12 920 décisions disponibles — page 157/646
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la demande de M. C, détenu, visant à obtenir la communication des catalogues de cantine (2018-2020) et de la liste de ses achats, refusée implicitement par le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville. Le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Constatant que les catalogues de 2019 et 2020 avaient été transmis en cours d'instance, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En revanche, le tribunal a annulé la décision de refus pour le catalogue de 2018 et la liste des achats, enjoint à l'administration de les communiquer sous un mois, et condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la demande de M. C, détenu au centre de détention de Joux-la-Ville, qui sollicitait l’annulation du refus implicite de communication des catalogues de cantine (2018-2022) et de la liste de ses achats. Le tribunal a constaté que les catalogues de 2019 à 2022 avaient été transmis en cours d’instance, rendant sans objet les conclusions sur ce point. En revanche, le refus de communiquer le catalogue de 2018 et la liste récapitulative des achats a été jugé illégal, car ces documents administratifs sont communicables de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, sans que l’administration n’établisse d’obstacle légal à leur divulgation. La solution retenue est donc l’annulation partielle de la décision implicite de refus et l’injonction de communiquer ces documents sous astreinte.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la demande de M. B relative à un refus de regroupement familial. Le requérant s'était borné à transmettre des documents sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, ce qui ne constitue pas une requête au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune production régularisant cette irrecevabilité n'est intervenue dans le délai de recours contentieux. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par le maire sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble présentant un risque pour ses occupants et le voisinage. L'expert désigné devra, dans les 24 heures, décrire l'état du bâtiment, proposer des mesures de sécurité et évaluer l'existence d'un danger imminent. Cette procédure, régie par les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, vise à protéger la sécurité et la santé des personnes conformément à l'article L. 511-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 8 janvier 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "salarié", lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le recours gracieux formé par M. A était tardif, car présenté plus de deux mois après la notification de l'arrêté, et n'a donc pas prorogé le délai de recours contentieux. En conséquence, la requête, enregistrée le 6 décembre 2024, a été déclarée irrecevable pour tardiveté, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) rejette la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Côte-d'Or de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et que le préfet a pu légalement refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace pour l'ordre public que constituent les condamnations pénales répétées du requérant. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de sept jours de cellule confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires pour refus d'obtempérer. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, l'agent ayant engagé les poursuites disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les faits de refus de réintégrer sa cellule étaient établis et que la sanction, bien que maintenue après abandon des faits de tapage, n'était pas disproportionnée au regard des dispositions des articles R. 232-5 et R. 234-1 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme C et M. E d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) rejetant leur demande de rétablissement des conditions matérielles d’accueil. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur manifeste d’appréciation de leur situation de vulnérabilité. En cours d’instance, Mme C et M. E se sont désistés de leur requête. Par un jugement du 5 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Oxymed 89, qui contestait son assujettissement à l’impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 à 2020 et demandait le bénéfice de l’exonération en zone franche urbaine. La juridiction a considéré que la société ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette exonération, notamment faute d’employer au moins un salarié à temps plein ou équivalent dans la zone. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation de l’avis de vérification et celui relatif à la demande de rescrit, jugé inopérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux zones franches urbaines et sur la charte des droits et obligations du contribuable vérifié.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Père de lui communiquer le schéma d’assainissement collectif de la commune, document administratif jugé communicable par la CADA. En cours d’instance, la commune a transmis l’intégralité des documents demandés, ce que le requérant n’a pas contesté. Le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des principes généraux du contentieux administratif.
