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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui sollicitait une expertise médicale après une chute sur la voie publique à Marcigny. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, car l'excavation en cause ne constituait pas un obstacle anormal pour un usager attentif, et l'accident s'était produit en plein jour. En application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par Mme C d’une demande d’indemnisation pour un manquement à l’obligation d’information préalable et une faute médicale lors d’une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Nevers le 7 janvier 2021. Mme C s’est désistée de sa requête, et le tribunal lui a donné acte de ce désistement. La CPAM de la Côte-d’Or, exerçant un droit propre, a maintenu sa demande de remboursement de ses débours. Le tribunal a jugé que le défaut d’information n’avait pas de lien de causalité avec les préjudices, mais a retenu une faute médicale du centre hospitalier pour avoir poursuivi l’intervention malgré des adhérences importantes, engageant sa responsabilité sur le fondement de l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante macédonienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 août 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendue, une insuffisance de motivation, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la privation de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations conventionnelles invoquées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du préfet de l'Yonne du 18 novembre 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et l'obligeant à quitter le territoire. La décision de refus de séjour a été jugée entachée d'erreurs de droit, car le préfet s'est fondé sur un motif inopérant (la nature du titre saisonnier) et n'a pas examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par voie de conséquence, les décisions d'éloignement, de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par le département de la Côte-d’Or pour un indu de RSA de 10 762,89 euros. En défense, le département a informé le tribunal avoir annulé ce titre postérieurement à l’introduction de la requête. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et de décharge étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 24 février 2023 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires a refusé à Mme Julia Parthiot, conseillère pénitentiaire, le bénéfice d’un congé de longue maladie et l’a maintenue en congé de maladie ordinaire. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 822-6 du code général de la fonction publique. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'octroi du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire, cette compétence relevant de l'OFPRA et de la CNDA. Il a également jugé irrecevables les conclusions en suspension de l'obligation de quitter le territoire, les recours de M. A devant la CNDA ayant été rejetés avant l'introduction de sa requête. Enfin, les conclusions dirigées contre le refus de séjour ont été déclarées irrecevables en raison de l'inexistence matérielle de cette décision.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un indu d’aide personnelle au logement de 462 euros et demandait une remise gracieuse totale de sa dette. La CAF de Saône-et-Loire lui avait déjà accordé une remise partielle de 231 euros. Le juge a estimé que la requérante n’avait pas fourni de précisions suffisantes sur sa bonne foi ou sa précarité, et n’a pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale relatives aux aides au logement.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 13 septembre 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que le requérant justifiait de sa minorité par des documents d'état civil et des comptes rendus médicaux, et que le préfet n'avait pas démontré le caractère frauduleux de ces pièces. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée contraire à l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui protège les mineurs contre l'éloignement. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 7 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que le droit d’être entendu de M. B n’avait pas été méconnu et que la décision d’éloignement n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. Il a également jugé que l’interdiction de retour était justifiée et que les conclusions à fin de suspension de la mesure d’éloignement étaient devenues sans objet, le recours de M. B devant la Cour nationale du droit d’asile ayant été rejeté. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les principes généraux du droit de l’Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 28 novembre 2024 refusant un titre de séjour à M. D, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de son jeune enfant né en 2020, dont il contribue à l'entretien et l'éducation. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. D une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien se déclarant mineur, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne du 22 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation régulière ayant été publiée. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas sa minorité, permettant ainsi l'application des articles L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, retenant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que la décision était suffisamment motivée. Il a estimé que, malgré son emploi et sa paternité d'un enfant français, la présence en France depuis 2021, ses condamnations pénales et les plaintes pour violences conjugales justifiaient que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien de 1988.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral du 7 juin 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. En cours d’instance, la préfète de la Nièvre a retiré cet arrêté le 26 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en admettant provisoirement M. A à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule l'arrêté du 9 janvier 2025 par lequel le préfet du Nord avait obligé M. C, demandeur d'asile soudanais, à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C bénéficiait d'une attestation de demande d'asile valide et du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que l'OFPRA statue. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français est illégale, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an).
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires a refusé à Mme Julia Parthiot, conseillère pénitentiaire, le bénéfice d’un congé de longue maladie pour la période du 22 septembre 2021 au 22 mai 2022. La juridiction a retenu que cette décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et de l’article 34 de la loi du 11 janvier 1984 (repris à l’article L. 822-6 du code général de la fonction publique). Le tribunal a ainsi fait droit au moyen tiré du défaut de motivation, sans examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Saône-et-Loire concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a retenu un vice de procédure, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de l'Yonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette les conclusions accessoires des parties.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante centrafricaine. La requérante, qui résidait en France depuis seize ans, avait sollicité en vain la communication des motifs de ce refus implicite. Le tribunal a jugé que l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la décision était entachée d'un défaut de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Responsabilité du département pour des faits commis par un mineur placé sous sa garde. Le Tribunal administratif de Dijon, par une ordonnance, donne acte du désistement d’instance et d’action de M. et Mme C, qui ont obtenu satisfaction par un accord amiable avec le département. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’est prononcée.