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Le Tribunal Administratif de Dijon (1ère chambre) a rejeté la requête de M. A se disant M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 4 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, du défaut d'examen particulier, de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme F, agent de police municipale, contestant une sanction d'exclusion temporaire de trois jours prononcée par le maire de Chenôve pour comportement inapproprié, utilisation non autorisée de codes de session et désobéissance hiérarchique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les faits étaient matériellement établis et que la sanction était proportionnée. Il a ainsi validé la légalité des décisions attaquées, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique. La demande de Mme F a été rejetée, et la commune de Chenôve a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, agent territorial spécialisé des écoles maternelles, qui contestait la sanction de blâme prononcée à son encontre par le maire de Michery le 5 janvier 2024. La requérante invoquait notamment l'absence de consultation préalable de la directrice de l'école. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article 7 du décret n°92-850 du 28 août 1992, qui imposent un avis préalable du directeur d'école, ne s'appliquent qu'aux décisions de nomination et de cessation de fonctions, et non aux sanctions disciplinaires comme le blâme. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de consultation a été écarté comme inopérant.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite de la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud de lui communiquer un rapport d'audit sur la direction "Enfance". La requête a été jugée irrecevable car Mme C, bien qu'ayant agi en tant qu'administrée, n'avait pas saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) dans le délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de refus, comme l'exige l'article R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a précisé que ce délai court dès l'intervention de la décision implicite, sans que l'absence d'accusé de réception ou d'indication des voies et délais de recours ne soit opposable, car ces garanties ne s'appliquent pas aux relations entre l'administration et ses agents.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen particulier de sa situation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné la situation personnelle et familiale du requérant. La solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme B A, conseillère municipale d'Auxerre, de deux requêtes en annulation pour excès de pouvoir. La première (n°2400569) visait la délibération du 21 décembre 2023 approuvant la cession de parcelles à la société AJA Football, et la seconde (n°2402751) la délibération du 27 juin 2024 constatant leur désaffectation, leur déclassement et leur cession. La requérante invoquait notamment l'absence de note explicative de synthèse, une motivation insuffisante, un défaut de déclassement préalable du domaine public, et un prix de cession sous-évalué. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a condamné Mme A à verser 1 500 euros à la commune d'Auxerre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société URBA 244, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Yonne refusant un permis de construire pour une centrale photovoltaïque au sol à Sermizelles. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en application des articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme, et a écarté le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du même code. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision du préfet de l'Yonne du 12 février 2024 lui interdisant définitivement d'exercer les fonctions d'éducateur sportif. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée, car la condamnation pénale de M. B pour violences sur conjoint, prévue à l'article 222-13 du code pénal, figure parmi les délits mentionnés à l'article L. 212-9 du code du sport, interdisant de plein droit l'exercice de telles fonctions. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de l'incompétence, du vice de procédure et du caractère disproportionné de la décision, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que la requête de Mme A et de plusieurs associations tendant à la suspension de l'arrêté du maire de Chalon-sur-Saône interdisant l'usage ostentatoire du drapeau palestinien était devenue sans objet. Cette situation résultait d'une ordonnance du 4 juin 2025 ayant déjà suspendu l'exécution de ce même arrêté. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite de refus du préfet de l'Yonne de communiquer à l'association One Voice les photographies, documents recueillis lors des inspections et correspondances relatives au contrôle de l'élevage de chiens de la société CEDS. Le tribunal a jugé que ces documents, produits ou reçus dans le cadre d'une mission de service public, constituent des documents administratifs achevés et communicables de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de communiquer ces documents à l'association dans un délai de deux mois, sous réserve d'occultation des mentions protégées par l'article L. 311-6 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A E, ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour du 3 avril 2023 et un arrêté d’éloignement du 5 août 2024. Le tribunal a relevé d’office que les conclusions dirigées contre la décision de refus de séjour étaient irrecevables en raison de leur tardiveté, le recours ayant été introduit le 2 septembre 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés contre l’arrêté du 5 août 2024 au regard de la convention européenne des droits de l’homme et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation du refus implicite de la direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne-Franche-Comté de lui communiquer les documents relatifs à l’étude-diagnostic de l’horloge astronomique de la cathédrale de Besançon. Le tribunal a jugé que ces documents, incluant rapports, plans, mesures et relevés, avaient le caractère de documents préparatoires à de futures décisions administratives, conformément à l’article L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a estimé que l’administration était fondée à refuser leur communication, car ils n’étaient pas achevés et visaient à préparer un futur programme de restauration. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 8 janvier 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "salarié", lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le recours gracieux formé par M. A était tardif, car présenté plus de deux mois après la notification de l'arrêté, et n'a donc pas prorogé le délai de recours contentieux. En conséquence, la requête, enregistrée le 6 décembre 2024, a été déclarée irrecevable pour tardiveté, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) rejette la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Côte-d'Or de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et que le préfet a pu légalement refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituent les condamnations pénales répétées du requérant. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de sept jours de cellule confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires pour refus d'obtempérer. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, l'agent ayant engagé les poursuites disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les faits de refus de réintégrer sa cellule étaient établis et que la sanction, bien que maintenue après abandon des faits de tapage, n'était pas disproportionnée au regard des dispositions des articles R. 232-5 et R. 234-1 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B G, qui contestait l'arrêté préfectoral du 22 décembre 2023 suspendant son agrément de contrôleur technique pour cinq mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de son droit au silence, et une erreur d'appréciation ou disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la sanction était fondée sur le manquement avéré à la réglementation, sans que les circonstances personnelles ou les délais de justice invoqués ne puissent en atténuer la gravité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et de l'arrêté du 18 juin 1991 relatifs au contrôle technique des véhicules.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C, détenu, contestant le refus implicite du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de lui communiquer les catalogues de cantine (2021-2022) et la liste de ses commandes. Le tribunal a constaté que les catalogues avaient été transmis en cours d'instance, rendant sans objet cette partie du litige. Concernant la liste des commandes, l'administration a justifié de son impossibilité matérielle de la fournir, ces documents étant détenus par un prestataire privé et détruits après quatre mois. Par conséquent, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que le refus de communication de la liste n'était pas illégal au regard des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Décision du Tribunal Administratif de Dijon portant sur une demande de désignation d'expert en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge des référés a ordonné une expertise d'un immeuble présentant un risque pour ses occupants et le voisinage. L'expert désigné devra, dans un délai de vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment et proposer des mesures pour mettre fin au danger. Cette procédure est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association "Droit de savoir Devoir d'agir" visant à annuler une délibération de la communauté de communes Cœur de Loire approuvant un projet d'abattoir. La requête, signée par la présidente de l'association, était irrecevable car les statuts produits exigeaient une autorisation préalable du conseil d'administration pour ester en justice, autorisation non fournie malgré une demande de régularisation. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or refusant son admission au séjour au titre de l’asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’erreur de droit, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et du défaut d’examen particulier. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le rejet définitif de la demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA.