12 920 décisions disponibles — page 155/646
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A B comme manifestement irrecevable. La requérante se bornait à faire "opposition aux états exécutoires" sans formuler de conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à la condamnation de l'administration. Le juge a rappelé qu'il ne peut être saisi que de telles conclusions et qu'il ne lui appartient pas de se substituer à l'administration. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, agent de la fonction publique hospitalière, qui contestait le refus de sa demande de rupture conventionnelle. Le juge a d'abord écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le délai d'un mois entre la réception de la demande et l'entretien prévu par le décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 avait été respecté. Il a ensuite jugé inopérant le moyen d'insuffisance de motivation, car la décision refusant une rupture conventionnelle, qui n'est pas un droit pour le fonctionnaire, n'entre pas dans le champ des actes devant être motivés. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou inopérants.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société VHV Assurance France d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire d’Avallon du 22 janvier 2024 lui imposant de prolonger un contrat d’assurance dommages aux biens jusqu’au 31 décembre 2024. Le tribunal a fait application de l’article L. 113-12 du code des assurances, combiné aux principes généraux des contrats administratifs, pour rappeler qu’une personne publique peut, pour un motif d’intérêt général, s’opposer à la résiliation unilatérale d’un marché d’assurance et imposer une prolongation strictement nécessaire, sans excéder douze mois. En l’espèce, la commune justifiait cette opposition par l’échec de la procédure de passation d’un nouveau marché. Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la société requérante d’avoir régularisé son recours dans le délai imparti.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte, par ordonnance du 10 juin 2025, du désistement pur et simple de la société Les jolis bois de son recours pour excès de pouvoir. Cette requête visait à contester une décision conjointe du directeur général de l'ARS Bourgogne Franche-Comté et du président du conseil départemental de l'Yonne maintenant des injonctions et une suspension des admissions dans un EHPAD, sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, accepté par l'ARS, et en a donné acte en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'un jugement du 13 juin 2023 condamnant l'État à lui verser un capital, une rente mensuelle revalorisée et des frais de justice. Après l'ouverture d'une phase juridictionnelle, le ministre des armées a justifié avoir versé l'intégralité des sommes dues, incluant le capital, les arrérages de rente, les intérêts moratoires et les frais, et avoir ordonné le versement mensuel de la rente à compter de mars 2025. Constatant que l'administration a finalement exécuté le jugement, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution et rejeté les conclusions accessoires de M. B.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre autorisant son licenciement pour motif économique. Le requérant soutenait notamment un défaut de contrôle de la procédure, un motif économique frauduleux imputable au groupe, et une méconnaissance des obligations de reclassement. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 1233-3 et L. 1233-4 du code du travail, confirmant ainsi la légalité des autorisations de licenciement délivrées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, salarié protégé de la société Tréfilunion en liquidation judiciaire, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre ayant autorisé son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment contrôlé la régularité de la procédure de licenciement et le caractère réel et sérieux du motif économique, en se fondant sur la situation de la société et non sur celle du groupe Licap GmbH, dont les agissements frauduleux allégués n'étaient pas établis. Il a également estimé que l'obligation de reclassement avait été respectée, tant en interne (absence de postes disponibles dans le groupe) qu'en externe (absence de saisine obligatoire de la commission paritaire de l'emploi). La solution s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 et L. 1233-4 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant deux arrêtés préfectoraux du 11 août 2023. Le premier arrêté prononçait la fermeture administrative de son restaurant pour trois mois pour emploi de travailleurs étrangers sans titre. Le second ordonnait la fermeture immédiate d’un hébergement collectif insalubre au premier étage. Le tribunal a écarté les moyens d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant établis les faits de travail dissimulé et d’hébergement précaire. Il a également opéré une substitution de base légale pour le second arrêté, fondant la mesure sur la loi du 27 juin 1973 relative à l’hébergement collectif plutôt que sur le code du travail.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la requête de M. B, solidairement condamné au paiement de rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés de la SAS AMC. Le requérant contestait la régularité de la procédure, arguant que la proposition de rectification du 13 décembre 2018 n'était pas signée, ce qui n'aurait pas interrompu la prescription. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait produit une copie de l'acte revêtu d'une signature manuscrite, établissant ainsi sa régularité. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge, sur le fondement des articles L. 76 du livre des procédures fiscales et 350 terdecies de l'annexe III au code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SAS Jean-Marc Brocard, qui contestait la décision de FranceAgriMer de reverser une avance de 292 727,27 euros, majorée de 10 %, pour non-respect des conditions d’une aide à l’investissement vitivinicole. