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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B C d’un recours contestant le refus du conseil départemental de l’Aube d’attribuer la prestation de compensation du handicap (PCH) à son fils. Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à la PCH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente. Conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Troyes, territorialement compétent.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C B A, qui contestait la suspension de ses indemnités et une amende de 53 000 euros infligées par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation du tribunal restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Marne. Le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, ce qui rendait sa demande irrecevable en application des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a considéré que le refus était justifié car M. B n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la contestation d'un arrêté municipal interdisant une manifestation. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le représentant du syndicat requérant n'avait pas à produire une habilitation en raison de l'urgence propre à la procédure. Sur le fond, il a rappelé que la liberté de manifester est une liberté fondamentale devant être conciliée avec l'ordre public, et a examiné la légalité de l'interdiction au regard des articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure.
Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, suspend l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. et Mme B, ressortissants kosovars. La condition d'urgence est jugée satisfaite en raison de la situation de handicap de leurs enfants, notamment un enfant autiste, dont l'inscription en structure spécialisée est bloquée par l'absence de titre de séjour. Le tribunal retient également l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de motivation communiquée par l'administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la société Batimur d’une demande de condamnation du département des Ardennes au versement d’une indemnité d’ajustement de 1 222 702,54 euros, prévue par l’article 13.1.c du bail emphytéotique administratif conclu le 28 septembre 2010. Le département a soulevé une exception d’illicéité du contrat, estimant qu’il ne pouvait être qualifié de bail emphytéotique administratif au sens de l’article L. 1311-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a fait droit à cette exception, jugeant que le contrat confiait au preneur une mission de gestion courante des casernes, sans l’obligation de réaliser des investissements substantiels destinés à revenir à la collectivité en fin de bail, ce qui le rendait illégal. En conséquence, la demande indemnitaire de la société Batimur a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 599 euros. Le juge a estimé que l'indu résultait d'une omission volontaire de déclaration de revenus agricoles, ce qui constitue une fausse déclaration. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une telle situation fait obstacle à toute remise gracieuse, même en cas de précarité. La solution retenue est le rejet de la demande.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A C, qui contestait l'arrêté du 21 juillet 2023 mettant fin à son stage et la radiant des effectifs de la communauté d'agglomération. La requérante invoquait un vice de procédure (absence d'accès à son dossier individuel et au compte-rendu de la commission administrative paritaire) et une erreur manifeste d'appréciation sur sa valeur professionnelle. Le tribunal a jugé que le licenciement pour insuffisance professionnelle n'ayant pas de caractère disciplinaire, l'administration n'était pas tenue de communiquer le dossier individuel, et que l'absence de transmission du procès-verbal de la CAP, non sollicitée par l'intéressée, était sans incidence. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n° 89-229 du 17 avril 1989.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête du syndicat UNSA demandant l'annulation de deux délibérations du conseil municipal de Charleville-Mézières du 23 mai 2023, portant sur la mutualisation du service protocole et la création d'une direction communication-protocole. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que le comité social territorial avait bien été consulté, qu'aucune disposition n'imposait la transmission d'une fiche d'impact ni la mention du sens de l'avis dans la délibération. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 253-5 du code général de la fonction publique et L. 5211-4 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A contestant un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 2 268 euros pour la période de février à août 2023, notifié par la CAF de l'Aube. La demande de remise gracieuse de la dette a été jugée irrecevable, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, la décision mentionnant la nature de la prestation, le motif (non-paiement des échéances de prêt) et la période concernée. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision du 18 décembre 2023 par laquelle le conseil départemental de la Marne a refusé d’accorder une remise gracieuse à M. B pour un trop-perçu de RSA de 464,40 euros. Le juge estime que l’omission déclarative de l’emploi par le requérant était isolée et ne caractérisait pas une mauvaise foi, et que sa situation de précarité, notamment son incarcération, justifiait une remise totale. La solution s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-7 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours de M. C contre le rejet implicite de sa demande d'aide-ménagère au titre de l'aide sociale. Le département des Ardennes soutenait un non-lieu à statuer en raison d'une nouvelle décision du 16 juillet 2024, mais le tribunal a jugé que cette décision n'était pas définitive faute de mention des voies et délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que M. C remplissait les conditions de l'article 241 du règlement départemental d'aide sociale, car il n'était pas marié, n'avait pas d'enfant et ses parents étaient décédés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 111-4 et L. 121-3 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A C d’un recours pour excès de pouvoir contre des décisions du président du conseil départemental de la Haute-Marne refusant la délivrance de cartes de mobilité inclusion (mention "priorité" ou "invalidité" et "stationnement") ainsi que l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé que les litiges relatifs à la carte "invalidité" ou "priorité" et à l’AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 241-6, L. 241-3 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté ces conclusions comme portées devant une juridiction incompétente, renvoyant les parties à saisir le tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B C contestant la suspension de son droit au revenu de solidarité active (RSA). La requérante soutenait que le département de la Marne n’avait pas consulté la commission de recours amiable de la caisse d’allocations familiales, comme l’exige l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que la convention de gestion conclue entre le département et la CAF pouvait exclure cette consultation, ce qui était le cas en l’espèce. Par conséquent, le moyen a été écarté et la décision de suspension confirmée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. A contestant le trop-perçu de prime d'activité de 576,54 euros pour la période d'août 2022 à avril 2023 et le refus de remise gracieuse. Le juge estime que la CAF de la Marne était fondée à constater l'indu, M. A n'ayant pas déclaré les revenus de sa micro-entreprise, en application de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale. Concernant la remise gracieuse, le tribunal considère que la situation financière du requérant lui permet de rembourser sa dette, et que sa bonne foi n'est pas contestée, mais que cela ne justifie pas une remise au regard de l'article L. 845-3 du même code. Les conclusions de M. A sont donc rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. Il a également estimé que les éléments produits par la requérante, malgré une plainte pour proxénétisme et un suivi associatif, ne démontraient pas un risque réel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour au Nigeria au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de Mme C.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait entaché sa décision d’un défaut d’examen sérieux, en se fondant sur un avis incomplet de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qui ne mentionnait pas les ressources du requérant. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie notamment sur les articles L. 434-2, L. 434-7 et R. 434-19 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision de la CAF de la Marne du 18 octobre 2024 qui n’accordait qu’une remise partielle de 25 % sur un indu de prime d’activité de 1 429,05 euros, laissant 1 071,79 euros à la charge de M. B. Saisi en plein contentieux, le juge a accordé une remise totale de la dette, estimant que le requérant remplissait les deux conditions cumulatives de bonne foi et de précarité de sa situation financière, au sens de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de deux ressortissants arméniens, Mme D et M. C, contestant des arrêtés préfectoraux du 1er octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, un défaut d'examen de leur situation personnelle et professionnelle, ainsi que l'illégalité de l'interdiction de retour faute de prise en compte des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les requérants avaient été admis à l'aide juridictionnelle totale, a statué sur le fond. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur la base des moyens soulevés et des textes appliqués, principalement le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.