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Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par les consorts K d’une demande d’indemnisation après le décès de l’enfant C K, survenu le 9 février 2020 au CHU de Dijon à la suite de complications lors de l’accouchement. Les requérants soutenaient que le déclenchement tardif de l’accouchement constituait une faute médicale engageant la responsabilité de l’établissement. Le tribunal a jugé que le CHU de Dijon avait commis une faute en ne pratiquant pas une césarienne en urgence face à des signes d’anoxo-ischémie fœtale, entraînant une perte de chance d’éviter le décès. Il a condamné l’établissement à verser diverses sommes aux requérants en réparation des préjudices subis par la victime directe et par ses proches, sur le fondement des articles L. 1142-1 et R. 4127-32 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme C, infirmière au centre hospitalier de Nevers, qui contestait le refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome d'épuisement professionnel pour plusieurs périodes entre 2016 et 2019. La requérante demandait l'annulation de cette décision, des injonctions de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service, et une indemnisation de 200 500 euros pour préjudices. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient irrecevables, car elles constituaient en réalité une demande d'exécution d'un précédent jugement du même tribunal rendu le 15 novembre 2022. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision s'inscrit dans le cadre de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme D, agent du ministère de l’éducation nationale, contre le refus du ministre de l’agriculture de lui accorder la protection fonctionnelle. Elle invoquait des faits de harcèlement moral et des propos diffamatoires de la part de sa supérieure hiérarchique. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis, notamment des attestations de collègues, ne permettaient pas de présumer l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral dirigés personnellement contre elle. La décision s’appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Dijon annule le compte-rendu d’entretien professionnel d’une secrétaire générale de l’éducation nationale pour l’année 2021-2022, ainsi que le refus du recteur de le réviser. La juridiction a jugé que l’évaluatrice, en poste depuis seulement quelques semaines sur la période concernée, n’avait pas respecté les règles du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 en ne sollicitant pas d’éléments auprès du précédent supérieur hiérarchique pour apprécier objectivement la valeur professionnelle de l’agent. Le tribunal a enjoint à l’administration de procéder à un nouvel entretien dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, professeur certifié, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de douze mois avec sursis de neuf mois infligée par le ministre de l'éducation nationale pour avoir exercé une activité accessoire rémunérée sans autorisation et pendant des congés de maladie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la partialité du conseil de discipline, jugeant la procédure disciplinaire hors du champ de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également rejeté le moyen fondé sur le défaut d'information du droit de se taire, en application du principe découlant de l'article 9 de la Déclaration de 1789, considérant que la procédure était régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à la CAF de la Côte-d’Or concernant un indu de prime d’activité de 1 034,37 euros pour la période de juin à novembre 2022. La requérante contestait le bien-fondé de l’indu et sollicitait une remise gracieuse, invoquant une insuffisance de motivation et une erreur d’appréciation. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé que la décision de la commission de recours amiable se substitue à la décision initiale et qu’il lui appartient d’apprécier la régularité et le bien-fondé de la récupération de l’indu, ainsi que d’examiner la demande de remise gracieuse au regard de la bonne foi et de la précarité du débiteur. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement s’appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. D, technicien supérieur, contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) de 320 euros pour 2022. Le requérant soutenait que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a annulé la décision du directeur départemental des territoires de la Nièvre, estimant que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en qualifiant sa manière de servir de "à développer/à consolider", alors que son évaluation professionnelle pour 2021 était "très bon". La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et la note de gestion ministérielle du 26 juillet 2022, qui lient le montant du CIA à l'évaluation professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant de l'autoriser à résider en France au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé inopérants les moyens relatifs à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à l'erreur manifeste d'appréciation, car le préfet s'était limité à rejeter la demande d'asile sans examiner d'autres motifs de séjour. La solution retenue est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'office du préfet en matière de refus de séjour au titre de l'asile.
