articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2400537(TA95-2400537)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié" au motif qu'il constituerait une menace pour l'ordre public (article L. 432-1 du CESEDA). Le tribunal a rappelé que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit la délivrance des titres de séjour pour activité salariée, excluant l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA sur l'admission exceptionnelle au séjour pour ce motif. Toutefois, le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2400583(TA95-2400583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le préfet avait motivé ce refus par l'utilisation d'une carte d'identité grecque contrefaite lors de l'embauche, estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que ce seul fait, en l'absence d'autres griefs, ne suffisait pas à caractériser une menace pour l'ordre public, entachant ainsi la décision d'une erreur d'appréciation.
N° TA95-2402135(TA95-2402135)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité d'un compatriote, ne suffit pas à établir que la présence de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.
N° TA95-2403681(TA95-2403681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, de nationalité marocaine, contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine d'admettre son fils au regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l'insuffisance de la superficie du logement de Mme B (37 m² pour 4 personnes, contre 42 m² requis en zone A bis). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition de logement s'apprécie à la date de la décision préfectorale et non à celle du dépôt de la demande, et que la superficie était effectivement insuffisante. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 1er août 2014 définissant les zones géographiques.
N° TA95-2403693(TA95-2403693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant moldave, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 12 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté et de la continuité de sa résidence en France depuis 2003, de son insertion professionnelle ou sociale, et en raison de son passé judiciaire. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant majeur, et a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle.
N° TA95-2405333(TA95-2405333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2405668(TA95-2405668)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme D, ressortissants haïtiens, demandant l’annulation de la décision de l’OFII du 22 février 2024 refusant le rétablissement de leurs conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que l’OFII avait procédé à un examen particulier de leur situation et qu’aucun entretien préalable n’était requis pour une demande de rétablissement, contrairement à la demande initiale. Il a également jugé que la décision de refus n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, dès lors que les requérants n’avaient pas justifié de leur absence aux convocations de l’OFII, ce qui avait motivé la cessation initiale des conditions matérielles d’accueil. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 522-1 et L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2406049(TA95-2406049)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l’illégalité du refus au regard de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui conditionne la délivrance d’un titre de séjour à l’absence de traitement approprié dans le pays d’origine. Il a jugé que M. A n’apportait pas la preuve que les soins requis n’étaient pas disponibles au Togo, et a écarté l’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l’arrêté préfectoral.
N° TA95-2406459(TA95-2406459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, de nationalité pakistanaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.
N° TA95-2503527(TA95-2503527)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant le renouvellement du titre de séjour de Mme B. La requérante ne démontre pas l'existence d'une décision administrative susceptible d'être suspendue, car ses demandes de titre de séjour, effectuées par courriel et courrier, ne respectent pas l'obligation de dépôt par téléservice prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le juge constate que la requête est manifestement mal fondée et la rejette sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2503884(TA95-2503884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au séjour, poursuite des études, liberté d'aller et venir) et une situation d'urgence. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cette procédure d'exception. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2503935(TA95-2503935)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue par le juge des référés, rejette la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge rappelle que la procédure de référé-liberté nécessite une situation d'urgence particulière et une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il constate que la requérante a déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour via le téléservice de l'ANEF, mais que l'administration n'a pas encore statué, et que l'urgence invoquée (perte d'emploi, de couverture santé et grossesse) ne suffit pas à caractériser une urgence telle qu'elle justifierait une intervention du juge dans un délai de 48 heures. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner plus avant le fond, en application des articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413803(TA95-2413803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A pour contester le refus du conseil départemental des Hauts-de-Seine de réviser le montant de son obligation alimentaire envers son épouse. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a rappelé que, selon les articles L. 132-6, L. 132-7 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles, les litiges relatifs à la fixation ou à la contestation de l'obligation alimentaire relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif.
N° TA95-2503893(TA95-2503893)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d’instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment l’impossibilité de travailler et la précarité, ne caractérisaient pas une situation d’urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2400784(TA95-2400784)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation de ses ressources, estimées stables et suffisantes. Le tribunal, appliquant les stipulations de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, juge que Mme B ne justifie pas de moyens d’existence suffisants sur les trois années précédant la décision, notamment en raison de revenus déclarés insuffisants en 2020. La décision préfectorale n’est donc pas entachée d’erreur d’appréciation.
N° TA95-2400897(TA95-2400897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant marocain. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la présentation d'une fausse carte d'identité italienne lors de l'embauche constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que ce seul fait, en l'absence d'autres griefs, ne suffit pas à caractériser une telle menace, entachant la décision d'une erreur d'appréciation. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2503799(TA95-2503799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant à M. A un hébergement d’urgence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit des éléments concrets démontrant l’atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA95-2403953(TA95-2403953)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant soudanais, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était infondé, faute de demande de communication des motifs par le requérant. Il a également écarté le moyen relatif à l'absence d'entretien d'évaluation de vulnérabilité, estimant que l'obligation d'un tel entretien, prévue à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne s'impose pas lors d'une demande de rétablissement après une cessation des conditions matérielles d'accueil.