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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la maison des personnes handicapées de la Marne refusant l’allocation aux adultes handicapés. Le juge a constaté que ce litige relève, en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence de l’ordre administratif. Conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire de Reims, territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait des mesures d'urgence pour faire cesser des faits de "torture par la faim" et de harcèlement moral qu'il imputait à l'université de Reims Champagne-Ardenne. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas de précisions suffisantes sur les atteintes graves et manifestement illégales à ses libertés fondamentales, ni ne démontrait l'urgence justifiant une intervention en 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, d’une demande d’octroi de la nationalité française par filiation. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a rappelé qu’en vertu de l’article 29 du code civil, les contestations relatives à la nationalité relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 21 avril 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours dans le département. Le juge unique a écarté l’exception d’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français, devenue définitive, et a jugé que la mesure d’assignation, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’était pas disproportionnée. Il a estimé que les contraintes liées à l’obligation de pointage quotidien et à l’interdiction de sortie du département ne portaient pas une atteinte excessive au droit au travail, à la vie privée et familiale, ni à l’intérêt supérieur de l’enfant de M. B. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours pour excès de pouvoir de Mme E, ressortissante haïtienne, contre un arrêté de transfert aux autorités néerlandaises (27 mars 2025) et un arrêté d'assignation à résidence dans la Marne (24 avril 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que les décisions étaient légales et proportionnées, et a donc rejeté les requêtes. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la CEDH et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 septembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité du permis de conduire de M. C pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C n'a pas démontré que la perte de son permis l'obligeait à conduire lui-même pour ses déplacements professionnels ou qu'elle risquait d'entraîner son licenciement. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles tendant à la restitution du permis et au crédit de quatre points, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Marne invalidant les épreuves du permis de conduire de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de lien établi entre la perte du permis et la baisse d'activité de la société gérée par le requérant. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur l'article 43 du décret du 29 avril 2004 qui permet au préfet de déléguer sa signature au secrétaire général de la préfecture. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le requérant n'établit pas les risques invoqués en cas de retour au Bénin et que sa cellule familiale peut se reconstituer dans son pays d'origine. Il juge également inopérant le moyen fondé sur les dispositions abrogées de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et rappelle que l'éligibilité à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code, qui relève d'un pouvoir discrétionnaire, est sans incidence sur la légalité de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par les associations One Voice et Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 octobre 2023 autorisant la capture de 500 vanneaux huppés et 15 pluviers dorés à des fins scientifiques. Les requérantes contestaient notamment la méconnaissance de la directive européenne 2009/147/CE (directive Oiseaux), l'absence de motivation sur l'absence d'alternatives satisfaisantes, et l'incompétence de l'autorité signataire. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les associations ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car l'arrêté contesté ne portait pas une atteinte suffisamment directe et certaine aux intérêts qu'elles défendent. Les demandes d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la société roumaine Triion Construct SRL, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de contrôle, l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet, et contestait la qualification d'établissement stable en France au regard de la convention fiscale franco-roumaine du 27 septembre 1974. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la procédure était régulière et que l'administration avait correctement qualifié l'établissement stable de la société en France. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et des pénalités.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la société Benard, qui contestait une amende de 15 300 euros infligée par le DREETS du Grand Est pour des manquements aux règles d'hébergement des travailleurs (articles L. 761-1 et R. 716-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime). Le tribunal a jugé que la société était l'employeur des neuf salariés détachés et responsable de leur hébergement, même si le détachement débutait le lendemain, car elle les avait effectivement hébergés la nuit du 2 au 3 septembre 2022. Il a également écarté les moyens relatifs à l'absence de point lumineux au plafond, à la protection des ampoules, à la dérogation administrative non rétroactive et au caractère disproportionné de la sanction.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de placement en disponibilité d’office prise par le directeur du Groupement Hospitalier Sud Ardennes. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, et n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du département de la Marne de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Chancenay autorisant le CCAS de Saint-Dizier à traverser sa parcelle pour le portage de repas. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que l’acte attaqué était bien une décision faisant grief. Sur le fond, il a annulé cette décision au motif que le maire n’était pas compétent pour instituer une telle servitude de passage, en méconnaissance des règles de police municipale et du droit de propriété. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui contestait la délibération du 29 juin 2023 de la communauté urbaine du Grand Reims approuvant la modification n° 3 du plan local d'urbanisme d'Ormes. Le tribunal a jugé que la procédure de modification était régulière, notamment en ce qui concerne la convocation des conseillers et l'information des personnes publiques associées, et que le recours à une modification plutôt qu'à une révision était justifié au regard de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le classement des parcelles de M. A en zone agricole n'était entaché ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, et qu'il était compatible avec le schéma de cohérence territoriale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de M. A et a mis à sa charge les frais de justice.
Litige relatif au refus de France Travail d’accorder une prime de reclassement dans le cadre d’un contrat de sécurisation professionnelle. Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se déclare incompétent par ordonnance, estimant que ce contentieux relève de la compétence de la juridiction judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 1233-65, L. 1233-68, L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A, ressortissant nigérian, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Marne sur sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le requérant soutenait que le préfet n’avait pas communiqué les motifs de ce rejet implicite, malgré une demande en ce sens. Le tribunal a annulé cette décision implicite, constatant que l’administration n’avait pas respecté son obligation de communiquer les motifs dans le délai d’un mois prévu à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 8 janvier 2025 l'assignent à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure au regard du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles L. 731-1, L. 732-3 et L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que la mesure était proportionnée et ne portait pas une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir, ni ne violait les stipulations des conventions européenne et internationale invoquées. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives à l'assignation à résidence des étrangers faisant l'objet d'une mesure d'expulsion.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Bragelogne-Beauvoir pour l’aménagement d’un gîte. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’erreur de droit, faute de précisions suffisantes, et a jugé que le permis pouvait légalement être assorti de prescriptions spéciales, notamment l’interdiction de réaliser une place de stationnement le long de la route départementale, sans qu’il soit nécessaire de refuser le projet. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, qui permet d’accorder un permis sous réserve de prescriptions garantissant la sécurité publique.