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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait son transfert aux autorités maltaises (responsables de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III) et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté de transfert, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que la brochure d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ne lui avait pas été remise dans une langue comprise. En conséquence, l'arrêté de transfert étant légal, l'arrêté d'assignation à résidence fondé sur celui-ci l'est également.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Aube l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. Par conséquent, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de Mme B épouse A, qui contestait deux arrêtés du 19 juin 2024 refusant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur pour ses neveux. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation, sans commettre d'erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Geopetrol, refuse de transmettre cette question au Conseil d’État. La société contestait la conformité à la Constitution du troisième alinéa de l’article L. 132-16 du code minier, relatif à la redevance progressive des mines, en invoquant une incompétence négative du législateur affectant le principe d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal estime que la question est dépourvue de caractère sérieux, car la notion de « valeur de la production au départ du champ » est suffisamment encadrée par la loi et ses modalités d’application sont précisées par décret. En conséquence, les conditions de l’article 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 n’étant pas remplies, la transmission au Conseil d’État est refusée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Mme A... invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en raison de sa quasi-cécité et de la présence de ses trois enfants français, sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a estimé que, malgré ses liens familiaux en France, elle avait vécu la majeure partie de sa vie en Algérie, où résident son mari et deux autres enfants, et qu'elle n'établissait pas être dans l'impossibilité d'y bénéficier d'un accompagnement. La décision a donc jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 28 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de motivation irrégulière, jugeant la décision suffisamment motivée au regard du rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'établissant pas une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une erreur de fait et d’appréciation sur son intégration et sa situation professionnelle. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l’entrée irrégulière et de l’absence de titre de séjour, et non sur son intégration. Les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou manquant en fait.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné la désignation d’un expert pour examiner l’état de plusieurs immeubles situés rue Bourbon à Charleville-Mézières, suite à un incendie survenu le 25 septembre 2025. La commune, invoquant un danger pour la sécurité publique lié à des dégradations de toiture et des risques de chute d’éléments, a saisi le juge sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a fait droit à cette demande en nommant un expert chargé de constater l’état des bâtiments et d’évaluer la gravité du danger dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus d'enregistrement de titre de séjour de M. A, ressortissant russe. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui invoquait une promesse d'embauche et des difficultés familiales, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) au titre de l'année 2021. Le tribunal a jugé que les circonstances invoquées par le requérant (absence d'information sur la condition de ressources, état de santé, conseils d'un agent) étaient sans incidence sur le bien-fondé du refus. Il a constaté que M. B ne remplissait pas la condition de ressources exigée par l'article 200 quater du code général des impôts, que ce soit au titre de ses revenus de 2019 ou de 2020. Par conséquent, l'administration fiscale avait légalement refusé le bénéfice du crédit d'impôt.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de M. B, qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu pour 2018 et 2019. Ces rehaussements résultaient de la remise en cause par l'administration fiscale du caractère professionnel de son activité de location de meublés en Corse. Le tribunal a statué sur l'application de l'article 156 du code général des impôts, qui conditionne l'imputation des déficits industriels et commerciaux à une participation personnelle, continue et directe du contribuable. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le litige portait sur la qualification de l'activité (para-hôtelière ou simple location) et le droit aux déficits et au crédit d'impôt pour investissement en Corse.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de l'association L214 et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 avril 2023 autorisant la SARL A à exploiter un élevage de 90 000 volailles à Thieffrain. Le tribunal a d'abord jugé les associations recevables à agir, puis a écarté l'ensemble des moyens de légalité externe (insuffisance de l'étude d'impact et de l'étude de dangers) et interne (méconnaissance des articles L. 181-3 et L. 181-27 du code de l'environnement, incompatibilité avec le SDAGE). La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019. Le litige portait sur l'application du régime micro-foncier, que l'administration avait écarté en cumulant les revenus fonciers des deux foyers fiscaux du requérant (couple puis conjoint survivant). Le tribunal a jugé que le seuil de 15 000 euros prévu à l'article 32 du code général des impôts s'apprécie par foyer fiscal, mais que le cumul des revenus des deux foyers était légal car ils étaient distincts et que le montant total perçu par M. A dépassait ce plafond. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les rectifications et le montant total de 4 172 euros dû.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté du préfet de l'Aube du 18 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu au titre de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, et a estimé que ce droit avait été respecté lors de l'instruction de sa demande. Enfin, le tribunal a considéré que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA (admission exceptionnelle), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... née B... contestant l'arrêté du préfet de la Marne du 4 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment que sa demande de titre de séjour, fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait été examinée à tort sur le fondement de l'article L. 435-1. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu, en considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne pouvait ignorer, en sollicitant un titre, le risque d'une mesure d'éloignement en cas de refus.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. A., ressortissant belge, contestant l’arrêté préfectoral du 7 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de circulation de trente-six mois. Le requérant invoquait la violation de la présomption d’innocence (article préliminaire du code de procédure pénale) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal écarte le premier moyen, jugeant que les mesures de police administrative ne constituent pas une sanction pénale. Il rejette également le second moyen, estimant que l’atteinte à la vie privée et familiale n’est pas disproportionnée compte tenu de la durée de présence en France (incluant deux ans de détention), de l’absence d’enfant à charge et de la résidence des proches en Belgique.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant ivoirien. Le juge des référés admet le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision examine les conditions de l'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Marne lui refusant la carte mobilité inclusion mention "priorité" ou "invalidité". Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a jugé que, selon les articles L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du juge judiciaire spécialisé en contentieux technique de la sécurité sociale. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 septembre 2025 par laquelle le centre hospitalier de Langres avait suspendu à titre conservatoire M. A..., praticien hospitalier, et lui avait interdit l’accès à l’établissement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant bénéficiant du maintien de son traitement et n’apportant pas de précisions suffisantes sur la perte de rémunération liée aux gardes, ni sur les conséquences sur sa santé ou le fonctionnement du service. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution des décisions implicites de rejet du préfet de la Marne refusant le renouvellement du titre de séjour et l'octroi d'une carte de résident à M. et Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-10 et L. 433-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint au préfet de réexaminer les demandes et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.