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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la mainlevée d'une opposition sur chèque bancaire. Le juge a constaté que ce litige, portant sur des rapports de droit privé entre personnes physiques, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de Saône-et-Loire de lui accorder une remise gracieuse sur des indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de près de 14 000 euros. La magistrate désignée a estimé que l’omission prolongée de déclarer sa pension de réversion constituait un manquement à la bonne foi, excluant toute remise de dette en application des articles L. 262-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que la décision du département n’était entachée d’aucune erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, directeur d'hôpital, qui contestait son classement indiciaire au 1er chevron du 6ème échelon du groupe hors échelle B (HEB1). Le requérant soutenait qu'il aurait dû être classé au 3ème chevron du 5ème échelon du groupe hors échelle A (HEA3). Le tribunal a jugé que l'attribution des chevrons obéit à des règles distinctes de l'avancement d'échelon et qu'aucune disposition réglementaire ne permet d'attribuer un traitement HEA3 avant un an de perception effective du traitement HEA2. La solution retenue est fondée sur l'arrêté du 29 août 1957 relatif aux emplois supérieurs de l'État classés hors échelle et le décret n° 2020-959 du 31 juillet 2020.
Décision du Tribunal Administratif de Dijon portant sur une demande de désignation d’un expert en application de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin d’examiner un immeuble présentant un risque pour ses occupants et le voisinage. Le tribunal fait droit à la requête et ordonne une expertise, confiée à M. C A, avec pour mission de décrire l’état du bâtiment, de proposer des mesures de mise en sécurité et de se prononcer sur l’existence d’un danger imminent. La procédure est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C contestant la décision de l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH) de réduire le montant de sa prime de transition énergétique de 18 785,30 euros à 13 785,33 euros. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 2 août 2022 et la décision implicite de rejet du recours administratif avaient été substituées par une décision expresse définitive de l’ANAH accordant la prime réduite. En conséquence, les conclusions de M. C ont été regardées comme dirigées contre cette décision définitive, et le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation ainsi que le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 1 308,06 euros. La CAF de Saône-et-Loire lui avait déjà accordé une remise partielle de 25 %, ramenant la dette à 327,02 euros. Le tribunal a estimé que Mme A n'était pas de bonne foi en raison d'une erreur déclarative significative et qu'elle ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Dijon, par une ordonnance du 12 juin 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. B A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre une décision de suspension de fonctions à titre conservatoire prise par l'EHPAD Les hortensias. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement volontaire du requérant.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la MSA de Bourgogne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 063,75 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que si la bonne foi du requérant n’était pas remise en cause, ce dernier n’avait apporté aucun élément prouvant sa précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Côte-d'Or de remettre à M. A, ressortissant ukrainien réfugié, le titre de voyage qui lui avait été accordé le 28 mars 2024. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas exécuté sa propre décision depuis près de quinze mois, ce qui constituait une atteinte grave et urgente à la liberté d'aller et venir du requérant, celui-ci ayant prévu un voyage en Espagne. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de quinze jours. La décision se fonde sur les articles L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d’un recours préalable relatif au retrait de la subvention "MaPrimeRénov", s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-7 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, portant sur un immeuble situé à Ouarville (Eure-et-Loir), relevait de la compétence du tribunal administratif d’Orléans. Par ordonnance du 12 juin 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. D, surveillant pénitentiaire, d’une demande d’indemnisation de 26 361,58 euros pour des préjudices financier et moral résultant de fautes de l’administration (décisions illégales et retards dans l’exécution de jugements). En cours d’instance, le ministre de la justice a indemnisé le préjudice financier à hauteur de 21 803,51 euros, conduisant M. D à réduire sa demande à 5 000 euros pour le seul préjudice moral. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le préjudice financier et a rejeté le surplus des conclusions, estimant que le préjudice moral n’était pas établi. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l’administration et sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un indu de prime d'activité de 837,26 euros réclamé par la CAF de l'Yonne. La requérante sollicitait une remise gracieuse totale de sa dette, mais le tribunal a estimé qu'elle n'était pas de bonne foi en raison d'une omission prolongée de déclarer sa situation de concubinage, malgré des obligations déclaratives claires. Le juge a également relevé que Mme C n'avait pas démontré une situation de précarité financière suffisante pour justifier une remise. La décision s'appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les principes régissant les remises gracieuses en matière d'indu.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la délibération du 11 juillet 2022 du conseil municipal de Semur-en-Auxois autorisant la cession de parcelles et la création d'une servitude de passage. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'avis du service des domaines était régulier et que l'information délivrée aux conseillers municipaux était suffisante au regard des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme Magnien, secrétaire administrative, contestant le montant du complément indemnitaire annuel (CIA) individuel qui lui a été attribué pour 2022 et le refus implicite de lui accorder un CIA collectif. La requérante invoquait notamment un défaut de notification et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens relatifs à la légalité externe étaient inopérants et que l'administration avait correctement apprécié sa situation au regard du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'instruction ministérielle du 10 août 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail. Le juge estime que les conditions d'urgence et d'utilité ne sont pas remplies, car M. B n'a complété son dossier que le 22 mai 2025 et n'a pas sollicité de rendez-vous auprès de la préfecture. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions posées par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 29 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France (2018) et de l'absence de liens suffisamment établis. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or l'assignent à résidence à Talant pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en se fondant sur les articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la possibilité de dérogations et de la résidence de sa compagne dans la même commune. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision implicite du préfet de la Côte-d'Or rejetant la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse et sa fille. Le tribunal retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet n'ayant pas contesté les faits établissant l'ancrage familial et personnel du requérant en France. La solution est fondée sur l'acquiescement aux faits en l'absence de mémoire en défense du préfet, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a annulé la décision du 26 mai 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé d'accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à Mme D, une ressortissante congolaise demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était insuffisamment motivée et ne démontrait pas un examen sérieux de la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme D dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné le recours de Mme A B contre le refus du directeur de la maison d'arrêt d'Auxerre de lui délivrer un permis de visite pour son conjoint incarcéré. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale, garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rappelé que le refus de permis de visite pour une personne condamnée doit être motivé par des raisons de bon ordre, de sécurité ou de prévention des infractions, conformément aux articles L. 341-1 et suivants du code pénitentiaire. En l'espèce, il a considéré que la décision était fondée sur la qualité de victime de Mme B, au sens de l'article R. 341-2 du même code, et que cette restriction était nécessaire et proportionnée. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.