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Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant colombien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait pu présenter ses observations lors de son audition. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant un titre de séjour, faute pour M. C de justifier d'une vie commune effective avec son épouse française de plus de six mois. Enfin, la décision d'interdiction de retour n'a pas été considérée comme disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de son séjour en France.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait au juge d'enjoindre à Voies navigables de France de lui verser des indemnités de fin de contrat. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut adresser des injonctions à titre principal à l'administration, sauf dans les cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l’arrêté du 6 janvier 2025 du ministre de l’agriculture portant prolongation de la suspension de fonctions de M. B, professeur de lycée agricole. Cette décision a été retirée par l’administration le 23 mai 2025, rendant sans objet le litige. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon annule un arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mai 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans contre un ressortissant congolais. Le juge estime que la décision méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir examiné la durée de présence et les liens de l'intéressé avec la France. L'Etat est condamné à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la validation d’un échéancier de paiement pour une dette de prime d’activité. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas au tribunal d’accorder des facilités de paiement, mais seulement de se prononcer sur une demande de remise gracieuse, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait une dette de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, et que sa requête ne contenait ni conclusions ni moyens intelligibles. En application des articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait reçu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 août 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par M. A de recours contre des refus de cartes " mobilité inclusion " et de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, a statué sur sa compétence. Il a ordonné la transmission au tribunal judiciaire d'Auxerre des conclusions relatives à la carte " mobilité inclusion " portant les mentions " invalidité " ou " priorité ", en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et du décret n° 2015-233 du 27 février 2015. Le tribunal a réservé le surplus des conclusions, concernant la carte mention " stationnement " et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, pour un jugement ultérieur.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Orange d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du conseil départemental de la Côte-d'Or du 19 décembre 2023 approuvant le nouveau règlement de voirie départemental. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 mai 2025. Par ordonnance du 28 mai 2025, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevables les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que le recours contentieux, formé le 6 mai 2025, était tardif car introduit après l'expiration du délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 611-1, L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le recours gracieux exercé par l'intéressé n'a pas interrompu ce délai. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Litige locatif opposant une locataire à son bailleur social (SEMCODA) suite à une procédure d'expulsion. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de Mme A. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, car les litiges relatifs aux baux conclus avec des organismes de logement social relèvent de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du syndicat intercommunal pour l'aménagement touristique de Beaune et Merceuil (SIVOUBEM) demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 prononçant sa dissolution. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement constaté, sur le fondement de l'article L. 5212-33 du code général des collectivités territoriales, que la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud s'était substituée au syndicat pour la totalité de ses compétences depuis le 1er janvier 2007. Les moyens soulevés par le syndicat, notamment le détournement de procédure, la méconnaissance des principes de sécurité juridique et de non-rétroactivité, ainsi que les erreurs de droit et de fait, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire du 1er avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an, et l’assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’accord franco-algérien, compte tenu de l’entrée irrégulière et récente de l’intéressé et de l’absence de vie familiale stable établie en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du groupement agricole d'exploitation en commun A, qui contestait la décision du préfet de la Côte-d'Or fixant à 20 % le taux de réduction de ses aides communautaires pour la campagne 2022. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que les contrôleurs avaient décliné leur identité et qualité et que le compte rendu de contrôle avait été régulièrement établi. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en retenant un défaut de notification de mouvements d'animaux, et que la pénalité de 20 % était proportionnée au regard de la gravité et du caractère intentionnel des manquements. La décision s'appuie notamment sur les articles D. 615-53 et D. 615-59 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur le règlement délégué (UE) n° 640/2014.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de Saône-et-Loire du 27 mars 2023 ordonnant le transfert des forêts sectionales à la commune d'Ozenay. Le tribunal a d'abord jugé que M. A, dont le domicile est situé dans le bourg et non sur le territoire des sections de commune (constituées uniquement de forêts), ne justifiait pas d'un intérêt à agir, sa requête étant donc irrecevable. Sur le fond, les moyens soulevés ont été écartés : l'arrêté était suffisamment motivé, le transfert partiel des seules forêts sectionales était autorisé par l'article L. 2411-12-1 du code général des collectivités territoriales, et la procédure (paiement des impôts par la commune depuis plus de trois ans, absence de commission syndicale) était régulière. Enfin, le tribunal a estimé que le transfert, opéré dans un but d'intérêt général et sans indemnisation, ne méconnaissait pas l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Côte-d'Or. Le préfet avait motivé sa décision par l'absence de production d'un titre de voyage valide et d'un casier judiciaire étranger, malgré une mise en demeure. Le tribunal a jugé que le défaut de production du titre de voyage, à lui seul, justifiait légalement le classement sans suite, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Il a estimé que M. A n'avait pas démontré avoir informé l'administration de l'impossibilité de fournir ce document, ni justifié de diligences suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la SAS Galien LPS, qui contestait des rappels de TVA, de retenue à la source et des cotisations d'impôt sur les sociétés pour l'année 2018. La société soutenait notamment qu'une indemnité versée à la SAS Teva Santé n'était pas soumise à la TVA car elle ne constituait pas la contrepartie d'une prestation de services. Le tribunal a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions relatives à l'impôt sur les sociétés, aucun supplément d'impôt n'ayant été finalement mis à sa charge. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2021, relatives à une indemnité d’occupation perçue dans le cadre d’une indivision post-communautaire. Après une médiation partielle ayant abouti à un dégrèvement de 10 710 euros, le litige subsistant portait sur un solde de 8 109 euros. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, considérant que l’indemnité d’occupation, bien que constatée dans l’actif à partager, constituait un revenu imposable entre les mains de Mme A, et que l’administration avait correctement appliqué les règles de droit commun, notamment les articles 815-9 du code civil et 14 du code général des impôts. La décision s’appuie sur ces textes ainsi que sur la doctrine administrative invoquée, sans faire droit aux demandes de frais de médiation ou de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par la SARL Jean-Claude Ramonet d’un recours contestant le montant d’une aide octroyée par FranceAgriMer, notamment en raison d’un reclassement contesté de dépenses et d’un calcul erroné de la surface éligible. En cours d’instance, FranceAgriMer a retiré la décision initiale du 30 mars 2023 et a adopté une nouvelle décision le 27 février 2024, accordant un montant d’aide révisé. Le tribunal a constaté que la requête dirigée contre la première décision était devenue sans objet, celle-ci ayant été retirée et remplacée. Il a également rejeté la requête dirigée contre la décision du 27 février 2024, en application des textes applicables, notamment la décision INTV-GPASV-2021-44 de la directrice générale de FranceAgriMer.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante. Mme B soutenait avoir fourni les documents demandés, ce que le préfet n'a pas contesté, et le tribunal a constaté une erreur de fait dans le motif de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative et l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.