Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2407154(TA95-2407154)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, l'erreur de fait, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413268(TA95-2413268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant une contrainte de France Travail pour un indu de 1 791,34 euros. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue le 11 mars 2025 par la première vice-présidente.
N° TA95-2403693(TA95-2403693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant moldave, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 12 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté et de la continuité de sa résidence en France depuis 2003, de son insertion professionnelle ou sociale, et en raison de son passé judiciaire. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B étant majeur, et a estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle.
N° TA95-2502078(TA95-2502078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles 3, 7, 13 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités allemandes et l'absence de preuve de défaillances systémiques en Allemagne.
N° TA95-2503527(TA95-2503527)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant le renouvellement du titre de séjour de Mme B. La requérante ne démontre pas l'existence d'une décision administrative susceptible d'être suspendue, car ses demandes de titre de séjour, effectuées par courriel et courrier, ne respectent pas l'obligation de dépôt par téléservice prévue à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le juge constate que la requête est manifestement mal fondée et la rejette sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2411281(TA95-2411281)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 11 mars 2025, a donné acte du désistement de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). L'AP-HP avait saisi le tribunal d'une demande d'interprétation d'un précédent jugement du 11 juillet 2024. Faute pour l'AP-HP d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande en ce sens, elle a été réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406049(TA95-2406049)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a examiné le moyen tiré de l’illégalité du refus au regard de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui conditionne la délivrance d’un titre de séjour à l’absence de traitement approprié dans le pays d’origine. Il a jugé que M. A n’apportait pas la preuve que les soins requis n’étaient pas disponibles au Togo, et a écarté l’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l’arrêté préfectoral.
N° TA95-2500744(TA95-2500744)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi après un renvoi du Tribunal administratif de Versailles, estime ne pas être compétent pour connaître du litige opposant la société Château de la Malle à France Travail au sujet d’une aide « emplois francs ». Il constate que le litige, relatif à la réglementation du travail, relève de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de l’établissement de la société requérante, situé à Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône). En conséquence, il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État pour règlement de la question de compétence, conformément à l’article R. 351-6 du même code.
N° TA95-2502668(TA95-2502668)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A B, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l'intéressé, postérieurement à l'introduction de la requête, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de certificat de résidence algérien, valable jusqu'au 24 mai 2025. En conséquence, le juge des référés a estimé que la demande de M. B était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2413425(TA95-2413425)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas respecté l'obligation de transmettre chaque pièce par fichier distinct, conformément à l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, M. A n'a pas fourni les pièces dans le délai imparti de quinze jours. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA95-2502813(TA95-2502813)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l'exécution de la décision n° 24-18 du 31 mai 2024 du président du SIGIDURS, ainsi que diverses mesures conservatoires et une provision. Le juge a constaté que la requête, bien que fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, invoquait également les articles L. 521-2 et L. 521-3 sans préciser le cadre procédural applicable, ce qui la rendait irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, le juge a rejeté la demande par ordonnance motivée, sans audience, en raison de son irrecevabilité manifeste.
N° TA95-2502920(TA95-2502920)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions aux fins d'annulation excédaient sa compétence, qui se limite à prononcer des mesures provisoires. La requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2413353(TA95-2413353)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la copie de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en ce sens. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410151(TA95-2410151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de six points de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, mais ce moyen a été jugé inopérant car l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève du juge judiciaire, non du juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne comportant qu'un moyen inopérant.
N° TA95-2403223(TA95-2403223)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 6 mars 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.
N° TA95-2403681(TA95-2403681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, de nationalité marocaine, contre le refus du préfet des Hauts-de-Seine d'admettre son fils au regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l'insuffisance de la superficie du logement de Mme B (37 m² pour 4 personnes, contre 42 m² requis en zone A bis). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition de logement s'apprécie à la date de la décision préfectorale et non à celle du dépôt de la demande, et que la superficie était effectivement insuffisante. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 1er août 2014 définissant les zones géographiques.
N° TA95-2400419(TA95-2400419)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 30 août 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. A, ressortissant marocain. La solution retenue est fondée sur une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ne démontrant pas que la seule présentation d'une fausse carte d'identité lors d'une embauche constitue une menace pour l'ordre public. Le tribunal écarte ainsi le motif principal du refus, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA95-2501649(TA95-2501649)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la RATP, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles voisins avant et pendant les travaux de connexion entre la station de métro Les Agnettes (ligne 13) et la future gare du Grand Paris Express (ligne 15), à Gennevilliers et Asnières-sur-Seine. Le juge a désigné un expert pour dresser un état des lieux, identifier les désordres éventuels, proposer des mesures de sauvegarde et, le cas échéant, déterminer les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la RATP visant à être autorisée à faire exécuter elle-même des mesures de sauvegarde a été rejetée, cette prérogative n'incombant pas au juge des référés.
N° TA95-2501344(TA95-2501344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 8 décembre 2023 annulant la cessation des conditions matérielles d’accueil de M. A, constate que l’Office français de l’immigration et de l’intégration a finalement rétabli l’allocation pour demandeur d’asile pour la période litigieuse. En conséquence, le tribunal déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’exécution, devenues sans objet. Il condamne toutefois l’Office à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA95-2416167(TA95-2416167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2212197 du 22 mars 2024, constate que l’administration n’a pas entièrement exécuté cette décision. Le jugement initial annulait le refus implicite d’abroger le retrait de la carte de résident de Mme A et enjoignait un réexamen de sa demande. Pour assurer l’exécution, le tribunal fixe un nouveau délai de soixante jours pour statuer par écrit sur la demande d’abrogation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.