Le Tribunal Administratif de Dijon statue sur le refus implicite du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de communiquer à un détenu, M. C, les catalogues de cantine (2018-2022) et la liste de ses commandes. Le tribunal constate que les catalogues de 2019 à 2022 ont été transmis en cours d'instance, rendant le litige sans objet sur ce point. En revanche, il annule la décision de refus pour le catalogue de 2018, estimant que ce document administratif est communicable de plein droit en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal rejette la demande concernant la liste des commandes, l'administration établissant qu'elle ne détient plus ces documents, conservés seulement quatre mois par le prestataire.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société XL Insurance Company SE, subrogée dans les droits de Dijon Métropole, afin d’obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et du CEREMA sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant la plateforme du centre de maintenance de tramways. Après avoir été renvoyée par la cour administrative d’appel de Lyon, la juridiction a jugé que les désordres, rendant l’ouvrage impropre à sa destination, relevaient bien de la garantie décennale des constructeurs. Elle a condamné in solidum les sociétés Ferrand-Sigal architectes et associés, Bureau Véritas Construction, WSP France, EGIS villes et transports, Guintoli, EODD Ingénieurs Conseils, Burgéap, OTEIS, le CEREMA et l’État à verser à la société XL la somme de 2 594 376,94 euros, avec intérêts légaux capitalisés, au titre de l’indemnisation des préjudices subis. Cette solution a été fondée sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et sur l’article L. 121-12 du code des assurances relatif à
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SCI A5218 demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Huruge pour l'aménagement d'une grange en habitation avec piscine. Le tribunal a d'abord écarté les moyens tirés de l'insuffisance du dossier de demande, estimant que les informations fournies permettaient à l'administration d'apprécier le projet. Il a ensuite jugé que les autres moyens, notamment ceux fondés sur les articles R. 111-17, R. 111-18 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par un conseiller municipal d’Auxerre d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de lui communiquer des documents comptables (grand livre des comptes, budget de travaux). Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute pour la commune d’avoir délivré un accusé de réception conforme aux articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l’administration, rendant ainsi le délai de recours inopposable. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus et enjoint au maire de communiquer les documents, conformément à l’avis favorable de la commission d’accès aux documents administratifs, sur le fondement des articles L. 311-1 et suivants du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre de la santé de lui accorder une reprise d'ancienneté pour sa formation initiale d'élève inspectrice. La requérante soutenait que la durée de sa formation devait être prise en compte pour son avancement d'échelon en application de l'article 12 du décret n° 2002-1569 du 24 décembre 2002. Le tribunal a jugé que la décision de rejet n'était pas entachée d'erreur de droit, car la formation en qualité d'élève, classée à un échelon spécifique, ne peut être assimilée à une période de services antérieurs ouvrant droit à un reclassement rétroactif. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction ont également été rejetées.
Refus de communication de documents administratifs (catalogues de cantine et liste d’achats) par le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville. Le Tribunal administratif de Dijon constate un non-lieu à statuer sur les catalogues, communiqués en cours d’instance. Il rejette le surplus de la requête, faute pour l’administration de détenir la liste des achats, détenue par un prestataire privé et détruite après quatre mois. Décision fondée sur les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un litige relatif au refus de l'administration fiscale d'accorder l'exonération d'impôt sur le revenu prévue à l'article 44 *quindecies* du code général des impôts (CGI) à un médecin ayant transféré son cabinet en zone de revitalisation rurale (ZRR). Les requérants contestaient les rehaussements notifiés pour les années 2018 à 2020, estimant que leur activité remplissait les conditions légales, et demandaient l'annulation du paragraphe n°30 de la doctrine administrative (BOI-BIC-CHAMP-80-10-70-20) qui, selon eux, ajoute illégalement une condition de création *ex nihilo* non prévue par la loi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes. Il a jugé que l'administration avait légalement remis en cause l'exonération, car le transfert d'activité ne constituait pas une création d'activité au sens de l'article 44 *quindecies* du CGI, le requérant ayant conservé l'essentiel de sa patientèle et de ses moyens d'exploitation. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'illégalité du
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or refusant son admission au séjour au titre de l’asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’erreur de droit, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et du défaut d’examen particulier. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le rejet définitif de la demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA.
Le Tribunal administratif de Dijon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir contestant une saisie décidée dans le cadre d’une procédure judiciaire. Le juge a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige relève du fonctionnement du service public de la justice judiciaire, et non de la compétence du juge administratif.
Désistement d'une requête indemnitaire. Le Tribunal Administratif de Dijon donne acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de la commune de Châtillon-sur-Seine à lui verser 31 551,92 euros. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune au titre de l'article L. 761-1 du même code sont rejetées.