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Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 22 avril 2024 par laquelle le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville avait placé M. A en régime contrôlé de détention. La juridiction a retenu que cette décision ne comportait ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'annulation est prononcée pour ce seul motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet, M. A ayant été libéré le 21 juin 2024.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or l'assignent à résidence à Talant pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en se fondant sur les articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de dérogations et de la résidence de sa compagne dans la même commune. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite du préfet de la Côte-d'Or rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet n'ayant pas contesté les faits établissant l'ancrage familial et personnel du requérant en France. La solution est fondée sur l'acquiescement aux faits en l'absence de mémoire en défense du préfet, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, ressortissante kosovare, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Côte-d'Or le 10 décembre 2024. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Le tribunal a considéré que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de suspension ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de transfert d’un détenu vers le centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la décision contestée avait été entièrement exécutée avant l’introduction de la procédure. Cette solution est fondée sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter une requête sans instruction lorsqu’elle est irrecevable. Par conséquent, les conclusions accessoires (frais de justice et aide juridictionnelle provisoire) ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, agent de maîtrise territorial, qui contestait l'arrêté fixant la liste d'aptitude pour l'accès au cadre d'emplois des techniciens territoriaux par promotion interne, ainsi que les nominations subséquentes. Le requérant invoquait notamment l'illégalité des lignes directrices de gestion de la région Bourgogne-Franche-Comté, estimant que les critères d'ancienneté et de réussite aux concours méconnaissaient l'article L. 523-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a jugé que ces critères, prévus par les textes applicables (décrets n° 2010-329 et n° 2010-1357), étaient légaux et que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en ne retenant pas la candidature de M. E. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A C d’une demande de décharge partielle d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu pour 2018, relative à un bonus versé par son employeur. La requérante soutenait que ce bonus, versé en décembre 2018 suite à un changement de pratique de l’employeur, ne constituait pas un revenu exceptionnel exclu du crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). L’administration fiscale avait partiellement admis sa réclamation, mais maintenait un supplément d’imposition de 1 951 euros. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le bonus litigieux, bien que versé en décembre, correspondait à une période antérieure et constituait un revenu exceptionnel au sens des 14° et 15° du II de l’article 60 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, exclu du bénéfice du CIMR.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'autorisation de son licenciement pour motif économique délivrée par l'inspecteur du travail le 1er juin 2023, confirmée par le ministre du travail le 14 novembre 2023. Le requérant invoquait notamment un défaut de contrôle de la procédure et du motif économique, ainsi qu'une méconnaissance des obligations de reclassement. Le tribunal a jugé que l'inspecteur du travail avait suffisamment vérifié la réalité du motif économique, lié à la liquidation judiciaire de la société Tréfilunion, et que l'obligation de reclassement avait été respectée. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 1233-3 et L. 1233-4.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant des procès-verbaux pour stationnement irrégulier et demandant une injonction au maire de Marliens. Concernant les procès-verbaux, le juge a estimé que leur contestation relève de la compétence du tribunal de police ou du juge de proximité, et non de la juridiction administrative, en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction visant à rétablir un droit de stationnement a été jugée manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut adresser des injonctions à titre principal à l'administration. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A, brigadier-chef principal, pour contester son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé par la commune de Villeneuve-sur-Yonne. Le requérant invoquait la rétroactivité illégale de l'arrêté et l'absence de proposition de reclassement préalable. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que la commune avait respecté les dispositions du code général de la fonction publique, notamment en matière de procédure de reclassement et de fixation de la date d'effet de la disponibilité. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté municipal du 14 août 2023.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B contestant le rejet de sa demande d'allocation de solidarité aux personnes âgées. Le requérant se bornait à critiquer le mode de calcul de ses ressources sans fournir d'argumentation juridique précise. Malgré une demande de régularisation adressée par le greffe, M. B n'a pas produit les précisions nécessaires pour établir que la décision méconnaissait ses droits. En application des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable et non assortie de moyens suffisants, a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de la CAF de la Côte-d'Or de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 321,48 euros. La requérante n'a pas fourni, malgré une demande de régularisation, les précisions suffisantes pour établir la précarité de sa situation, seul moyen soulevé. En application des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable faute de motivation suffisante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre autorisant son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment contrôlé la régularité de la procédure de licenciement et le caractère réel et sérieux du motif économique, ce dernier étant établi par la liquidation judiciaire de la société Tréfilunion. Il a également estimé que l'obligation de reclassement avait été respectée, tant en interne qu'en externe, et que les moyens tirés d'une fraude à la loi ou d'un défaut de consultation de la commission paritaire de l'emploi n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 1233-3 et L. 1233-4.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Chalon-sur-Saône du 6 juin 2025 interdisant l'usage ostentatoire du drapeau palestinien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression, liberté fondamentale garantie par l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. La solution retenue est fondée sur l'absence de trouble à l'ordre public suffisamment caractérisé justifiant une interdiction aussi large et disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la demande de la SARL Amaro visant à obtenir la restitution partielle de l'impôt sur les sociétés acquitté pour les exercices 2019 à 2022, en raison d'une double imposition économique liée aux revenus de M. A B, footballeur professionnel, imposables en Espagne. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le litige porte sur l'application de la convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995 et de l'article 209 du code général des impôts. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité concernant la demande d'intérêts moratoires, en l'absence de litige né et actuel avec le comptable. Les textes appliqués incluent la convention fiscale franco-espagnole, le code général des impôts, et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B visant à contester la décision de l'université Bourgogne Europe de mettre fin à son contrat à l'issue de sa période d'essai. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, la copie d'un recours en annulation au fond. En l'absence de cette pièce obligatoire, le juge a appliqué la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans audience.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait le rejet de sa plainte par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) contre un ancien juge. La solution retenue est fondée sur l'article 50-3 de l'ordonnance du 22 décembre 1958 (loi organique n° 2010-830), qui dispose que la décision de la commission d'admission des requêtes du CSM n'est susceptible d'aucun recours. En application des articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Metz en cours d’instance. En application de l’article R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Nancy.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 27 mars 2025 interdisant à M. B d'exercer des fonctions d'éducateur sportif pour six mois. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment l'absence d'urgence procédurale et l'erreur de qualification juridique des faits, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a relevé le caractère ambigu et inquiétant des messages envoyés par l'éducateur à une mineure de 13 ans, justifiant la mesure de protection prise par le préfet sur le fondement des articles L. 212-1 et suivants du code du sport. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C visant à suspendre l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 8 avril 2025 prononçant son expulsion. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard de sa situation personnelle et familiale et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.