Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 903/2613
N° TA95-2406459(TA95-2406459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, de nationalité pakistanaise, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.
N° TA95-2502078(TA95-2502078)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles 3, 7, 13 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités allemandes et l'absence de preuve de défaillances systémiques en Allemagne.
N° TA95-2502836(TA95-2502836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, un étudiant, afin d'obtenir des mesures lui permettant de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour en format papier et d'obtenir un récépissé. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que la requête était devenue sans objet, M. A ayant été convoqué pour déposer son dossier. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points, rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2413425(TA95-2413425)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas respecté l'obligation de transmettre chaque pièce par fichier distinct, conformément à l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, M. A n'a pas fourni les pièces dans le délai imparti de quinze jours. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA95-2503799(TA95-2503799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant à M. A un hébergement d’urgence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit des éléments concrets démontrant l’atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
N° TA95-2413268(TA95-2413268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant une contrainte de France Travail pour un indu de 1 791,34 euros. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue le 11 mars 2025 par la première vice-présidente.
N° TA95-2204335(TA95-2204335)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Les marchands de la cité, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. Ces rehaussements faisaient suite à une vérification de comptabilité portant sur la déduction d'amortissements excédentaires liés à la ventilation du prix d'acquisition d'un immeuble entre le terrain et la construction. La société soutenait que l'administration avait écarté à tort les méthodes de comparaison avec des ventes de terrains similaires et de coût de reconstruction, mais le tribunal a jugé que la méthode retenue par le service était fondée. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2503884(TA95-2503884)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au séjour, poursuite des études, liberté d'aller et venir) et une situation d'urgence. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que regrettables, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cette procédure d'exception. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2413784(TA95-2413784)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le refus d’orientation professionnelle en ESRP, ESPO ou unité d’évaluation, faute pour elle d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 241-35 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, Mme B n’a pas justifié avoir saisi l’autorité compétente avant de saisir le juge. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA95-2312137(TA95-2312137)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire mauritanien. La requête a été jugée irrecevable pour forclusion, car introduite plus de deux mois après la notification du rejet implicite de son recours gracieux, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a relevé que l'accusé de réception du recours gracieux mentionnait les voies et délais de recours, rendant le délai opposable.
N° TA95-2302677(TA95-2302677)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2012 à 2014, issues d'un contrôle sur pièces suite à une condamnation pour blanchiment aggravé. Le requérant invoquait notamment une motivation insuffisante de la proposition de rectification et l'absence de caractère imposable des fonds reçus de son père, présentés comme des prêts familiaux. La juridiction a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, en application des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et que l'administration avait légalement imposé les sommes dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités appliquées.
N° TA95-2416167(TA95-2416167)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2212197 du 22 mars 2024, constate que l’administration n’a pas entièrement exécuté cette décision. Le jugement initial annulait le refus implicite d’abroger le retrait de la carte de résident de Mme A et enjoignait un réexamen de sa demande. Pour assurer l’exécution, le tribunal fixe un nouveau délai de soixante jours pour statuer par écrit sur la demande d’abrogation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2204156(TA95-2204156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SNC AER 2, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et de stockage en Île-de-France pour les années 2019 à 2022. La société propriétaire d’un ensemble immobilier à Courbevoie soutenait que des travaux de restructuration lourde rendaient les locaux impropres à toute utilisation, les excluant du champ de l’article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’ampleur des travaux n’était pas établie comme rendant les locaux totalement inutilisables au 1er janvier de chaque année d’imposition, condition requise pour l’exonération. La demande subsidiaire de réduction de la surface taxable a également été rejetée.
N° TA95-2503589(TA95-2503589)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît les conditions de l’article L. 521-3. Les conclusions indemnitaires sont également rejetées, le juge des référés ne pouvant statuer à titre provisoire sur ce point.
N° TA95-2405740(TA95-2405740)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 8 avril 2024 refusant un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que le diplôme de master soit obtenu l'année même de la demande, condition non prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour ont été annulées par voie de conséquence. L'État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2501344(TA95-2501344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 8 décembre 2023 annulant la cessation des conditions matérielles d’accueil de M. A, constate que l’Office français de l’immigration et de l’intégration a finalement rétabli l’allocation pour demandeur d’asile pour la période litigieuse. En conséquence, le tribunal déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’exécution, devenues sans objet. Il condamne toutefois l’Office à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.
N° TA95-2501649(TA95-2501649)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la RATP, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles voisins avant et pendant les travaux de connexion entre la station de métro Les Agnettes (ligne 13) et la future gare du Grand Paris Express (ligne 15), à Gennevilliers et Asnières-sur-Seine. Le juge a désigné un expert pour dresser un état des lieux, identifier les désordres éventuels, proposer des mesures de sauvegarde et, le cas échéant, déterminer les causes et l'étendue des dommages futurs. En revanche, la demande de la RATP visant à être autorisée à faire exécuter elle-même des mesures de sauvegarde a été rejetée, cette prérogative n'incombant pas au juge des référés.
N° TA95-2401917(TA95-2401917)
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, ordonnance de référé. Une professeure des écoles demande une expertise médicale pour évaluer l’intégralité de ses préjudices suite à une maladie professionnelle (dépression) reconnue imputable au service. Le juge des référés fait droit à la demande sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer les préjudices non couverts par l’allocation temporaire d’invalidité et distincts de ceux déjà indemnisés par un précédent jugement. Toutefois, l’expertise est limitée à la période postérieure à la consolidation de l’état de santé, fixée au 19 octobre 2021.
N° TA95-2413528(TA95-2413528)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution du jugement du 5 juillet 2023. Le préfet du Val-d’Oise ayant fixé un rendez-vous pour le réexamen de sa demande, Mme B s’est désistée de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 mars 2025.
N° TA95-2301481(TA95-2301481)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS Residential Property Fund 1, qui sollicitait la décharge de la taxe sur les bureaux en Île-de-France pour 2021 concernant un immeuble à Suresnes. La société soutenait que des travaux de restructuration lourds (curage, désamiantage) avaient rendu les locaux impropres à toute utilisation, les excluant du champ de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'assujettissement à cette taxe ne dépend pas de l'occupation effective des locaux, mais de leur affectation au 1er janvier de l'année d'imposition, et qu'aucun changement d'affectation n'avait été déclaré conformément aux articles 1406 du CGI et 321 E de l'annexe III. En conséquence, la requête a été rejetée.