Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2104398(TA95-2104398)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A B et de la société Actual Conseil Transactions contestant une décision de la Commission nationale des sanctions du 28 septembre 2020. Cette décision leur infligeait une interdiction temporaire d'exercer l'activité d'agent immobilier avec sursis et une amende de 2 000 euros pour manquements aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Les requérants contestaient le bien-fondé des griefs retenus, notamment les obligations d'identification des clients et de vigilance, et invoquaient le caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'application dans le temps des dispositions du code monétaire et financier, en constatant que la Commission avait appliqué une version antérieure de l'article L. 561-40. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'instruction a été clôturée après mise en demeure du ministre de l'Économie, sans production de mémoire en défense.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503760(TA95-2503760)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision de suspension de son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de ce recours principal, la demande de suspension est irrecevable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502873(TA95-2502873)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a confirmé la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2213490(TA95-2213490)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL 3MIE, qui contestait des rappels de TVA (2015-2017) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2015-2016) suite à une vérification de comptabilité. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et le caractère non fictif des factures de ses fournisseurs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les impositions, les montants, les années et les motifs de droit et de fait, notamment en qualifiant les factures de "fictives" et en indiquant le fondement juridique des rappels de TVA. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2404759(TA95-2404759)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant mauritanien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de présence en France depuis 2018 et de l'insertion professionnelle stable du requérant. Il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié" dans un délai de trente jours. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502079(TA95-2502079)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la directive 2013/33/UE, celle-ci étant transposée en droit interne, et a considéré que l'état de vulnérabilité de M. A, évalué au niveau 1 sans caractère d'urgence, ne justifiait pas une erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA95-2503281(TA95-2503281)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 22 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit le retour pour deux ans. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car le recours au fond déjà introduit par l’intéressé suspendait de plein droit l’exécution de ces décisions, conformément aux articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Aucun texte n’a été appliqué au fond, la décision se limitant à constater l’irrecevabilité procédurale.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2412156(TA95-2412156)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant indien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la stabilité et de la pérennité de l'activité professionnelle du requérant, justifiée par des bulletins de paie et un contrat de travail à durée indéterminée. L'annulation du refus de titre de séjour entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

N° TA95-2502500(TA95-2502500)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour. Le désistement est intervenu après que le préfet a convoqué la requérante pour déposer son dossier. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant éteinte par le désistement pur et simple.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2412175(TA95-2412175)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant mauricien, contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'obligation de remettre le passeport et "l'annulation" des documents de séjour. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la situation professionnelle stable de M. A, qui justifiait d'une activité salariée continue et d'un contrat à durée indéterminée.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2403421(TA95-2403421)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant à M. A, ressortissant marocain, un titre de séjour. Le juge retient une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant, justifiant notamment d'une présence continue en France depuis 2012, d'un emploi stable depuis 2016 et de la présence de sa fille de nationalité française. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "salarié" dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA95-2401791(TA95-2401791)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante, de nationalité philippine, sollicitait son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA95-2502638(TA95-2502638)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, épouse A, visant à suspendre l'exécution des décisions du préfet du Val-d'Oise du 28 janvier 2025 portant retrait de son certificat de résidence algérien et obligation de quitter le territoire français sans délai. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a estimé les conclusions irrecevables, car la requête en annulation de cette décision avait déjà suspendu son exécution en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour le retrait du titre de séjour, le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionREJETE

N° TA95-2300888(TA95-2300888)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS APPRO TRANSPORT SERVICES, qui contestait un rappel d'impôt sur les sociétés et de TVA pour l'exercice 2015. L'administration fiscale avait estimé que des factures de la société Kayloc, pour un montant total de 240 440 euros, étaient fictives. Le tribunal a jugé que l'administration apportait des éléments suffisants pour établir le caractère fictif des factures, notamment l'absence d'identification précise de la société émettrice et sa radiation des registres. En conséquence, la charge de la preuve de la réalité des prestations incombait à la société requérante, qui n'a pas fourni de justifications suffisantes. La requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

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DécisionREJETE

N° TA95-2502623(TA95-2502623)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2501889(TA95-2501889)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui réside en France depuis près de trente ans, n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa promesse d'embauche. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte, ce dernier point n'ayant pas été examiné en raison du défaut d'urgence.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2410127(TA95-2410127)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, le recours ayant été introduit le 15 juillet 2024, bien au-delà du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions aux fins d'injonction et de frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2410102(TA95-2410102)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen de défaut de motivation et estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, en raison des redoublements successifs du requérant et de la production d'un faux titre de séjour, ce qui ne démontre pas une progression réelle et sérieuse dans ses études. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2414198(TA95-2414198)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A épouse B, ressortissante guinéenne, contestant le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour ne prive pas d'objet le recours contre un refus de séjour. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision à la demande de l'intéressée.

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DécisionREJETE

N° TA95-2100485(TA95-2100485)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL ESIC, qui demandait la condamnation de l’État (ministère des armées) à lui verser 10 080 euros TTC pour une formation non réalisée. Le tribunal a jugé qu’aucun engagement contractuel ferme n’était établi, faute de signature du devis ou de bon de commande, les échanges préparatoires ne valant pas contrat. En conséquence, la responsabilité contractuelle de l’État n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Résumé IA