Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceREJETE

N° TA95-2413562(TA95-2413562)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant la décision du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active (RSA). La requérante n'a pas produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, pourtant requis par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée le 25 septembre 2024, elle n'a pas fourni ce document dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2502915(TA95-2502915)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui ne satisfaisait pas à la condition posée par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l'urgence.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503705(TA95-2503705)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 12 mars 2025 par le juge des référés, rejette la requête de Mme B qui demandait la suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante invoquait l'urgence en raison du risque d'interruption de son stage universitaire obligatoire prévu en mars. Le juge estime que ces circonstances ne caractérisent pas l'urgence particulière requise pour une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'injonction et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502461(TA95-2502461)

Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise par Mme B, épouse A, ressortissante marocaine, vise à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour lui fixer un rendez-vous afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés rejette la demande, estimant que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il rappelle que si l'urgence est présumée pour les renouvellements de titres, elle doit être démontrée par des circonstances particulières pour une première demande, ce que la requérante, qui invoque sa situation irrégulière et ses problèmes de santé, ne fait pas. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2413073(TA95-2413073)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus d’inscrire son fils au collège Emile Zola de Suresnes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme C n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de la décision attaquée ou la pièce justifiant de la date de sa demande, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2504049(TA95-2504049)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Le Paname. Celle-ci demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 4 mars 2025 ordonnant la fermeture de son établissement pour trente jours en raison d’infractions à la réglementation sur le tabac. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le préjudice financier invoqué étant insuffisant face aux risques pour la santé publique. Il a également jugé que l’atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’entreprendre n’était pas établie.

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DécisionINJONCTION

N° TA95-2502408(TA95-2502408)

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne une demande du préfet du Val-d'Oise visant à ordonner l'expulsion d'un occupant sans titre d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a fait droit à la demande préfectorale, en application des articles L. 552-15 et R. 552-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que l'occupant se maintenait illégalement dans les lieux après la fin de sa prise en charge et une mise en demeure infructueuse. La solution retenue ordonne l'expulsion sans délai de l'intéressé, avec le concours de la force publique si nécessaire, au motif que son maintien compromettait le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile.

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DécisionREJETE

N° TA95-2418842(TA95-2418842)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 novembre 2024 par lequel le maire d'Eragny-sur-Oise mettait en demeure la société LPN Global Services de régulariser des travaux irréguliers sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, défaut de motivation, erreur de droit ou d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503907(TA95-2503907)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment la perte d'une offre d'emploi, ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La solution retenue est fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une requête manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503589(TA95-2503589)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît les conditions de l’article L. 521-3. Les conclusions indemnitaires sont également rejetées, le juge des référés ne pouvant statuer à titre provisoire sur ce point.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503585(TA95-2503585)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant à M. A, ressortissant bangladais, un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des éléments concrets sur sa situation personnelle et ses conditions de vie. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionAUTRE

N° TA95-2401917(TA95-2401917)

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, ordonnance de référé. Une professeure des écoles demande une expertise médicale pour évaluer l’intégralité de ses préjudices suite à une maladie professionnelle (dépression) reconnue imputable au service. Le juge des référés fait droit à la demande sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer les préjudices non couverts par l’allocation temporaire d’invalidité et distincts de ceux déjà indemnisés par un précédent jugement. Toutefois, l’expertise est limitée à la période postérieure à la consolidation de l’état de santé, fixée au 19 octobre 2021.

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DécisionREJETE

N° TA95-2301481(TA95-2301481)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Residential Property Fund 1, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux en Île-de-France pour 2021 concernant un immeuble à Suresnes. La société soutenait que des travaux de restructuration lourds (curage, désamiantage) avaient rendu les locaux impropres à toute utilisation, les excluant du champ de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'assujettissement à cette taxe ne dépend pas de l'occupation effective des locaux, mais de leur affectation au 1er janvier de l'année d'imposition, et qu'aucun changement d'affectation n'avait été déclaré conformément aux articles 1406 du CGI et 321 E de l'annexe III. En conséquence, la requête a été rejetée.

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OrdonnanceREJETE

N° TA95-2312137(TA95-2312137)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire mauritanien. La requête a été jugée irrecevable pour forclusion, car introduite plus de deux mois après la notification du rejet implicite de son recours gracieux, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a relevé que l'accusé de réception du recours gracieux mentionnait les voies et délais de recours, rendant le délai opposable.

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DécisionREJETE

N° TA95-2501649(TA95-2501649)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la RATP, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles voisins avant et pendant les travaux de connexion entre la station de métro Les Agnettes (ligne 13) et la future gare du Grand Paris Express (ligne 15), à Gennevilliers et Asnières-sur-Seine. Le juge a désigné un expert pour dresser un état des lieux, identifier les désordres éventuels, proposer des mesures de sauvegarde et, le cas échéant, déterminer les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la RATP visant à être autorisée à faire exécuter elle-même des mesures de sauvegarde a été rejetée, cette prérogative n'incombant pas au juge des référés.

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DécisionREJETE

N° TA95-2204156(TA95-2204156)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SNC AER 2, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage en Île-de-France pour les années 2019 à 2022. La société propriétaire d’un ensemble immobilier à Courbevoie soutenait que des travaux de restructuration lourde rendaient les locaux impropres à toute utilisation, les excluant du champ de l’article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’ampleur des travaux n’était pas établie comme rendant les locaux totalement inutilisables au 1er janvier de chaque année d’imposition, condition requise pour l’exonération. La demande subsidiaire de réduction de la surface taxable a également été rejetée.

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DécisionREJETE

N° TA95-2207428(TA95-2207428)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Charles de Gaulle Neuilly, qui sollicitait la réduction de la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage en Île-de-France pour les années 2020 et 2021. La société soutenait que ses locaux, initialement à usage de bureaux, avaient changé de destination pour devenir exclusivement des locaux de stockage. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 231 ter du code général des impôts, l'assujettissement à la taxe dépend de la déclaration de changement d'affectation prévue aux articles 1406 du même code et 321 E de son annexe III, et que la société n'avait pas effectué cette déclaration dans les délais requis. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.

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DécisionREJETE

N° TA95-2207513(TA95-2207513)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Norvic, qui contestait des actes de poursuite (mise en demeure et saisie administrative à tiers détenteur) pour le recouvrement de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 2021. Le tribunal a jugé inopérants les moyens relatifs à la motivation et à la compétence du signataire de la décision de rejet de sa réclamation, ainsi que celui tiré de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales, car la contestation portait sur le recouvrement et non sur l’assiette de l’impôt. Il a également rappelé que le moyen contestant le bien-fondé de la taxe relevait du contentieux de l’assiette et ne pouvait être invoqué dans le cadre d’une opposition à poursuites. La demande de la société a donc été rejetée.

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DécisionREJETE

N° TA95-2208723(TA95-2208723)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait la prescription de l'action en recouvrement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2012 et 2013. Le requérant soutenait que le délai de quatre ans prévu à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales était expiré. Le tribunal a jugé que l'administration avait interrompu ce délai par une mise en demeure notifiée le 31 janvier 2019, dont la validité de la notification n'a pas été contestée de manière probante. Par conséquent, la créance fiscale n'était pas prescrite et les saisies administratives à tiers détenteur du 13 janvier 2022 étaient fondées.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2406459(TA95-2406459)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, de nationalité pakistanaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.

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