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Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 juin 2025 instituant une servitude de canalisation d'eau potable au profit du SIAEP Les Sources sur les parcelles de M. B. Le juge a estimé que le moyen unique soulevé, tiré de l'irrégularité de l'enquête publique en raison de travaux préalablement engagés sans autorisation, n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a considéré que l'engagement illégal de travaux n'entache pas nécessairement la régularité de la procédure ultérieure d'institution de la servitude prévue par le code rural et de la pêche maritime. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance du 30 juin 2025, a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui délivrer un quitus fiscal pour l'acquisition d'un véhicule en provenance d'Allemagne. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du recours pour excès de pouvoir.
Refus de visa de long séjour pour travail salarié. Le Tribunal administratif de Dijon se déclare incompétent territorialement. Il transmet la requête au Tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour les litiges relatifs aux visas consulaires en application de l'article R. 312-18 du code de justice administrative.
Mutation d’un agent public dans l’intérêt du service. Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir, a pris acte du désistement de M. B, agent de la région Bourgogne-Franche-Comté, après que son admission à la retraite pour invalidité est devenue définitive par un arrêté du 17 décembre 2024. La condition posée par le requérant à son désistement étant remplie, le tribunal a constaté l’extinction de l’instance. Les conclusions de la région au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant les Comores comme pays de renvoi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'examen, de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la régularisation de son dossier administratif suite au refus de la préfète de la Nièvre de lui délivrer un passeport. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, rappelant qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l’administration ou de lui adresser des injonctions à titre principal en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Dijon concerne un litige portant sur le refus implicite du préfet de la Côte-d'Or de restituer un passeport à M. B. Le juge, statuant en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant résidait à Amiens (Somme) à la date de la décision contestée, ce qui relève, en vertu des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code, de la compétence du tribunal administratif d'Amiens. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.
Responsabilité du département pour des faits commis par un mineur placé sous sa garde. Le Tribunal administratif de Dijon, par une ordonnance, donne acte du désistement d’instance et d’action de M. et Mme C, qui ont obtenu satisfaction par un accord amiable avec le département. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’est prononcée.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de l'Yonne à Mme B, ressortissante tunisienne. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, la préfecture n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la requérante. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une contrainte émise par la MSA de Bourgogne pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité. Le juge a constaté que l’opposition à contrainte, régie par les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, avait été formée le 21 juin 2025, soit près d’un an après l’expiration du délai de quinze jours suivant la notification de la contrainte intervenue le 24 juin 2024. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser, en raison de son irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme C d’une demande d’indemnisation pour un manquement à l’obligation d’information préalable et une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Nevers le 7 janvier 2021. Mme C s’est désistée de sa requête, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. La CPAM de la Côte-d’Or, exerçant un droit propre, a maintenu sa demande de remboursement de ses débours. Le tribunal a jugé que le défaut d’information n’avait pas de lien de causalité avec les préjudices, mais a retenu une faute médicale du centre hospitalier pour avoir poursuivi l’intervention malgré des adhérences importantes, engageant sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, retenant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que, malgré son emploi et sa paternité d'un enfant français, la présence en France depuis 2021, ses condamnations pénales et les plaintes pour violences conjugales justifiaient que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien de 1988.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et ses cinq enfants. Le tribunal constate que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite à M. B, malgré sa demande en ce sens, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de communication des motifs rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du préfet de l'Yonne du 18 novembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et l'obligeant à quitter le territoire. La décision de refus de séjour a été jugée entachée d'erreurs de droit, car le préfet s'est fondé sur un motif inopérant (la nature du titre saisonnier) et n'a pas examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par voie de conséquence, les décisions d'éloignement, de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante macédonienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 août 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une insuffisance de motivation, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la privation de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante centrafricaine. La requérante, qui résidait en France depuis seize ans, avait sollicité en vain la communication des motifs de ce refus implicite. Le tribunal a jugé que l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la décision était entachée d'un défaut de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet du Nord avait obligé M. C, demandeur d'asile soudanais, à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C bénéficiait d'une attestation de demande d'asile valide et du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que l'OFPRA statue. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français est illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an).
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui sollicitait une expertise médicale après une chute sur la voie publique à Marcigny. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, car l'excavation en cause ne constituait pas un obstacle anormal pour un usager attentif, et l'accident s'était produit en plein jour. En application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de Saône-et-Loire relative à son orientation professionnelle en tant que travailleur handicapé. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, car M. B n'a pas justifié avoir formé le recours préalable obligatoire devant la CDAPH, comme l'exigent les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental de la Nièvre de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " ou " priorité ". En application de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, les décisions relatives à ces mentions relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, le tribunal administratif s’est déclaré incompétent et a transmis l’affaire au tribunal judiciaire de Nevers.