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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 27 juin 2024 ordonnant son expulsion du territoire français pour menace grave à l’ordre public. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que les condamnations pénales de l’intéressé justifiaient légalement la mesure d’expulsion au regard des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A, agent contractuel territorial, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le litige relève du contentieux de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l’article L. 829-1 du code général de la fonction publique, seul le juge judiciaire est compétent pour statuer sur la reconnaissance du caractère professionnel d’un accident pour un agent contractuel. La solution retenue est donc l’incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour un véhicule Mercedes Vito acquis aux Pays-Bas. Le juge a estimé que le requérant n’apportait pas d’éléments suffisants pour remettre en cause l’avis du centre d’expertise des titres, selon lequel le certificat d’immatriculation néerlandais était un faux et la facture d’achat présentait des anomalies. La décision s’appuie notamment sur l’article R. 322-5 du code de la route, qui impose au nouveau propriétaire de justifier de la régularité de la cession et de l’authenticité des documents. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d’injonction et celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet de la Marne avait retiré son titre de séjour et fixé le pays de destination pour son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour, en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A faisait l'objet d'une peine complémentaire d'interdiction définitive du territoire français prononcée par le tribunal judiciaire. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "entrepreneur/profession libérale", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également jugé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans qu'il soit fait application des textes invoqués (articles L. 422-10, L. 422-12, L. 421-5, L. 421-6 du CESEDA et article 8 de la CEDH).
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également jugé que le refus était fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, Mme B n’ayant pas sollicité l’asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France sans motif légitime. Enfin, le tribunal a accordé l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a pris acte, par ordonnance du 2 juin 2025, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l’annulation de la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur refusant la restitution de points retirés de son permis de conduire pour de multiples infractions. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun examen au fond n’a été effectué.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Eurovia Champagne-Ardenne. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché subséquent de travaux routiers par le département des Ardennes, invoquant un défaut d'information sur les motifs de rejet de son offre et une modification des critères de sélection. Le juge a estimé que l'offre de la société requérante n'était pas irrégulière, mais a considéré que le département avait respecté son obligation d'information en transmettant un rapport d'analyse des offres détaillé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, notamment les articles relatifs à l'information des candidats évincés et à la régularité des offres.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité du demandeur, réalisée par un agent de l'OFII, était régulière, aucun élément ne permettant de remettre en cause la qualification de l'agent. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de suspension de permis de visite prise par la directrice du centre pénitentiaire de Troyes-Lavau, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que cette décision constitue une mesure de police administrative relevant de la compétence du tribunal du lieu de résidence de la requérante, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que Mme C résidait à La Valette-du-Var, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Toulon.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 13 000 euros pour préjudice moral et de 70 euros pour préjudice matériel, en raison de ses conditions de détention au centre de détention de Villenauxe-la-Grande entre janvier et novembre 2024. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 27 mai 2025. Par ordonnance du 2 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a donc été accordée.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Reims du 17 novembre 2023 autorisant la démolition du pont de Gaulle. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 2 juin 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A d’une demande d’effacement d’une mention figurant sur son fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ), qu’elle estimait nuire à son insertion professionnelle. Par une ordonnance du 2 juin 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a rappelé que, en application des articles 230-8 et 230-9 du code de procédure pénale, seul le procureur de la République ou le magistrat désigné peut ordonner un tel effacement, et non le juge administratif. La décision a été prise sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C D et de Mme B A. Les requérants contestaient les arrêtés du préfet de la Marne du 13 décembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français et du 5 mai 2025 les assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'absence d'examen complet de la situation, de la violation des droits de la défense, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du caractère disproportionné des mesures, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Marne du 28 avril 2025. Cet arrêté interdisait à M. B A d'exercer des fonctions d'encadrement sportif ou d'intervenir auprès de mineurs pour une durée de six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la perte de revenus invoquée par le requérant ne suffisait pas à caractériser une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du 14 avril 2025 lui refusant un permis de visite pour son compagnon détenu. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'était de nature à créer un tel doute, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, irrégularité de procédure, détournement de pouvoir) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovare, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le délai d'un mois écoulé depuis le dépôt de la demande n'étant pas excessif, et que l'utilité de la mesure n'était pas démontrée, faute pour le requérant d'établir le caractère complet de son dossier. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, annule la décision du 5 mai 2025 du directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme A C, ressortissante tunisienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité particulière de la requérante, mère isolée d'un jeune enfant et enceinte, sans ressources ni hébergement stable. Cette solution est fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur lors d'un refus.