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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de M. A... contestant un arrêté préfectoral d'assignation à résidence et une interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination, ces décisions étant devenues définitives. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen de la situation personnelle, de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne sont pas fondés. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 731-1, L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code précité.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. A..., ressortissant malien, contre un arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans, et assignation à résidence. La requête dirigée contre l'obligation de quitter le territoire a été jugée irrecevable pour tardiveté, en application des articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également rejeté la requête contre l'assignation à résidence, estimant que la mesure n'était pas disproportionnée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la vie privée et familiale de l'intéressé. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l’encontre de M. A..., ressortissant marocain. Le juge a considéré que la requête était irrecevable car la procédure spéciale de contestation des OQTF prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est exclusive du référé-suspension de droit commun (article L. 521-1 du code de justice administrative). Aucun changement de circonstances n’ayant été invoqué, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 avril 2025 de la commission de discipline du comité départemental de la Marne de la Fédération française de pétanque et jeu provençal (FFPJP). Cette décision infligeait à M. C... une suspension de dix ans et une amende de 1 000 euros pour des propos et une altercation violente envers un arbitre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant avait attendu plus de six mois après la décision pour saisir le juge des référés, sans justifier de circonstances particulières. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de la CAF des Ardennes de lui attribuer la prime d'activité pour la période d'août à octobre 2023. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 843-2 du code de la sécurité sociale, le droit à la prime d'activité n'est ouvert qu'à compter de la date de dépôt de la demande, soit le 23 novembre 2023, et non de manière rétroactive. Le moyen tiré de la prescription biennale de l'article L. 553-1 a été écarté, car il ne permet pas d'obtenir un versement antérieur à la demande. Enfin, le droit à l'erreur invoqué par le requérant, fondé sur la loi ESSOC, a été jugé inopérant pour contester le refus d'ouverture des droits.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant une décision de la CAF de la Marne relative à un trop-perçu de prime exceptionnelle. La requête a été jugée prématurée car la requérante avait saisi le tribunal d’un recours gracieux qu’elle aurait dû adresser à la CAF, sans attendre l’expiration du délai de réponse de cette dernière. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a considéré qu’il ne pouvait transmettre ce recours à l’administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la note de service du 28 octobre 2025 relative au déploiement du contrôle biométrique par badgeuses au CRNA Est. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison du risque d’atteinte à la vie privée des agents, et que le moyen tiré de la non-conformité du dispositif au décret n° 2025-912 du 5 septembre 2025 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment relevé que les badgeuses ne garantissaient pas le chiffrement et le stockage exclusif des données dans le badge, ni la suppression immédiate des données en cas de conformité des horaires, en méconnaissance des articles 2 et 4 du décret.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme B... E... et de Mme A... E... (n°s 2503330 et 2503331) dirigées contre les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 24 septembre 2025 les assignant à résidence dans la Marne pour 45 jours. Les requérantes, ressortissantes russes faisant l'objet d'un transfert vers la Croatie, contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, sa motivation, et invoquaient une erreur manifeste d'appréciation liée à leur état de santé. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) n° 604/2013.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la CAF de la Marne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 4 931,79 euros. Le juge a estimé que l’indu était fondé, M. A... ayant omis de déclarer les ressources de son épouse et de ses filles majeures ainsi que ses propres indemnités journalières. Il a également considéré que ces omissions répétées révélaient une absence de bonne foi, excluant toute remise gracieuse en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise de dette.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la CAF de la Marne du 22 juillet 2024, qui lui accordait une remise partielle de son indu de prime d'activité (527,37 euros) pour la période de novembre 2023 à janvier 2024, laissant 131,84 euros à sa charge. Le juge a estimé que l'indu était fondé, car Mme A... n'avait pas déclaré ses revenus fonciers, en méconnaissance des articles L. 842-3 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur de la CAF, faute de preuve. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la commune de Vaux-les-Mouzon comme manifestement irrecevable. La commune avait transmis des courriers de son maire enjoignant à des administrés de respecter les règles d’implantation de haies, sans former de conclusions en annulation ou en indemnité. La juridiction a rappelé que toute requête doit contenir un exposé des faits, moyens et conclusions, et être dirigée contre une décision administrative. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la SAS Quadria d’un recours de plein contentieux contestant un décompte de pénalités de retard de 9 786,04 euros émis par la communauté d’agglomération Ardenne Métropole. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 novembre 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de l'Université de Reims Champagne-Ardenne de l'inscrire en deuxième année de doctorat. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A... n'avait pas présenté de requête en annulation préalable ou concomitante à sa demande de suspension, condition pourtant exigée par l'article R. 522-1 du même code. En application de l'article L. 522-3, le juge a donc rejeté la requête sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., un ressortissant marocain, d'une demande d'injonction visant à obtenir l'examen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que l'attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée par le préfet de l'Aube en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Concernant la demande d'examen de la demande de titre de séjour, le juge a estimé que, compte tenu de cette délivrance, la condition d'urgence n'était pas remplie et a rejeté les conclusions. Enfin, le tribunal a admis provisoirement M. B... à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. et Mme B... qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la composition de la commission académique, celle-ci étant valablement constituée conformément à l'article D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également jugé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit, le recteur pouvant contrôler l'existence d'une situation propre à l'enfant. Enfin, le tribunal a estimé que l'appréciation de la situation de l'enfant par l'administration n'était pas entachée d'erreur manifeste et ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant au sens de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... et M. F... contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille. Les requérants soutenaient notamment une erreur de droit et une erreur d'appréciation sur la situation propre de l'enfant, ainsi qu'une composition irrégulière de la commission académique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la commission, estimant sa composition conforme aux articles D. 131-11-10 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi de deux requêtes identiques par Mme F... et M. E..., demandant l'annulation des décisions de la commission de l'académie de Reims ayant rejeté leurs recours contre les refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leurs deux enfants, sur le fondement du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation (situation propre à l'enfant). Les requérants soutenaient notamment une erreur de droit et une erreur d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que l'administration avait correctement apprécié l'absence de situation propre justifiant une instruction en famille et que la commission était régulièrement composée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le requérant, confié à l’aide sociale à l’enfance avant ses 16 ans, justifiait d’une formation sérieuse et de l’absence de liens avec son pays d’origine. La solution retenue se fonde sur l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance d’une carte de séjour temporaire sous ces conditions. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 29 avril 2025 refusant son titre de séjour pour soins. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis médical était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination n'étaient pas illégales par voie de conséquence et ne méconnaissaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.