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut d'examen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a mis à la charge de M. A une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société Entreprise Lapied d’un litige l’opposant à la commune de Saint-Père suite à la résiliation du lot n°2 « gros œuvre » d’un marché de construction d’une boucherie. La société requérante demandait, à titre principal, la reprise des relations contractuelles et une indemnisation, et à titre subsidiaire, une indemnité pour résiliation injustifiée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que la résiliation à ses torts était justifiée en raison de son refus non fondé d’exécuter les travaux. Par ailleurs, il a fait droit à la demande reconventionnelle de la commune en la condamnant à lui verser une somme de 103 469,84 euros au titre des préjudices subis, sur le fondement des principes régissant la responsabilité contractuelle et des stipulations du CCAG-TB.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D, technicienne supérieure en chef du développement durable, contestant le montant de son indemnité dans le cadre de la bascule vers le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) pour l'année 2021. La juridiction a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'arrêté du 5 novembre 2021, en fixant l'indemnité à 8 615,18 euros, incluant un gain minimum de 200 euros. La décision attaquée n'est donc pas entachée d'erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal a rejeté sa demande comme tardive, constatant que le requérant avait eu connaissance de la décision implicite de rejet née le 5 octobre 2023, mais n'avait saisi le tribunal que le 18 juillet 2024, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. Cette solution a été retenue en application des articles R. 421-2 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du principe de sécurité juridique.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 11 073,24 euros. La requérante soulevait des moyens de forme (incompétence, insuffisance de motivation) et de fond (vice de procédure, erreur de droit). Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure de contrôle et de recouvrement était régulière au regard du code de l'action sociale et des familles. Il a également estimé que l'indu était fondé sur des omissions déclaratives de ressources et a refusé la remise gracieuse totale, compte tenu de la situation de l'intéressée mais aussi de la nécessité de préserver les deniers publics.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, technicien supérieur, qui contestait le montant de son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, fixé avec un coefficient de modulation de 0,95. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une violation du principe d'égalité de traitement. La juridiction a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant notamment sur le décret n°2003-799 du 25 août 2003 et le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs à la modulation individuelle de l'ISS.
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en plein contentieux par la société Romy, a examiné la légalité de la convention d’autorisation d’occupation temporaire du domaine public attribuée à M. D pour l’exploitation d’un manège. La requérante soutenait que le contrat relevait d’une concession de service public et que la procédure de sélection était entachée d’irrégularités, notamment une erreur de droit dans l’application des critères de notation et une méconnaissance du principe d’impartialité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que la convention était une simple autorisation d’occupation domaniale et que la commune n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation ou de résiliation du contrat ainsi que la demande indemnitaire de la société Romy.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 14 mai 2024 du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions routières. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de notification des décisions de retrait de points, cette notification n'affectant pas la légalité de la procédure. Concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, notamment par le paiement des amendes forfaitaires majorées par M. A. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or du 12 août 2024 retirant son titre de séjour et prononçant son expulsion. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de procédure contradictoire, la méconnaissance du droit d’être entendu, et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code des relations entre le public et l’administration, et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire, notamment pour des infractions commises entre 2014 et 2024. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions relatives à l’infraction de 2014, la décision de retrait ayant été régulièrement notifiée par lettre recommandée “48 N” le 4 juillet 2015, rendant le recours tardif. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que la formalité substantielle avait été accomplie. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire d'avertissement qui lui avait été infligée. Le requérant soulevait plusieurs vices de procédure, notamment l'absence de délégation de l'autorité de poursuite et la composition irrégulière de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulièrement publiée et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, en particulier les articles R. 234-1 et R. 234-14.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (compétence et motivation) et a jugé que l'article L. 435-1 du CESEDA ne s'applique pas aux Algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968. Il a estimé que la durée de séjour et l'activité professionnelle de l'intéressé ne constituaient pas des motifs exceptionnels ou des circonstances humanitaires justifiant une régularisation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.