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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 9 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la procédure prévue aux articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'avis du collège des médecins de l'OFII, étaient réguliers. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du même code, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Aube. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée limitée de séjour justifiée (cinq ans) et de l'absence d'attaches familiales en France. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de fait et de la méconnaissance des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la légalité des décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) a été confirmée.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A B contestant une décision de placement à l'isolement. Le juge a constaté que la requête, bien que recevable sur la forme, ne contenait l'exposé d'aucun moyen au soutien des conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci s'était bornée à transmettre des pièces (notification de refus des conditions matérielles d'accueil de l'OFII, attestation de demande d'asile, etc.) sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. B et Mme E, ressortissants arméniens, contre les arrêtés préfectoraux du 12 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois, et contre les arrêtés du 7 mai 2025 prolongeant leur assignation à résidence. Le tribunal a annulé les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, au motif que le préfet n'avait pas justifié de la compétence de leur signataire. En conséquence, les arrêtés de prolongation d'assignation à résidence ont également été annulés pour défaut de base légale. La solution retenue s'appuie sur les règles de compétence en matière de police des étrangers, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'incompétence du signataire et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Elle a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressé. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour un véhicule Mercedes Vito acquis aux Pays-Bas. Le juge a estimé que le requérant n’apportait pas d’éléments suffisants pour remettre en cause l’avis du centre d’expertise des titres, selon lequel le certificat d’immatriculation néerlandais était un faux et la facture d’achat présentait des anomalies. La décision s’appuie notamment sur l’article R. 322-5 du code de la route, qui impose au nouveau propriétaire de justifier de la régularité de la cession et de l’authenticité des documents. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d’injonction et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A, agent contractuel territorial, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le litige relève du contentieux de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l’article L. 829-1 du code général de la fonction publique, seul le juge judiciaire est compétent pour statuer sur la reconnaissance du caractère professionnel d’un accident pour un agent contractuel. La solution retenue est donc l’incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également jugé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans qu'il soit fait application des textes invoqués (articles L. 422-10, L. 422-12, L. 421-5, L. 421-6 du CESEDA et article 8 de la CEDH).
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, contestant l’arrêté du préfet de la Marne du 20 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance du droit d’être entendu et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l’arrêté était régulièrement signé par une autorité compétente et que le droit d’être entendu n’imposait pas d’audition préalable dans ce cas. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral assignant à résidence un étranger, a constaté que l’intéressé avait été placé en rétention administrative au centre de Metz après l’introduction de sa requête. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Nancy. Par ordonnance, il a donc transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'éloignement de M. A, ressortissant béninois. Le juge estime que le préfet de la Marne était tenu d'exécuter la peine d'interdiction du territoire français de cinq ans prononcée par une décision de justice définitive, rendant inopérante toute contestation de la légalité de l'arrêté préfectoral. Les moyens invoqués, notamment la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne caractérisent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est rejetée sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 27 juin 2024 ordonnant son expulsion du territoire français pour menace grave à l’ordre public. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que les condamnations pénales de l’intéressé justifiaient légalement la mesure d’expulsion au regard des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du syndicat intercommunal de gestion forestière de la Vôge de lui communiquer divers documents administratifs (comptes rendus, comptes, factures, etc.) pour la période 2018-2023. Le tribunal annule cette décision de refus, estimant qu’elle méconnaît les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, d’autant que la CADA avait émis un avis favorable. Toutefois, les conclusions à fin d’injonction sont rejetées comme devenues sans objet, M. B ayant déjà obtenu les documents demandés via une autre procédure contre une commune membre du syndicat.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 14 novembre 2024 par lequel le préfet des Ardennes refusait un titre de séjour à M. C, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que ces décisions portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que M. C, arrivé en France à huit ans, y avait effectué l'essentiel de sa scolarité, que sa famille (parents, frères et sœurs) y résidait et qu'il était père d'une enfant française avec laquelle il entretenait des liens réguliers.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet de la Marne avait retiré son titre de séjour et fixé le pays de destination pour son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour, en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A faisait l'objet d'une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français prononcée par le tribunal judiciaire. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de la Haute-Marne de lui communiquer des documents relatifs à un méthaniseur. En cours d’instance, les documents sollicités ont été transmis au requérant, qui s’est désisté de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le bien-fondé des moyens tirés de la méconnaissance des articles L.311-11 et L.311-14 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, attachée d'administration, qui contestait la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de dix-huit mois (dont six avec sursis) prononcée par le ministre de l'agriculture. Le tribunal a estimé que les faits d'insultes, d'agression physique envers sa supérieure hiérarchique et de suppression de fichiers informatiques étaient matériellement établis, constituant des fautes disciplinaires. Il a jugé que la sanction retenue n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des faits, commis en présence d'élèves et ayant nécessité l'intervention des forces de l'ordre. La décision s'appuie sur les articles 29 et 19 de la loi du 13 juillet 1983 (codifiés aux articles L. 530-1 et L. 532-1 du code général de la fonction publique).
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par le maire d’Éclaron-Braucourt-Sainte-Livière sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour examiner un immeuble appartenant à la SCI du Théâtre, présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande en ordonnant la désignation d’un expert, chargé de constater l’état du bâtiment et des mitoyens dans les 24 heures, et de donner son avis sur la gravité du danger. Cette décision s’appuie sur les dispositions précitées du code de la construction et de l’habitation ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.