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Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C, étudiant, pour contester un second assujettissement à la taxe d'habitation au titre de l'année 2021 pour un montant de 777 euros. Le tribunal a constaté que le requérant et ses colocataires avaient déjà été imposés et s'étaient acquittés de la taxe pour la même année, après un premier dégrèvement partiel. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, l'administration ne pouvait émettre un second rôle supplémentaire pour la même période. Le tribunal a donc prononcé la décharge de cette cotisation de 777 euros.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SCI Sister et Bro, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. La société invoquait l’exonération pour vacance involontaire prévue à l’article 1389 du code général des impôts, en raison de travaux nécessaires à la location. Le tribunal a jugé que la vacance n’était pas indépendante de sa volonté, car l’acquisition d’un bien très dégradé ne constituait pas une circonstance involontaire, et que la société n’avait pas démontré avoir accompli toutes diligences pour le louer. La solution retenue est le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2022. Les requérants invoquaient la cessation de leur activité d'hôtellerie-restauration pour raisons de santé, mais le tribunal a estimé qu'ils n'avaient pas apporté la preuve que cette inexploitation était indépendante de leur volonté, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour les contribuables de démontrer que la cessation d'activité n'était pas liée à des choix personnels, comme le départ à la retraite.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A se disant Kai Chen, ressortissant chinois, qui contestait les décisions du préfet du Puy-de-Dôme du 4 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen réel de la situation, jugeant les décisions suffisamment motivées et signées par une autorité compétente. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été rejetés faute de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de statuer immédiatement sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'attestation de prolongation d'instruction dont elle disposait jusqu'au 7 avril 2025 lui permettait de justifier de la régularité de son séjour et de maintenir ses droits. En l'absence d'urgence justifiée dans un délai de 48 heures, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme E A veuve D et M. B D, qui demandaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices résultant du décès de M. C D, survenu en 2005 des suites d'un cancer du poumon contracté lors d'essais nucléaires. Le tribunal a jugé que leurs créances indemnitaires étaient prescrites en application de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter du décès en 2005, sans que les requérants puissent se prévaloir d'une ignorance légitime de leur créance. La solution retenue est donc le rejet pour prescription, sans examen du fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a annulé la décision du 11 janvier 2022 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité sud-est avait radié des cadres et admis en retraite anticipée pour invalidité un brigadier-chef de police. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré avoir recherché des solutions de reclassement ou d'aménagement de poste avant de prononcer la radiation, en méconnaissance de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 et du décret du 30 novembre 1984. Il a également estimé que les certificats médicaux produits par le requérant ne démontraient pas une inaptitude définitive à toute reprise d'activité, notamment sur un poste administratif adapté. L'État a été condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de MM. B et A C contestant la décision de la commission départementale d'aménagement foncier du Cantal du 16 juin 2021, relative au remembrement sur la commune d'Andelat. Les requérants soutenaient une atteinte à leur droit de propriété et une méconnaissance de la règle d'équivalence, invoquant une perte de superficie et de productivité ainsi qu'un allongement des distances. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'article 544 du code civil était inopérant, le remembrement étant fondé sur le code rural. Il a également estimé que la règle d'équivalence en valeur de productivité réelle, prévue aux articles L. 121-1, L. 123-1 et L. 123-4 du code rural et de la pêche maritime, était respectée, l'appréciation devant se faire sur l'ensemble du compte de propriété et non parcelle par parcelle.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022 en raison de la vacance de son logement. La requérante invoquait l’absence de chauffage et d’eau chaude due à un litige avec un installateur, mais n’a pas démontré que cette vacance était indépendante de sa volonté, condition requise par l’article 1389 du code général des impôts. Le tribunal a précisé que l’exonération ne nécessite pas une location antérieure, mais que la contribuable n’a pas justifié de démarches suffisantes pour remédier à l’inhabitabilité. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. et Mme D tendant à la décharge de la taxe d'habitation 2021 pour un logement à Abrest, qu'ils présentaient comme la résidence principale de Mme D. Le tribunal a jugé que, faute pour le couple marié de justifier d'une séparation de biens ou d'impositions séparées sur le revenu, ce bien devait être considéré comme une résidence secondaire, conformément aux articles 1407, 1408 et 1414 C du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2020 et 2021 concernant un logement à Mirefleurs. M. C soutenait ne plus occuper le bien depuis octobre 2019, mais le tribunal a jugé qu'il n'apportait pas la preuve qu'il n'en avait plus la disposition ou la jouissance au 1er janvier des années d'imposition, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait 6 000 euros en réparation du préjudice résultant de l’annulation de la décision du 3 août 2021 prolongeant son isolement. Le tribunal a jugé que l’irrégularité procédurale constatée (absence d’avis médical préalable) n’était pas la cause directe du préjudice allégué, faute pour le requérant d’en établir la réalité ou le lien de causalité. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 57-7-68, R. 57-7-64 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale, ainsi que sur le principe selon lequel une illégalité procédurale n’engage la responsabilité de l’État que si la même décision n’aurait pu être prise dans le cadre d’une procédure régulière.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La requérante sollicitait l’exonération temporaire de deux ans prévue à l’article 1383 du code général des impôts pour des travaux de reconstruction ou d’addition de construction. Le tribunal a jugé que cette exonération ne pouvait s’appliquer, les travaux n’étant pas achevés au cours des années en litige. La demande de révision de l’assiette fiscale a également été écartée, faute de précisions suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2022. Le juge a considéré que la vacance ou l'insalubrité du logement n'affecte pas le principe de l'imposition à la taxe foncière, établie d'après la valeur locative cadastrale conformément aux articles 1388, 1494 et suivants du code général des impôts. Concernant la superficie, le tribunal a estimé que l'administration avait correctement évalué le bien et que le requérant n'apportait pas de preuve suffisante pour contester les 92 m² retenus. Enfin, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est due indépendamment de l'utilisation effective du service, le tribunal rappelant qu'elle est légalement assise sur la valeur locative du bien.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 1er septembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production d’une attestation linguistique. Le tribunal a jugé que ce classement sans suite, fondé sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief, sauf à démontrer le caractère complet du dossier, ce que le requérant n’a pas établi. Il a également précisé que le récépissé de complétude préalablement délivré ne faisait pas obstacle à une demande de pièces complémentaires en cours d’instruction. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A se disant Aleksandre Bakanidze, qui contestait les décisions du préfet du Cantal du 29 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le requérant soutenait que ces décisions étaient entachées d'une erreur de droit car la décision de rejet de sa demande d'asile ne lui avait pas été notifiée avant leur édiction. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que, en application des articles L. 531-24 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit de se maintenir sur le territoire français de M. A avait pris fin dès la décision de rejet de l'OFPRA du 7 janvier 2025, rendue en procédure accélérée, et que la date de notification de cette décision était sans incidence sur la légalité des mesures contestées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A, qui demandait au juge d’enjoindre au préfet de l’Allier de lui attribuer un logement. Mme A avait été reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation, mais le tribunal a estimé que le préfet avait accompli les diligences nécessaires en soumettant son dossier à une commission d’attribution. La solution retenue est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui régit le recours en cas d’absence d’offre de logement.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme A, fonctionnaire, qui contestait le refus de prolongation de son activité et son admission à la retraite. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la perte de revenus invoquée étant une conséquence normale et prévisible de la limite d’âge. Il a également considéré qu’aucun doute sérieux n’existait sur la légalité des décisions, le maire étant en situation de compétence liée pour refuser une prolongation au-delà de la durée maximale de dix trimestres prévue par l’article L. 556-5 du code général de la fonction publique. La requête a été rejetée, incluant les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 14 mars 2025 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, ainsi que de l'article 17 du règlement précité. Il a jugé que la décision était légale, les autorités néerlandaises ayant accepté la reprise en charge de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône a ordonné son transfert aux Pays-Bas, État responsable de l'examen de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé et de ses liens familiaux en France. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, la signature étant régulièrement déléguée et la motivation suffisante, et a écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation des droits fondamentaux.