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Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par Mme A de deux requêtes en excès de pouvoir contre des décisions du président de Dijon Métropole refusant la prise en charge de frais de transport et d'anesthésiste liés à sa maladie professionnelle. En cours d'instance, la commune de Dijon a retiré les deux décisions contestées par des décisions du 28 mars 2025, non attaquées. Constatant que ces retraits privaient d'objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ukrainienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à sa situation personnelle et familiale. La demande d'indemnisation au titre des frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 22 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une erreur de droit et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2019 à 2021. Le litige portait sur la réintégration par l'administration fiscale de pensions alimentaires versées à son ex-épouse pour leur enfant mineur, que le contribuable estimait déductibles. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification n'était pas tardive et que, conformément au 2° du II de l'article 156 du code général des impôts, la déduction des pensions alimentaires est exclusive du rattachement de l'enfant au foyer fiscal du débiteur. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Saône-et-Loire de lui accorder un don de jours de repos pour 2023. La requérante invoquait notamment un non-respect du délai de réponse prévu par l’article 4 du décret n° 2015-580 du 28 mai 2015 et l’absence d’intention de cumuler ce don avec un aménagement de son poste de travail. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les nécessités de service, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique et du décret précité. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par la commune de Genlis d’une demande d’exécution d’une ordonnance de référé, a prononcé une astreinte de 1 000 euros par jour à l’encontre de la société Est Métropole, concessionnaire d’une zone d’aménagement concerté, pour défaut de communication des documents comptables et financiers exigés. La juridiction a considéré que cette société, chargée d’un service public, était soumise aux dispositions du livre IX du code de justice administrative (article L. 911-4). En l’absence de toute justification d’exécution, l’astreinte court jusqu’à la transmission complète des documents. La société a également été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. C A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 16 avril 2024 refusant sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, le préfet a fait droit à cette demande le 26 juillet 2024, et le requérant a confirmé le maintien de ses seules conclusions indemnitaires. Faute pour M. C A d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement d’office, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contestant le taux d’incapacité retenu pour l’attribution de l’allocation aux adultes handicapés et de la carte mobilité inclusion, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que, conformément aux articles L. 142-2 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs aux décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et du président du conseil départemental relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article 32 du décret du 27 février 2015, l’affaire a été transmise au tribunal judiciaire de Dijon (pôle social).
Contestation d’un retrait de points sur le permis de conduire. Le Tribunal administratif de Dijon se déclare incompétent au profit du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence du requérant pour les litiges relatifs aux décisions de police. Le requérant étant domicilié à Nanterre (92), le litige relève de la compétence territoriale de Cergy-Pontoise.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 6 mars 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation régulière ayant été publiée. Il a jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'un défaut d'examen particulier, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision au regard de la situation familiale et professionnelle de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’allocation aux adultes handicapés et de carte " mobilité inclusion ", s’est déclaré incompétent. Il a constaté que ces litiges relèvent, en application des articles L. 142-2 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Par ordonnance, il a transmis l’affaire au tribunal judiciaire d’Auxerre.
Le Tribunal administratif de Dijon annule le refus de permis de visite opposé à Mme B par la cheffe d'établissement du centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand le 27 novembre 2023. La décision est annulée pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 341-4 du code pénitentiaire. Le tribunal relève que la décision contestée ne permettait pas à la requérante d'identifier le fondement juridique exact ni les motifs de fait précis justifiant le refus. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen soulevé.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A. Ce dernier contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de Saône-et-Loire qui lui avait reconnu la qualité de travailleur handicapé. Le juge a estimé que M. A, ayant obtenu une décision favorable prise à sa demande, était dépourvu d'intérêt à agir pour la contester. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance, s'est déclaré incompétent pour connaître du litige. La requête de Mme B et M. D contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Nièvre maintenant M. D en institut médico-éducatif et refusant l'attribution de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ces décisions relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. En conséquence, le dossier a été transmis au tribunal judiciaire compétent.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui informait le tribunal d’un litige avec la commune de Chazeuil concernant le défaut d’entretien d’un terrain communal. La requête ne contenait ni conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, ni demande de condamnation pécuniaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut adresser d’injonctions à l’administration ni se substituer à elle en dehors des cas prévus par la loi. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant guinéen réfugié, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2024 ordonnant son expulsion et le retrait de son titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé pour des faits de violence, sa présence constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'expulsion ne méconnaissait ni son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni les protections liées à son statut de réfugié (article 33 de la Convention de Genève) ou à son état de santé, faute de démonstration d'une nécessité impérieuse contraire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus de l'académie de Dijon d'autoriser l'instruction en famille pour son enfant. La juridiction a constaté que la requête, bien qu'informant le tribunal du rejet, ne contenait aucune conclusion formelle tendant à l'annulation de cette décision administrative. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, cette absence de conclusions a été jugée comme une irrecevabilité manifeste, ne nécessitant pas de régularisation. Par conséquent, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'absence de vie familiale établie en France et le défaut d'autorisation spéciale pour quitter Mayotte.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération n° 2025-181 du 26 juin 2025 par laquelle la communauté d’agglomération de l’Auxerrois a approuvé la fusion de l’OPH "Office Auxerrois de l’Habitat" avec la société "AuxR Logis", sur le fondement de l’article L. 411-2-1 du code de la construction et de l’habitation. Les requérants, élus communautaires, invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’acte, notamment en raison de ses conséquences sur les fonctionnaires de l’OPH. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les éléments avancés ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou à la situation des requérants. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée en droit et en fait, et n'a pas retenu l'erreur de fait alléguée concernant les moyens de subsistance du requérant. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1 et L. 613-1) et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.