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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les requêtes de Mme C D, ressortissante comorienne, contestant un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français (arrêté du 16 septembre 2024) et une assignation à résidence (arrêté du 3 juin 2025). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 432-1-1 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'assignation à résidence n'était pas illégale par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A C B qui demandait des mesures pour faire cesser un prétendu harcèlement et des violations de domicile commis par des agents de GRDF. Le juge a estimé que, même si les faits étaient liés à la mission de service public de GRDF, ce service public a un caractère industriel et commercial, ce qui relève des rapports de droit privé. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'une saisie administrative à tiers détenteur formée par Mme B. La requérante contestait le recouvrement, par la région Bourgogne-Franche-Comté, d'un trop-perçu de bourse de formation en soins infirmiers. Le juge constate que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Côte-d'Or concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le délai de recours de deux mois n'était pas opposable au requérant, faute pour l'administration de lui avoir délivré un accusé de réception conforme aux articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la requête a été considérée comme recevable. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 24 mai 2023 retirant le permis de construire tacite de M. B et Mme C pour une maison d'habitation. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux avoisinants) était infondé. Il a estimé que le projet, situé dans une zone urbanisée sans unité architecturale particulière, n'était pas de nature à porter une telle atteinte. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. et Mme H d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis par leur fille F, née avec un handicap après un accouchement au centre hospitalier de Sens. Les requérants invoquaient des fautes médicales lors de l’accouchement, tandis que le centre hospitalier contestait tout lien de causalité, attribuant le handicap à un syndrome polymalformatif préexistant. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucune faute médicale n’était établie et que les séquelles de l’enfant n’étaient pas liées à la prise en charge hospitalière. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 31 octobre 2024 invalidant son permis de conduire et contre les retraits de points consécutifs à quatre infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les retraits de points des 28 avril et 20 novembre 2023 et sur la décision d’invalidation, le ministre ayant supprimé ces mentions du relevé d’information intégral. Pour l’infraction du 25 mai 2023, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’information, estimant que le paiement de l’amende forfaitaire par M. B établissait la réception de l’avis de contravention, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est donc un non-lieu partiel et un rejet du surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Dijon a pris acte du désistement pur et simple de la société Rampa Travaux Publics de sa requête, ainsi que du désistement de la commune de Tournus de ses conclusions reconventionnelles et accessoires, mettant ainsi fin au litige. La procédure, initiée dans le cadre d’un recours de plein contentieux relatif à un marché public de travaux, avait été précédée d’une expertise judiciaire et d’une tentative de médiation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé ces désistements par ordonnance. Les frais d’expertise, taxés à 9 980 euros, ont été définitivement mis à la charge de la société Rampa Travaux Publics.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait un refus de reconnaissance d’invalidité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l’acte attaqué à peine d’irrecevabilité.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 21 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Yonne avait refusé de délivrer une carte de résident à M. B, ordonné son expulsion et fixé le pays de renvoi. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut d'examen de la situation de réfugié et de l'état de santé de l'intéressé, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en application des articles L. 631-3 et R. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A D, technicienne supérieure au CEREMA, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) de 505 euros pour 2022. La requérante invoquait des vices de forme et de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur l’évaluation professionnelle de l’agent, conformément au décret n° 2014-513 et à la note de gestion interne du CEREMA, et que les moyens soulevés n’étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité de l’attribution du CIA au regard des textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et le décret n° 2010-888.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 9 mai 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois à la suite d'un excès de vitesse. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de procédure contradictoire, erreur manifeste d'appréciation, inexactitude matérielle des faits) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions accessoires (injonction et frais de justice) ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du maire de Joigny relatif à des autorisations de stationnement. La requête, présentée par un avocat, n’a pas été adressée par voie électronique via l’application Télérecours, comme l’exige l’article R. 414-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 11 avril 2025, cette obligation n’a pas été respectée dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a constaté le désistement d'office de la SAS Arcom, qui contestait le rejet de sa demande de remboursement d'un crédit d'impôt recherche de 103 051 euros pour l'année 2021. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le tribunal, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C, ressortissante tunisienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Saône-et-Loire prononçant la clôture de son dossier de demande de titre de séjour pour parent d’enfant français. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le refus d’enregistrement faisait grief et que le dossier de la requérante était complet, la production d’une preuve de contribution du père à l’entretien de l’enfant n’étant pas exigée à ce stade. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les règles de motivation des décisions administratives.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Yonne relative à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La juridiction a constaté que le requérant n'avait pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir formé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 241-6 et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de cette formalité, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme E, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or du 27 août 2024 invalidant son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que l'administration pouvait retirer l'acte au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que la décision obtenue par fraude ne crée pas de droits. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet rapportait la preuve de la fraude, Mme E ne justifiant pas de manière crédible sa présence à un examen passé à plus de 300 km de son domicile, et a donc validé l'invalidation sur le fondement de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. D, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Côte-d’Or sur sa demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, estimant que le requérant avait eu connaissance de la décision implicite dans un délai raisonnable, ce qui rendait son recours introduit plus d’un an après la naissance de cette décision irrecevable. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le principe de sécurité juridique.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'admission au séjour de l'intéressé ne répondait à aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de l'absence d'intégration personnelle ou professionnelle significative. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que son épouse et ses deux enfants résident en Turquie.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du 11 décembre 2024 du préfet de la Côte-d'Or refusant leur admission exceptionnelle au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.