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Le Tribunal administratif de Dijon annule la décision implicite par laquelle le préfet de l'Yonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et rejette les conclusions accessoires des parties.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 19 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante japonaise. La juridiction estime que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en jugeant que son parcours manquait de cohérence. Mme B poursuit un projet d'études sérieux visant à intégrer un master de psychologie infantile, et la période sans inscription entre juin 2024 et février 2025 ne remet pas en cause le caractère réel de ses études. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée, et le préfet est enjoint de délivrer le titre de séjour sous deux mois. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 août 2024 ordonnant son expulsion. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant que la commission d'expulsion avait été régulièrement constituée et que le préfet avait bien eu connaissance de son avis. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé et que la menace grave pour l'ordre public était caractérisée, au vu de ses condamnations pénales. La solution retenue est fondée sur les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. A avait été respecté lors de son audition par les gendarmes. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré sa présence en France depuis 2010 et sa scolarité, en raison de l'absence de liens familiaux suffisamment étroits. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Beaune refusant à la société O'100dwich une autorisation d'occupation du domaine public pour une terrasse estivale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. La société requérante n'a pas apporté d'éléments comptables suffisants pour démontrer un préjudice grave et immédiat, malgré ses allégations de perte de chiffre d'affaires. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre un refus de bourse sur critères sociaux, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Besançon, seul compétent car la décision attaquée émanait de la rectrice de région académique dont le siège est à Besançon.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 26 juin 2025, du désistement pur et simple de la société Thevenin et Ducrot distribution. Cette société avait initialement demandé l'annulation d'une décision du ministre de la transition écologique retirant des certificats d'économies d'énergie. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a prononcé la clôture de l'instance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI de Chauffailles, qui demandait l’annulation d’une décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux prise par le maire de Chauffailles. La société n’avait pas joint l’acte attaqué à sa requête, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 6 juin 2025, elle n’a pas produit la décision contestée dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc prononcé le rejet sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par le préfet de Saône-et-Loire d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Viré pour une maison individuelle, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le préfet soutenait que le maire aurait dû surseoir à statuer en application de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme, le projet étant de nature à compromettre l’exécution du futur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a rejeté la demande du préfet, jugeant que le projet n’était pas de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l’exécution du futur PLUi, et que le classement de la parcelle en zone agricole stricte n’était pas opportun.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'agriculture acceptant sa démission et demandait des indemnités. Le juge a constaté que M. A n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, rendant ses conclusions en annulation irrecevables sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Ses conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour absence de décision préalable de l'administration sur sa réclamation. Enfin, la demande de "réactualisation de sa feuille Assedic" a été écartée comme dépourvue de moyens intelligibles.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de l'association Ligue de protection des oiseaux Bourgogne Franche-Comté (LPO BFC) demandant l'annulation de l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a accordé un permis de construire à la société Ferme d'Akuo 11 pour l'implantation d'une centrale photovoltaïque au sol à Liernais. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de l'étude d'impact, l'irrégularité de la procédure d'enquête publique, l'absence d'autorisation de défrichement et de dérogation "espèces protégées", ainsi que les erreurs de droit et d'appréciation alléguées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'environnement, le code forestier, le code de l'urbanisme, la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 et le décret n° 2024-318 du 8 avril 2024.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (1ère chambre) concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. et Mme B contre un arrêté du maire de Sougy-sur-Loire du 25 avril 2023 portant non-opposition à une déclaration préalable pour la création d'un tunnel de stockage agricole. Le tribunal examine la recevabilité de la requête au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, qui conditionne l'intérêt à agir du requérant à la démonstration d'une atteinte directe à ses conditions d'occupation ou de jouissance de son bien. Il rappelle que le voisin immédiat justifie en principe d'un intérêt à agir s'il apporte des éléments suffisamment précis sur la nature, l'importance ou la localisation du projet, sans exiger la preuve du caractère certain des atteintes alléguées. La solution retenue est que le tribunal se prononce sur la recevabilité au vu des éléments versés au dossier par les parties.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Côte-d'Or de renouveler les documents de circulation pour étrangers mineurs de ses deux enfants. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a estimé que les enfants ne remplissaient aucune des conditions strictes de l'article 10 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit de manière complète leur situation, et que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas applicables.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule le titre de recettes émis par le maire du Val-Larrey pour réclamer à M. C le coût de la démolition de sa maison menaçant ruine. La commune avait procédé d’office à cette démolition sans avoir obtenu au préalable l’autorisation du juge judiciaire statuant en référé, comme l’exige l’article L. 511-16 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, les frais de démolition ne peuvent être mis à la charge du propriétaire, et M. C est déchargé de l’obligation de payer la somme correspondante.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B visant à annuler une décision d'expulsion. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait une facture de la commune de Montceau-les-Mines pour une taille de haie. Le juge a constaté que la requête ne contenait l’exposé d’aucun moyen et n’avait pas été régularisée dans le délai de recours, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans instruction préalable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, proviseur du lycée Montchapet, contestant le refus du recteur de l’académie de Dijon de lui accorder une dérogation à l’obligation de résider sur son lieu d’affectation pour l’année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé que le moyen tiré du délai de notification de la décision était sans incidence sur sa légalité et que celui relatif à une atteinte au droit à la déconnexion était inopérant, l’obligation de logement ne pouvant être assimilée à un temps d’astreinte. La solution retenue s’appuie sur les dispositions combinées du code de l’éducation, du code général de la propriété des personnes publiques et du décret n°2001-1174 du 11 décembre 2001.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance du 26 juin 2025, a donné acte du désistement de M. A B. Ce dernier contestait une décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul et un retrait de points consécutif à une infraction. Le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, M. B est réputé s'être désisté de l'ensemble de sa requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que son mariage récent avec un Français et sa présence irrégulière en France ne suffisaient pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de trois points de son permis de conduire. La requérante soutenait ne pas avoir commis l'excès de vitesse reproché, contestant ainsi la matérialité de l'infraction. Le juge a rappelé que ce moyen est inopérant devant le juge administratif, la contestation de la réalité de l'infraction relevant du juge judiciaire. En application de l'article L. 223-1 du code de la route, le paiement de l'amende forfaitaire vaut reconnaissance de l'infraction. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.