9 276 décisions disponibles — page 92/464
Suspension d'agrément d'assistante familiale. Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 23 mai 2025 du président du conseil départemental de l'Aube. La condition d'urgence n'est pas caractérisée, les revenus du foyer de la requérante demeurant suffisants malgré la suspension.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de M. A et de Mme B épouse A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Aube du 27 janvier 2025 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, invoqué sur le fondement du droit de l'Union européenne, était inopérant. Il a également estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissaient les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions des requérants.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C A. Ce dernier demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal nord Ardennes à lui verser des dommages et intérêts et une indemnisation de ses droits au chômage. Le juge a estimé qu'il n'entrait pas dans son office, dans le cadre de cette procédure d'urgence, de prononcer une condamnation définitive. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne. Incompétence territoriale constatée, transmission au Tribunal Administratif de Nancy. Application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de justice administrative, en raison du placement du requérant au centre de rétention administrative de Metz.
Refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Marne à une ressortissante albanaise. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne annule cette décision pour défaut de motivation. La requérante avait demandé la communication des motifs de la décision implicite dans le délai de recours, sans obtenir de réponse dans le mois suivant, ce qui entache la décision d'illégalité en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Marne lui refusant l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Le tribunal a constaté que ce litige, portant sur une prestation familiale relevant du code de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Marne lui refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence et, en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015, a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Reims.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. B, ressortissant russe, contre un arrêté d’expulsion du 24 juillet 2024 et un arrêté d’assignation à résidence du 19 août 2024, pris par le préfet de la Marne. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et de l’erreur manifeste d’appréciation. Il a jugé que l’expulsion était justifiée par la menace grave à l’ordre public que constituait la présence de M. B, et que l’assignation à résidence était proportionnée et légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en excès de pouvoir par un couple de ressortissants arméniens, a annulé les arrêtés préfectoraux du 3 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur des actes, le préfet n'ayant pas produit de délégation de signature régulière en défense. Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré de l'incompétence, sans examiner les autres moyens soulevés, et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Cher lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie et de son insertion sociale limitée en France. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, ni méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme irrecevable la requête de M. B dirigée contre un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 9 juillet 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté datant du 7 juin 2025. La solution est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation préalable.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait le taux d'invalidité fixé par un médecin expert dans le cadre d'une procédure de renouvellement d'allocation temporaire d'invalidité. Le juge a estimé que l'avis du Dr C constituait une mesure préparatoire à la décision du conseil médical et non une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur les articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et les décrets du 2 mai 2005 et du 13 août 1968, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant le transfert de M. A vers la Norvège pour l’examen de sa demande d’asile, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel l’autorité ayant pris la décision a son siège, soit le tribunal administratif de Strasbourg. Par conséquent, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée le 16 mai 2025 et restée sans réponse. Cette irrecevabilité manifeste a été sanctionnée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités norvégiennes pour l’examen de sa demande d’asile. Le juge a constaté que, conformément aux articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale pour connaître de cette décision relève du tribunal administratif de Strasbourg, siège de l’autorité préfectorale. Aucune exception prévue par la réglementation n’étant établie, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction par ordonnance du 16 juillet 2025.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une ordonnance de la présidente de la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Fort-de-France. Le juge a constaté qu’il n’appartient manifestement pas à la juridiction administrative de connaître d’une contestation dirigée contre une décision du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite à la requérante, malgré sa demande formulée dans les délais, ce qui constitue un défaut de motivation en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a rappelé que l'admission exceptionnelle au séjour est subordonnée à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels, et qu'une simple promesse d'embauche ne suffit pas à les caractériser. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour contester la décision, notamment en ce qui concerne la vérification de ses actes d'état civil. Le tribunal a rappelé que l'administration n'est pas tenue de solliciter systématiquement les autorités étrangères pour vérifier un acte d'état civil, surtout lorsque celui-ci présente des signes manifestes de falsification. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 47 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet de la Marne a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a méconnu les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en raison de l'intensité des liens personnels et familiaux de M. B en France, où il réside depuis plus de cinq ans et y a été scolarisé. Il enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.