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le défaut de délégation de signature, la violation du principe de confiance légitime et l’erreur de fait, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue confirme la légalité du titre exécutoire émis par FranceAgriMer, en application du règlement (CE) n° 479/2008 et de la décision FILITL/SEM/D 2013-08 du 19 février 2013.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, salarié protégé de la société Tréfilunion, qui contestait les décisions de l'inspecteur du travail et du ministre autorisant son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment contrôlé la réalité du motif économique, lequel était établi par la liquidation judiciaire de l'entreprise, et que la cause économique devait s'apprécier au seul niveau de la société Tréfilunion, sans étendre l'examen au groupe Licap GmbH en l'absence de lien de droit démontré. Il a également estimé que l'obligation de reclassement avait été respectée, tant en interne qu'en externe, et que la procédure de licenciement était régulière. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 et L. 1233-4 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a examiné la demande de la société Dolis relative à la réduction de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises et de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. La société contestait l'inclusion de certains équipements (station d'épuration, travaux de rénovation, outillages, biens mobiliers) dans l'assiette de ces taxes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société, jugeant que les biens en litige étaient imposables et que la doctrine administrative invoquée n'était pas applicable ou ne faisait pas une interprétation différente de la loi fiscale. La décision s'appuie notamment sur les articles 1380, 1382 et 1467 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B, agent territorial, qui soutenait que la commune de Saint-Apollinaire avait manqué à une promesse ferme de la recruter comme assistant socio-éducatif. Le tribunal a jugé que les échanges et le vote du conseil municipal ne constituaient pas un engagement ferme et précis de la commune, et que la requérante ne démontrait pas l'existence d'une promesse non tenue engageant la responsabilité de l'administration. Par ailleurs, les préjudices liés à des erreurs sur les bulletins de paie n'ont pas été retenus. La requête a été rejetée, et Mme B a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de Mme A, agent territorial spécialisé des écoles maternelles, contre la sanction d'exclusion temporaire de trois jours prononcée par le maire de Saint-Bris-le-Vineux. La requérante contestait la matérialité des trois griefs retenus (langage inadapté envers des enfants, non-exécution de tâches, défaut de surveillance), les jugeant infondés et motivés par des considérations électorales personnelles. Le tribunal a estimé que les faits de langage vulgaire et humiliant envers des enfants étaient matériellement établis par les pièces du dossier, et que la requérante n'apportait aucun élément probant pour les contredire. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, considérant que ces faits constituaient une faute de nature à justifier la sanction prononcée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la délibération du 9 juillet 2024 par laquelle le conseil municipal de Saint-Bonnet-de-Joux refusait l'inscription de M. D C sur le monument aux morts. Le tribunal a jugé que cette inscription était obligatoire en application de l'article L. 515-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, dès lors que la mention "Mort pour la France" figurait sur l'acte de décès et que le défunt avait son dernier domicile dans la commune. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus pour méconnaissance de ces dispositions législatives.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 mai 2025 du ministre de l'agriculture prolongeant la suspension des fonctions de M. A, ingénieur d'études. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a notamment relevé que le maintien d'un demi-traitement et les ressources du foyer ne plaçaient pas le requérant dans une situation financière précaire, et que l'impact sur sa santé n'était pas démontré. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D et M. A. Ces derniers demandaient la suspension d'un arrêté municipal non encore publié, annoncé par voie de presse, interdisant l'usage ostentatoire du drapeau palestinien à Chalon-sur-Saône. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une situation rendant nécessaire une intervention dans les 48 heures, faute d'acte juridique opposable. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d’expertise formée par Mme E et M. C, agissant pour leur fille A, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient déterminer les conditions de la prise en charge de la naissance de leur enfant au CHU de Dijon le 21 mai 2022, marquée par un hématome rétro-placentaire et une anoxo-ischémie périnatale. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car l’état de santé actuel de la mère et de l’enfant était satisfaisant, rendant la perspective d’un litige en responsabilité insuffisamment fondée.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que son assignation à résidence du 9 avril 2025. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en considérant que la situation médicale et personnelle de la requérante ne justifiait pas une dérogation aux règles de séjour.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que son assignation à résidence du 9 avril 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de violation des articles L.425-9 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.