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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de Reims du 30 avril 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration n’avait pas été méconnue, et que le refus, fondé sur l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C D et de M. E D, qui contestaient des arrêtés préfectoraux du 11 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit à être entendu, et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. Les textes appliqués sont les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Prestations viticoles marnaises d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII lui infligeant une contribution spéciale de 275 800 euros pour l’emploi de quatorze salariés ukrainiens sans titre de séjour autorisant le travail, en violation de l’article L. 8251-1 du code du travail. La société contestait la motivation, la régularité de la procédure, l’absence d’élément intentionnel et le montant disproportionné de la sanction. Le tribunal a examiné prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé de la créance, conformément à la jurisprudence, et a rejeté l’ensemble des arguments de la requérante, confirmant ainsi la légalité de la contribution spéciale fondée sur les articles L. 8253-1 et L. 8211-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A C, qui contestait un titre exécutoire émis par le lycée Jean-Baptiste Clément pour des frais de cantine scolaire impayés. La requête a été jugée tardive, car introduite le 30 janvier 2024, soit après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision le 11 octobre 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, constatant que la notification mentionnait les voies et délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a annulé l'arrêté du 18 avril 2025 par lequel le préfet de la Marne avait assigné à résidence M. A, ressortissant nigérian, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'éloignement de l'intéressé ne constituait plus une perspective raisonnable, dès lors que M. A avait engagé une procédure de réexamen de sa demande d'asile, ce qui faisait obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement. Par conséquent, les conditions posées par l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à la formation aux métiers de la sécurité privée, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que, le lieu d’exercice professionnel futur n’étant pas déterminé, la compétence devait être fixée au regard du siège de l’autorité décisionnaire, le CNAPS, situé à Paris. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par M. et Mme D de requêtes en annulation pour excès de pouvoir d'arrêtés du préfet du Bas-Rhin ordonnant leur transfert aux autorités croates. Le tribunal a constaté que, conformément aux articles R. 922-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale pour connaître de ces litiges relève du tribunal administratif de Strasbourg, siège de l'autorité préfectorale. En l'absence d'exception prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a ordonné la transmission des dossiers à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la CPAM de la Haute-Marne d’un recours subrogatoire contre le centre hospitalier intercommunal Nord-Ardennes (CHINA). La CPAM demandait le remboursement de 12 806,64 euros de débours exposés pour son assuré, M. A, à la suite d’une hospitalisation nécessaire pour retirer un guide de cathéter oublié lors d’un acte médical en 2014. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHINA sur le fondement de l’article L.1142-1 du code de la santé publique, estimant que l’oubli du guide constituait une faute engageant sa responsabilité. Il a également jugé que l’hospitalisation de M. A en juin 2016 était directement liée à cette faute, ouvrant droit à indemnisation pour la CPAM.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D, un personnel de direction, qui contestait son affectation au collège Robert de Sorbon. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le caractère de sanction déguisée de la décision. Le tribunal a écarté le premier moyen en se fondant sur le décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature, et le second en jugeant que l'affectation était justifiée par l'intérêt du service, sans intention de sanctionner l'agent. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C B A, qui contestait la suspension de ses indemnités et une amende de 53 000 euros infligées par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, ressortissante serbe, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle. Il a également estimé que la mesure d'éloignement était justifiée, la demande d'asile de Mme B ayant été définitivement rejetée, la Serbie étant considérée comme un pays d'origine sûr. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du caractère excessif de l'interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, étudiante en médecine, qui contestait la décision implicite de l'université de Reims Champagne-Ardenne de la déclarer ajournée faute de validation de son stage. La requérante soutenait que la décision méconnaissait l'article R. 632-39 du code de l'éducation et était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le stage effectué par Mme A à la fondation Adolphe de Rothschild n'était pas conforme aux exigences des articles R. 632-27 et R. 632-29 du code de l'éducation, notamment en raison de l'absence d'agrément du lieu de stage et de la durée non conforme. Par conséquent, la décision de l'université a été validée, et les conclusions de Mme A ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet des Ardennes du 12 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ne justifiant plus de la poursuite d'études. Il a également estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du 28 octobre 2024 par laquelle le préfet de l'Aube a refusé le regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement fonder son refus sur le motif tiré du non-respect des principes essentiels régissant la vie familiale en France, car ce motif, prévu à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne comportant pas de stipulation équivalente. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président de l’université de Reims Champagne-Ardenne de l’inscrire en première année de licence LLCER pour l’année 2024/2025. La décision attaquée était fondée sur le dépôt tardif de sa demande d’inscription, intervenue le 9 décembre 2024, bien après la date limite fixée au 4 septembre 2024 et le délai de dérogation au 1er octobre 2024. Le tribunal a jugé que le motif de santé invoqué par la requérante ne constituait pas une erreur de droit ou d’appréciation de la part de l’administration, et a donc confirmé le refus. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et l’arrêté de l’université fixant les périodes d’inscription.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme C D, ressortissante russe, contre un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante contestait notamment le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l’interdiction de retour. Le tribunal a annulé l’arrêté au motif que le préfet avait méconnu les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne prenant pas suffisamment en compte l’ancienneté et l’intensité des liens personnels et familiaux de Mme D en France, où résident sa fille et ses petits-fils. La solution retenue s’appuie également sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne s'est déclaré incompétent pour statuer sur la demande de la Fédération départementale des chasseurs de la Haute-Marne, qui réclamait le paiement de cotisations cynégétiques à la commune de Villiers-en-Lieu. Le tribunal a jugé que le recouvrement de ces contributions, relevant du droit privé et non d'une mission de service public, échappe à la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, il a renvoyé l'affaire au Tribunal des conflits pour déterminer la juridiction compétente, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la délibération du 11 juillet 2024 du jury de l’université de Reims Champagne-Ardenne refusant son admission en deuxième année d’études de santé. La requérante invoquait notamment une atteinte au principe d’égalité en raison de fraudes et de conditions d’examen anormales. Le tribunal a examiné les moyens soulevés au regard du code de l’éducation et du règlement intérieur de l’université, sans faire droit à ses demandes d’annulation et d’injonction. La décision confirme le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de Mme C et M. E B, un couple de ressortissants iraniens, qui contestaient les arrêtés du préfet des Ardennes du 14 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que les requérants ne pouvaient plus se prévaloir du droit de se maintenir sur le territoire français après le rejet définitif de leur demande d’asile par la CNDA. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation, sur le fondement des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.