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Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour "salarié". La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via "Télérecours citoyens", Mme A n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a donc été rendue sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir le renouvellement de son autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, le requérant a indiqué avoir été convoqué par la préfecture, ce qui a été interprété comme un désistement de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de l'Yonne du 27 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que l'arrêté attaqué ne contenait pas de décision de refus de séjour, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre une telle décision inexistante. Après avoir écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a rejeté la requête. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet de l'Yonne faisait obligation à M. A, ressortissant roumain, de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé uniquement sur une condamnation pénale de 2021 pour escroquerie, sans démontrer que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, en méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 27 de la directive 2004/38/CE. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le pays de destination et de l'interdiction de circulation.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville de l’autoriser à recevoir une couette hypoallergénique au parloir. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors qu’elle n’affectait pas substantiellement les droits et libertés fondamentaux du requérant. Il a relevé que l’arrêté du 23 janvier 2023, pris en application de l’article R. 332-42 du code pénitentiaire, n’autorise pas la réception d’une couette par une personne détenue, et que le refus litigieux, fondé sur des motifs de sécurité et de bon ordre, n’était pas entaché d’illégalité. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que le préfet de la Côte-d'Or n'avait pas commis d'erreur de fait ni de qualification juridique en estimant que la présence de M. E constituait une menace pour l'ordre public, en raison de condamnations pénales. La décision a été fondée sur les articles L. 581-1 et L. 581-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Saône-et-Loire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour du 5 décembre 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant sans objet le premier recours. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, considérant que l'arrêté du 28 mars 2023 était définitif et que le refus de séjour était légal au regard de l'accord franco-tunisien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus de séjour n'avait pas violé l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français était légale, et les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, jugeant que les dispositions spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévalent sur cette procédure générale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sans qu'il soit fait droit à ses demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’obligation de quitter le territoire français et l’interdiction de retour d’un an prononcées par le préfet de l’Aude. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation, d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou familiaux stables en France. Enfin, l’interdiction de retour a été validée, le tribunal relevant qu’elle n’était pas fondée sur une menace à l’ordre public.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire de trente jours. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen particulier. Il a également rejeté l'exception d'illégalité soulevée contre la décision d'éloignement, celle-ci n'étant pas censurée. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la Sarl Agathe et sa gérante d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Romenay du 29 juin 2023 instaurant un périmètre de sécurité devant un immeuble, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation, jugeant que le maire avait pu légalement fonder sa décision sur ses pouvoirs de police générale (articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales) en raison d’un péril réel et imminent à la date de l’arrêté, sans méconnaître la procédure contradictoire en raison de l’urgence. En conséquence, la responsabilité de la commune n’étant pas engagée, la demande indemnitaire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par des voisins contre un arrêté du maire d’Auxonne portant non-opposition à déclaration préalable de travaux. En cours d’instance, le maire a retiré cette décision et fait opposition aux travaux. Le tribunal a jugé que ce retrait, bien qu’antérieur au recours, n’avait été connu des requérants qu’après l’introduction de leur requête, ce qui ne la rendait pas irrecevable. Cependant, il a constaté que la décision de retrait était devenue définitive, faute de recours formé par un tiers dans les délais, et qu’il n’y avait donc plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation. Cette solution s’appuie sur les articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l’urbanisme, ainsi que sur les articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du GAEC A et des consorts A demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 26 avril 2023 déclarant d'utilité publique le projet de ZAC "Les Rives du Sauvigny" à Varois-et-Chaignot. Le tribunal a notamment jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de l'étude d'impact réalisée en 2008, car l'éventuelle illégalité de la délibération créant la ZAC ne peut être invoquée par voie d'exception contre la déclaration d'utilité publique. Les autres moyens soulevés (irrégularité de l'enquête publique, défaut de motivation, incompatibilité avec le SCOT, absence d'étude préalable, erreur manifeste d'appréciation) ont été écartés comme non fondés. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le maire de Romenay s'est opposé à la déclaration préalable de la SCI Neptune pour la construction d'un mur de clôture. Le tribunal a jugé que l'opposition ne pouvait légalement se fonder sur l'article A1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), qui interdit les constructions non nécessaires à l'activité agricole, car seules les dispositions spécifiques aux clôtures, prévues aux articles R. 151-41 et R. 151-43 du code de l'urbanisme, sont applicables. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et le tribunal a enjoint à la commune de délivrer un certificat de non-opposition dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 10 mars 2025 par laquelle le conseil municipal de Romenay autorisait l'acquisition du "café des sports" aux enchères. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la délibération contestée ayant eu pour seul objet une vente aux enchères publique qui s'est tenue le 25 mars 2025, rendant la demande de suspension sans objet. La requête de Mme A a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait la suspension d'un arrêté municipal annoncé par voie de presse visant à interdire l'arborage du drapeau palestinien et les manifestations pro-palestiniennes à Chalon-sur-Saône. Le juge a constaté qu'aucune décision administrative n'avait été édictée, la déclaration d'intention du maire étant dépourvue de portée juridique. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, car elle portait sur un acte inexistant dans l'ordonnancement juridique.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de l'université de Bourgogne-Europe refusant de reconnaître l'équivalence du doctorat en droit de M. B, obtenu à l'université de Lomé. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment celui tiré de la violation de l'accord franco-togolais du 23 mars 1976. Il a considéré que cet accord soumet les diplômes autres que le baccalauréat à un régime d'équivalence nécessitant une procédure de reconnaissance, et non à une simple attestation. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l’annulation de deux arrêtés préfectoraux du 25 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et l’assignant à résidence. La juridiction a constaté que ces mêmes arrêtés avaient déjà été contestés et rejetés par un jugement définitif du 11 avril 2025, devenu revêtu de l’autorité de la chose jugée. En conséquence, la nouvelle requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. L’aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée au requérant.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B épouse A, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la requérante, qui n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire et ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle significative, ne pouvait se prévaloir d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été écartés.