12 920 décisions disponibles — page 151/646
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant l’appréciation de l’inspecteur du permis de conduire lors de son épreuve pratique. Le juge a rappelé que les candidats ne peuvent demander l’annulation du résultat d’une épreuve isolée, ni de l’avis de l’inspecteur, car la décision de délivrance appartient au préfet. Il a également souligné que l’appréciation de la compétence d’un candidat par l’inspecteur relève d’un pouvoir souverain insusceptible d’être discuté devant le juge de l’excès de pouvoir. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 221-1-1 et D. 221-3 du code de la route, ainsi que l’arrêté du 20 avril 2012.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que seize décisions de retraits de points. Le tribunal a relevé que le ministre avait supprimé les mentions litigieuses et que le permis de M. A était désormais valide avec douze points, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B E d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 6 juin 2025 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil des demandeurs d’asile. Par un courrier du 12 juin 2025, le requérant s’est désisté de son instance sous condition qu’un autre recours (n° 2502041) soit enregistré contre la même décision. Constatant que cette condition était remplie, la magistrate désignée a donné acte du désistement pur et simple par ordonnance du 17 juin 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 9 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, la demande d’asile de Mme D ayant été définitivement rejetée par l’OFPRA et la CNDA. La solution retenue confirme la légalité de l’obligation de quitter le territoire français, du délai de départ volontaire de trente jours et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la cotisation foncière des entreprises (CFE) mise à sa charge en 2024 pour la location d’une yourte et d’un kerterre. La requérante invoquait des arguments budgétaires et personnels, sans soulever de moyen juridique pertinent. Le juge a estimé que ces moyens étaient inopérants pour contester le bien-fondé de l’imposition. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen des dispositions du code général des impôts relatives aux exonérations.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Châtillon-sur-Seine de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête le 27 mai 2025. Par ordonnance du 16 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de l'Earl des Durandines, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or relative à l'instruction de sa demande d'aide bovine pour la campagne 2024. La société se bornait à affirmer que la décision était erronée quant au nombre d'animaux déclarés et aux montants, sans fournir aucune précision ou pièce justificative. Le juge a estimé que ces moyens n'étaient pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par ordonnance, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait le refus implicite du préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Nièvre orientant un mineur vers un IME ou un SESSAD, s’est déclaré incompétent. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces litiges relèvent de la compétence exclusive des juridictions judiciaires. Par conséquent, l’ordonnance transmet l’affaire au tribunal judiciaire de Nevers (pôle social).
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du syndicat intercommunal à vocation multiple du Louhannais de lui accorder des congés bonifiés. En cours d’instance, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement volontaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Urbencea. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°2 d’un marché public de la commune de Cheny, au motif qu’elle n’avait pas participé à une visite obligatoire des lieux. Le juge a estimé que cette visite obligatoire, prévue par le règlement de consultation, constituait une exigence de fond et que la société, en ne s’y présentant pas, avait remis une offre irrégulière. La solution retenue est fondée sur les articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique, le juge considérant que le pouvoir adjudicateur n’a pas méconnu le principe d’égalité de traitement en écartant l’offre sans phase de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A par le préfet de l'Yonne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières, son activité professionnelle étant exercée illégalement en raison de son séjour irrégulier. La requête a été rejetée par ordonnance selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du compte rendu d’entretien professionnel 2024 d’une agente contractuelle de l’État, présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait l’urgence en raison de l’imminence d’une décision sur le renouvellement de son contrat de projet. Le juge estime que le compte rendu litigieux, bien que pris en compte dans cette procédure, n’a pas d’effet direct et immédiat sur ses fonctions ou sa rémunération, ce qui ne caractérise pas une situation d’urgence au sens des dispositions précitées. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la requête est rejetée sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat CFDT Interco de l'Yonne. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 10 juin 2025 refusant une décharge d'activité de service pour une réunion syndicale, au motif d'une atteinte grave à la liberté syndicale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le syndicat n'apportant pas la preuve de circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai, malgré des refus antérieurs. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la recevabilité ou le bien-fondé des autres moyens.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 159,48 euros réclamé par la CAF de l'Yonne, après que celle-ci n'a accordé qu'une remise partielle de 53,16 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a constaté que la requérante n'avait pas fourni, malgré une demande de régularisation notifiée le 3 mai 2025, les précisions suffisantes pour établir la précarité de sa situation justifiant une remise totale. En application des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable faute de motivation suffisante, a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a jugé que M. A ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison de son absence totale aux enseignements en 2023-2024 et de réorientations incohérentes, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Côte-d'Or de remettre à M. A, ressortissant ukrainien réfugié, le titre de voyage qui lui avait été accordé le 28 mars 2024. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas exécuté sa propre décision depuis près de quinze mois, ce qui constituait une atteinte grave et urgente à la liberté d'aller et venir du requérant, celui-ci ayant prévu un voyage en Espagne. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de quinze jours. La décision se fonde sur les articles L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la délibération du 11 juillet 2022 du conseil municipal de Semur-en-Auxois autorisant la cession de parcelles et la création d'une servitude de passage. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'avis du service des domaines était régulier et que l'information délivrée aux conseillers municipaux était suffisante au regard des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, praticien contractuel, d’une demande de condamnation du centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or à lui verser une indemnité de fin de contrat de 70 649,72 euros, fondée sur l’article R. 6152-418 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance relative aux années 2017 et 2018 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, et que M. B avait refusé un contrat à durée indéterminée à l’issue de son dernier contrat, ce qui l’excluait du bénéfice de l’indemnité de fin de contrat. La solution retenue s’appuie sur les dispositions combinées du code de la santé publique et du code du travail, notamment l’article L. 1243-10.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C contestant la décision de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) de réduire le montant de sa prime de transition énergétique de 18 785,30 euros à 13 785,33 euros. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 2 août 2022 et la décision implicite de rejet du recours administratif avaient été substituées par une décision expresse définitive de l’ANAH accordant la prime réduite. En conséquence, les conclusions de M. C ont été regardées comme dirigées contre cette décision définitive, et le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation ainsi que le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.