12 920 décisions disponibles — page 161/646
Le Tribunal administratif de Dijon annule un arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mai 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans contre un ressortissant congolais. Le juge estime que la décision méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir examiné la durée de présence et les liens de l'intéressé avec la France. L'Etat est condamné à verser 1 000 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant colombien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait pu présenter ses observations lors de son audition. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant un titre de séjour, faute pour M. C de justifier d'une vie commune effective avec son épouse française de plus de six mois. Enfin, la décision d'interdiction de retour n'a pas été considérée comme disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent de son séjour en France.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait au juge d'enjoindre à Voies navigables de France de lui verser des indemnités de fin de contrat. Le tribunal a rappelé que le juge administratif ne peut adresser des injonctions à titre principal à l'administration, sauf dans les cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 20 mars 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois après une conduite sous l’emprise du cannabis (THC). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait une dette de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation, et que sa requête ne contenait ni conclusions ni moyens intelligibles. En application des articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par M. A de recours contre des refus de cartes " mobilité inclusion " et de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, a statué sur sa compétence. Il a ordonné la transmission au tribunal judiciaire d'Auxerre des conclusions relatives à la carte " mobilité inclusion " portant les mentions " invalidité " ou " priorité ", en application de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et du décret n° 2015-233 du 27 février 2015. Le tribunal a réservé le surplus des conclusions, concernant la carte mention " stationnement " et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, pour un jugement ultérieur.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait reçu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 17 août 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Orange d’un recours pour excès de pouvoir contre la délibération du conseil départemental de la Côte-d'Or du 19 décembre 2023 approuvant le nouveau règlement de voirie départemental. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 mai 2025. Par ordonnance du 28 mai 2025, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la validation d’un échéancier de paiement pour une dette de prime d’activité. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas au tribunal d’accorder des facilités de paiement, mais seulement de se prononcer sur une demande de remise gracieuse, ce qui n’était pas le cas en l’espèce. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevables les requêtes de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que le recours contentieux, formé le 6 mai 2025, était tardif car introduit après l'expiration du délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 611-1, L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le recours gracieux exercé par l'intéressé n'a pas interrompu ce délai. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Litige locatif opposant une locataire à son bailleur social (SEMCODA) suite à une procédure d'expulsion. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la requête de Mme A. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, car les litiges relatifs aux baux conclus avec des organismes de logement social relèvent de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examiner l'urgence ou le doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du syndicat intercommunal pour l'aménagement touristique de Beaune et Merceuil (SIVOUBEM) demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 prononçant sa dissolution. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement constaté, sur le fondement de l'article L. 5212-33 du code général des collectivités territoriales, que la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud s'était substituée au syndicat pour la totalité de ses compétences depuis le 1er janvier 2007. Les moyens soulevés par le syndicat, notamment le détournement de procédure, la méconnaissance des principes de sécurité juridique et de non-rétroactivité, ainsi que les erreurs de droit et de fait, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire du 1er avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an, et l’assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, la signataire disposant d’une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’accord franco-algérien, compte tenu de l’entrée irrégulière et récente de l’intéressé et de l’absence de vie familiale stable établie en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 22 août 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A, réfugié de nationalité indéterminée. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en exigeant des pièces d'identité et des actes d'état-civil parentaux impossibles à fournir, compte tenu du statut de réfugié et de l'absence d'état civil dans le pays d'origine du requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un classement sans suite en cas de défaut de production de pièces, mais dont les conditions n'étaient pas remplies en raison de l'impossibilité matérielle pour M. A de satisfaire à cette demande.
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) rejette la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Côte-d'Or, faute d'avoir produit les justificatifs demandés. Le tribunal rappelle que, sur le fondement de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, le défaut de production des pièces dans le délai imparti justifie légalement un tel classement. Il estime que la requérante n'établit pas avoir fourni les documents en temps utile, ses seules pièces produites étant insuffisantes, et qu'il n'appartient pas au juge de se connecter à son espace personnel sur la plateforme numérique pour vérifier ses allégations. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour douze mois. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement et clôt l’affaire sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Côte-d'Or. Le préfet avait motivé sa décision par le défaut de production, dans le délai imparti, du dernier bordereau de versement de son conjoint, malgré une demande de pièces du 29 mai 2024. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, car l’administration dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour classer sans suite une demande en l’absence de production des pièces demandées, sans que la requérante ne justifie d’une impossibilité de respecter le délai. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Côte-d'Or avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante. Mme B soutenait avoir fourni les documents demandés, ce que le préfet n'a pas contesté, et le tribunal a constaté une erreur de fait dans le motif de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative et l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la commune de Château-Chinon (Ville) visant à l’annulation de la délibération du 3 février 2023 de la communauté de communes Morvan Sommets et Grands Lacs, qui prévoyait la conclusion de pactes financiers avec ses communes membres pour 2023-2026. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison d’une ambiguïté sur l’identité de la personne morale requérante, la mention « commune de Château-Chinon (Ville) » ne permettant pas de déterminer si l’action émanait de la commune elle-même ou de son maire, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Retrait de chiens par la commune de Chalon-sur-Saône et placement auprès d'une société protectrice des animaux. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B comme manifestement irrecevable. La requête ne contenait ni exposé de moyens ni conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à une condamnation pécuniaire, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La demande de la commune au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.