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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 18 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des vices de procédure. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des textes précités et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovare, qui contestait le refus du préfet de la Marne d’enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser cet enregistrement en l’absence d’éléments nouveaux depuis un précédent refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire en 2022, et que la seule aggravation alléguée de l’état de santé n’était pas établie. La décision s’appuie sur les articles L. 235-1, L. 411-2, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet des Ardennes refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une régularisation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la commune de Doulaincourt-Saucourt, qui demandait une injonction au département de la Haute-Marne de statuer sur ses demandes de subventions. Le juge a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, conditions non remplies en l'espèce. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Marne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le droit au séjour des ressortissants togolais est régi par l'article 9 de l'accord franco-togolais du 13 juin 1996, et qu'il appartient à l'administration d'apprécier la réalité et le sérieux des études poursuivies. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait un arrêté du préfet des Ardennes du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a substitué la base légale erronée (5° de l'article L. 611-1 du CESEDA) par les 1° et 4° du même article, applicables à sa situation d'entrée irrégulière et de refus définitif d'asile. Il a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public, d'absence de délai de départ volontaire et de violation de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le préfet de l'Aube d'un déféré suspension visant à suspendre l'exécution d'un marché public conclu par la commune d'Aix-Villemaur-Pâlis pour la restauration de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption. Le préfet s'est ensuite désisté de son recours. Par une ordonnance du 26 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un simple constat de désistement, sans examen au fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté son incompétence matérielle, rappelant qu’en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Reims, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par le préfet de l'Aube d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un marché public conclu par le maire d’Aix-Villemaur-Pâlis pour la restauration d’une église. Le préfet s’est ensuite désisté de son action. Par une ordonnance du 26 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, le jugeant pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi de deux requêtes distinctes (n°2402233 et n°2402234) par M. A D et Mme C E, contestant les arrêtés du 2 août 2024 par lesquels le préfet de la Marne leur a refusé le renouvellement de leur autorisation provisoire de séjour et les a obligés à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de leur situation personnelle. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel la préfète de la Haute-Marne refusait à la SAS Energie Romain sur Meuse un permis de construire pour une centrale solaire au sol. Le tribunal a jugé que le projet, prévoyant une coactivité entre panneaux photovoltaïques et pâturage ovin, ne portait pas atteinte au caractère agricole de la zone A, conformément à l'article 1.1 du règlement du PLUi et à l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que la préfète ne pouvait légalement se fonder sur l'article R. 111-14 du code de l'urbanisme, inapplicable en présence d'un PLU, ni sur une charte départementale dépourvue de valeur juridique contraignante. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la société requérante.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné l'extension des opérations d'expertise déjà prescrites concernant les désordres affectant l'église Saint-Symphorien. Cette extension, sollicitée par M. F D, vise à mettre en cause la SMABTP en tant qu'assureur des sociétés Léon Noël, Art et Techniques du Bois et Hory Marçais, dont la responsabilité décennale est susceptible d'être engagée. La décision se fonde sur l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet d'étendre une expertise à des personnes non initialement parties.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par le maire de Charleville-Mézières sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé place Ducale, présentant des risques structurels (affaissement de linteaux et décrochage de corniche) constatés par le service communal d'hygiène et de sécurité. Le juge des référés a fait droit à la requête en désignant un expert, avec pour mission de constater l'état du bâtiment et d'évaluer le danger dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s'appuie sur les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui contestait le classement en catégorie 5M de ses locaux d'habitation pour le calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 2023. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions de M. A visant à engager des poursuites pénales contre des agents publics, ces demandes relevant de la compétence des juridictions judiciaires. Sur le fond fiscal, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que les caractéristiques de ses biens justifiaient leur maintien en catégorie 6, ni que l'administration avait commis une erreur en appliquant les articles 1388, 1496 et 1517 du code général des impôts. La demande de dommages et intérêts a également été rejetée, faute de lien avec le litige fiscal.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de Mme B tendant à la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due pour un logement loué en meublé de tourisme à Troyes. La requérante soutenait que le bien n'était pas imposable car intégralement destiné à la location via Airbnb. Le tribunal a jugé que, malgré un taux d'occupation élevé et un paramétrage automatique des réservations, Mme B disposait au 1er janvier 2023 de la faculté de modifier ou refuser les réservations, ce qui caractérisait une intention de conserver la jouissance du bien une partie de l'année. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 18 juillet 2024 prolongeant son assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a jugé que la prolongation de l'assignation à résidence était légale, dès lors que l'éloignement de M. B demeurait une perspective raisonnable et que la mesure n'était pas disproportionnée au regard des objectifs poursuivis. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 731-1 et L. 732-4, et écarte la violation de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E, ressortissant tunisien, contre l'arrêté du préfet de la Marne du 8 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B C, aide-soignante au centre hospitalier universitaire de Reims, qui demandait réparation pour un défaut de placement en congé de longue maladie. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la demande indemnitaire préalable de l'intéressée datant de 2019 et le recours contentieux n'ayant été introduit qu'en décembre 2023, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également constaté que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du préfet de la Marne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant béninois. Le tribunal juge que ce refus, motivé par la seule existence d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée, est entaché d'une erreur de droit. En effet, la demande de M. B, fondée sur les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et appuyée par des éléments nouveaux concernant sa fille, n'était ni abusive ni dilatoire, et son dossier était complet. Le tribunal enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé à M. B.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme tardive la requête de M. A contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a constaté que la décision du 13 juin 2025, notifiée le même jour avec mention des voies et délais de recours, devait être contestée dans un délai non franc de sept jours expirant le 20 juin 2025. La requête, enregistrée le 23 juin 2025, était donc manifestement irrecevable en application des articles L. 921-1 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.