9 657 décisions disponibles — page 140/483
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la société Viamedis pour contester des titres de recettes émis par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Clermont-Ferrand, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur subséquentes. La société invoquait notamment la prescription de l'action en recouvrement, le paiement de certaines sommes, l'absence de transmission des titres et le non-fondé des créances. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation des saisies administratives à tiers détenteur était irrecevable faute de recours administratif préalable obligatoire devant le directeur départemental des finances publiques, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de la société Viamedis contestant des titres de recettes émis par le Centre Hospitalier Universitaire de Clermont-Ferrand, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur subséquentes. La société demandait l’annulation de ces titres pour divers motifs, notamment la prescription, le paiement déjà effectué, l’absence de transmission ou l’annulation par l’hôpital, ainsi que l’absence de fondement de certaines créances. Le tribunal a relevé d’office que les contestations portant sur l’exigibilité et le montant de la majorité des titres relèvent du contentieux du recouvrement, dont la compétence appartient au juge de l’exécution, et non au tribunal administratif statuant au fond. En conséquence, la solution retenue est un rejet partiel pour incompétence, sans se prononcer sur le bien-fondé des créances, en application des articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Loire du 7 décembre 2022 ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a également jugé que le requérant ne pouvait utilement invoquer l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, mais a examiné le moyen au regard du principe général du droit de l'Union relatif au respect des droits de la défense. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de remise prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-hellénique du 15 décembre 1999.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, ressortissant serbe, qui contestait la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 15 novembre 2022 fixant la Serbie comme pays de renvoi en exécution de sa peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à produire de preuve supplémentaire de la nationalité de l'intéressé, celle-ci ayant été établie par la condamnation pénale. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. C au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La décision s'appuie sur les articles 131-30 du code pénal et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Puy-de-Dôme le 26 juillet 2023. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à examiner d'office l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'avoir sollicité ce titre. Les autres moyens, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du même code, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de la préfète de l'Allier de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que Mme A était entrée en métropole depuis Mayotte sans l'autorisation spéciale requise par l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui rendait sa situation irrégulière. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du même code, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, ressortissante du Congo, qui contestait le refus de la préfète de l'Allier de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen réel de sa situation. S'agissant du fond, il a jugé que les ressources de Mme B, notamment l'avantage en nature lié à un logement prévu par un contrat de travail à durée déterminée expiré depuis près d'un an, ne pouvaient être considérées comme stables et régulières au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour de deux ans, fixation du pays de destination) prises par le préfet du Cantal le 28 décembre 2023. La décision a été jugée légalement fondée, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière et les documents médicaux présentés par le requérant présentant des signes de falsification non sérieusement contestés. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet du Puy-de-Dôme le 11 juillet 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. S'agissant du fond, il a jugé que M. A ne justifiait pas de l'intensité et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Puy-de-Dôme à une ressortissante comorienne. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie familiale stable en France avec son compagnon titulaire d'une carte de résident et leurs quatre enfants, dont trois sont français. Le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Allier le 19 septembre 2023. Le tribunal a jugé que le décès du conjoint survenu avant le dépôt d'une première demande de titre de séjour en qualité de conjointe de français ne permet pas de bénéficier des dispositions de l'article L. 423-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'appliquent qu'en cas de renouvellement d'un titre déjà délivré sur le fondement des articles L. 423-1 ou L. 423-2. La solution retenue est fondée sur les articles L. 423-1, L. 423-3 et L. 423-4 du CESEDA, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet du Puy-de-Dôme d’autoriser le regroupement familial pour sa compagne. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le refus était justifié car les revenus du requérant n’atteignaient pas le seuil requis par l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision a également été considérée comme non contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, ressortissante angolaise, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du CESEDA, dès lors que la requérante ne démontrait pas l'absence de traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence, du vice de procédure, de la violation de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B A, ressortissant surinamais, contestant son expulsion du territoire français prononcée par la préfète de l'Allier le 1er août 2024. Le tribunal a estimé que la présence de M. A constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses nombreuses condamnations pénales pour violences, extorsion, trafic de stupéfiants et port d'armes. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Combronde, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour obtenir l'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'un parking municipal. La commune s'est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Par une ordonnance du 28 mars 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B, ressortissant albanais, qui sollicitait l’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Puy-de-Dôme de réexaminer sa situation. Le juge a constaté que le préfet avait délivré un titre de séjour à M. B le 13 mars 2025, ce qui constituait une exécution complète de la mesure ordonnée, laquelle ne portait que sur le réexamen et non sur la délivrance d’un titre spécifique. La requête a donc été rejetée comme devenue sans objet, sans qu’il soit besoin de statuer sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte, par ordonnance du 28 mars 2025, du désistement pur et simple de l'association Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme (CCDH) dans son litige l'opposant au centre hospitalier Sainte-Marie. La requête initiale visait à obtenir l'annulation du refus implicite de communication de documents administratifs et une injonction sous astreinte. L'affaire est close sans qu'il soit statué au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de M. A qui sollicitait une contre-expertise médicale pour déterminer son degré d'invalidité. Le juge rappelle qu'il ne peut se substituer à l'administration ni ordonner des mesures d'instruction en dehors d'un recours contre une décision administrative ou d'une action en indemnité. En l'absence de toute décision administrative contestée, la requête est manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A d’un recours contre le refus implicite de la caisse primaire d’assurance maladie de lui verser l’indemnité temporaire d’inaptitude. Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, défini à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En application de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, ce contentieux est attribué aux tribunaux judiciaires. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu’il soit enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de la suspension de son contrat de travail par son employeur. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, justifiant une intervention sous 48 heures, n’était pas caractérisée, faute d’éléments probants sur une rupture imminente du contrat de travail. La requête a donc été rejetée, sans préjudice d’un éventuel recours en référé mesures utiles (article L. 521-3).