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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, assorties de pénalités, consécutives à la cession de ses actions de la société Lumo en 2018. Le requérant contestait la prise en compte, dans le calcul de la plus-value, d'une clause de "claw back" et sollicitait la déduction d'un abandon de créance en compte courant d'associé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés au regard des articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts, qui définissent les modalités de calcul des gains nets de cession de titres.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle et de prélèvements sociaux pour 2019-2020, résultant de la qualification de revenus distribués (article 111-a du code général des impôts) suite à des avances de trésorerie sans intérêts consenties par une SARL à une SCI. En cours d'instance, l'administration a restitué l'intégralité des droits en principal, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux intérêts de retard et aux majorations pour manquement délibéré, en considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision applique les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d’inscription en deuxième année de licence à l’université de Reims Champagne-Ardenne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant, résidant hors de l’Union européenne, n’a pas régularisé son recours en faisant élection de domicile sur le territoire requis, comme l’impose l’article R. 431-8 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulier. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la requête de M. B qui demandait l’immatriculation de son véhicule pour transporter sa fille handicapée. Le juge constate que le litige, portant sur une mesure de police administrative, relève de la compétence territoriale du tribunal du lieu de résidence du requérant. M. B résidant dans le Bas-Rhin, le tribunal de Châlons-en-Champagne se déclare incompétent et rejette la requête sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube du 22 novembre 2024. Cet arrêté refusait son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le défaut de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour était sans incidence sur sa légalité. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante nigériane. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs de son refus à la requérante. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé dans les sept jours, sans autorisation de travail. Les frais de justice sont mis à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet de la Marne obligeait M. C A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de circulation. Le tribunal a relevé d'office que le requérant, résidant en France depuis 1972, bénéficiait d’un droit au séjour permanent en application de l’article L. 234-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français méconnaissait le champ d’application de l’article L. 251-2 du même code, qui exclut les citoyens de l’Union européenne titulaires de ce droit. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour erreur de droit, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation de la délibération du jury du master de psychologie sociale du travail et des organisations de l’université de Reims Champagne-Ardenne l’ayant déclarée ajournée et refusant son redoublement pour l’année 2022-2023. Le tribunal a jugé que l’ajournement était justifié au regard du règlement des études, car les notes obtenues dans deux unités d’enseignement étaient insuffisantes pour valider l’année. Concernant le refus de redoublement, le jury a souverainement apprécié la situation de l’étudiante, fondée sur des difficultés professionnelles et académiques, sans commettre d’erreur manifeste. La décision s’appuie sur le code de l’éducation et le règlement intérieur de l’université.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme D. Ces derniers demandaient d’enjoindre à la communauté de communes Vallée et Plateau d’Ardenne d’insonoriser une pompe à chaleur générant des nuisances sonores, invoquant une atteinte à leur droit à un environnement sain et à leur vie privée. Le juge a estimé que, malgré l’existence des nuisances, la condition d’urgence n’était pas caractérisée au regard des exigences de la procédure de référé-liberté. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant bangladais. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A par une décision explicite dans un délai d’un mois.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aube du 27 juin 2024 prononçant son expulsion du territoire français. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas de liens familiaux stables ou d'une insertion sociale suffisante, compte tenu de son casier judiciaire chargé et de son absence de contribution à l'éducation de son enfant. La mesure d'expulsion a donc été jugée proportionnée et conforme aux textes applicables.
Retrait de carte professionnelle d'agent de sécurité par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule cette décision pour insuffisance de motivation. La décision attaquée se bornait à citer les textes applicables (article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure) sans énoncer les faits précis reprochés à l'agent, ne permettant pas à l'intéressé d'en comprendre le motif. L'administration n'a pas justifié d'une urgence absolue qui l'aurait dispensée de motiver sa décision, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) portant retrait de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A. La juridiction retient que cette décision, révélée par la mention "non valide" sur le site du CNAPS, n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, aucune urgence ou circonstance exceptionnelle n'étant établie. Le tribunal condamne le CNAPS à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de M. A, attaché d'administration de l'État, contestant sa suspension conservatoire (arrêtés des 25 août et 4 décembre 2023) et la sanction disciplinaire de déplacement d'office (arrêté du 5 juin 2024) prises par le recteur de l'académie de Reims. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 (portant droits et obligations des fonctionnaires) et la prescription des faits, n'étaient pas fondés. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue confirme la légalité des décisions de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la demande de Mme A, agent hospitalier suspendue à titre conservatoire par le centre hospitalier de Joinville le 12 février 2024. La requérante contestait la légalité de cette suspension, invoquant l'absence de vraisemblance et de gravité des griefs, ainsi qu'un détournement de procédure. Le tribunal a appliqué l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, rappelant que la suspension est une mesure conservatoire justifiée par des griefs suffisamment vraisemblables. En l'espèce, les faits reprochés, issus d'un conflit entre agents, ne présentaient pas un caractère de vraisemblance suffisant pour présumer une faute grave, entraînant l'annulation de la décision de suspension.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, née du silence gardé par le préfet de la Marne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, car le préfet n'a pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sans astreinte. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante libérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Marne du 6 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure pour absence d'audition préalable, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la procédure suivie était régulière, la demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante haïtienne, visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de vulnérabilité, bien que contestée, avait été régulièrement menée. Il a également jugé que le refus n'était entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation, la requérante n'ayant pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France sans motif légitime.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, attaché d'administration hospitalière, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Joinville à lui verser une indemnité compensatrice de logement pour la période du 1er janvier 2018 au 31 août 2021. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de sa demande indemnitaire, cette décision ayant pour seul objet de lier le contentieux. Sur le fond, il a estimé que M. A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une concession de logement par nécessité absolue de service, car il n'occupait pas un emploi de direction ou de directeur des soins au sens du décret n°2010-30 du 8 janvier 2010. Par conséquent, sa demande indemnitaire a été rejetée.